Le circuit équivalent dit de KLM est utilisé dans la simulation de transducteurs piézoélectriques, qu'il s'agisse de transducteurs ultrasonores ou de filtres à ondes de volume par exemple.

Il doit son nom aux trois coauteurs de la publication originale remontant à 1970 : Krimholtz, Leedom and Matthae. Il s'appuie sur la théorie des lignes de transmission et sur l'analogie électro-mécanique. L'autre schéma largement utilisé est le circuit équivalent de Mason, les deux présentant nombre de ressemblances.

Schéma d'une couche piézoélectrique

Le schéma présente trois ports : un port électrique, dont les deux terminaux correspondent aux deux électrodes placées sur les faces de la couche piézoélectrique, et deux ports mécaniques, qui, par le biais de l'analogie électro-mécanique, représentent la force et la vitesse sur chaque face.

Les termes utilisés pour construire le schéma sont les suivants : Géométrie : la surface de la couche (en m) son épaisseur (m) Propriétés du matériau : la rigidité du matériau dans l'axe 3 : (en ) ; la permittivité relative à déformation constante : (adimensionnelle) la constante piézoélectrique : (). la masse volumique : (). la célérité dans l'épaisseur : l'impédance mécanique : l'impédance mécanique appliquée sur les deux faces : , (gauche et droite) la fréquence angulaire (s) le nombre d'onde Termes du schéma : Capacité électrique statique : coefficient de transformation Les impédances ramenées : A gauche : A droite : Le terme de réactance

Oscillateur libre

Dans le cas où la couche piézoélectrique est « dans le vide », les deux ports mécaniques sont libres (pression nulle). On a donc .

Il en ressort que

L'impédance vue du port électrique vaut alors :

Soit en remplaçant les termes par leur expression respective :

On peut alors factoriser l'expression de la capacité et remplacer par son expression :

On pose le coefficient de couplage électromécanique du mode épaisseur , qu'il ne faut pas confondre avec le :

Par remplacement :

On identifie et on factorise :

Par remplacement :

D'où finalement :

.

Cette expression, qui est la même qu'en utilisant le circuit équivalent de Mason est notamment utile pour déterminer les propriétés piézoélectriques du matériau par problème inverse, l'impédance électrique étant facile à mesurer expérimentalement.

La résonance se manifeste pour :

Prise en compte des pertes

Dans l'expression ci-dessus, l'impédance est purement imaginaire (il n'y a donc aucune dissipation d'énergie) et diverge à la résonance. Cette situation n'est évidemment pas physique, et se résout en prenant en compte les pertes. Les pertes mécaniques se manifestent en ajoutant une petite partie imaginaire au . De même, on ajoute une partie imaginaire au pour représenter les pertes diélectriques, et au pour les pertes intrinsèques à l'effet piézoélectrique.

On représente ici l'impédance électrique réduite d'une plaque piézoélectrique libre, résonant dans son mode épaisseur, conformément à l'équation ci-dessus. En bleu, le modèle ne comprend pas de pertes, en vert, on a ajouté un taux de pertes de 1 %. La fréquence est réduite, c'est-à-dire que la fréquence correspondance à la résonance est ramenée à 1. De même, la valeur de l'impédance est normalisée.

Impédance électrique réduite

Références

Catégorie:Transducteur