vignette|upright=1.5|Carte du trajet du Jeanne-Elisabeth (en rouge).

Le Jeanne-Elisabeth, nom francisé de Johanna Elisabeth, est un brick de commerce suédois parti du port de Stockholm en , qui fit naufrage le au large de Maguelone (Hérault). Histoire L'histoire du bateau est très précisément connue grâce aux douze années de fouilles du site par le DRASSM, et aux recherches qui ont été menées dans différents dépôts d'archives en Suède ou en France.

Par l'ampleur du mobilier que le site a livré, la Jeanne-Elisabeth est à ce jour l'épave la plus significative et la plus riche en informations historiques de la Méditerranée du nord pour la période moderne.

Construction et début d'activité Le navire est construit à Wolgast, mais ne débutera son voyage qu'à Stockholm qu'il quitte à la fin du mois de . Ses dimensions sont assez larges pour un navire de ce type avec une longueur de , de largeur et de hauteur.

Naufrage Le , le navire alors en route pour Marseille avec 11 membres d'équipage, dont le capitaine, et 10 passagers, fait naufrage au large de Maguelone. Son capitaine Anders Knape Hansson n'ayant pu ou ayant choisi de ne pas s'abriter dans la rade de Sète. Couché par le vent, le navire chavire à du rivage, en face de la cathédrale de Villeneuve-lès-Maguelone. Deux personnes trouvent la mort dans le naufrage et le navire qui avait quitté Cadix deux semaines auparavant les cales pleines de denrées de valeur (blé, produits exotiques et pièces de monnaie) est perdu avec sa cargaison malgré une tentative de renflouement.

Cargaison vignette|Tas de piastres, musée de l’Éphèbe, 2019. Au moment de son naufrage, le Jeanne-Elisabeth transportait () de blé, du tabac, du vin, des bases pour colorants (cochenille et indigo) et piastres d'argent (soit environ d'argent en pièces de monnaie) qui étaient acheminées en secret à des banquiers suisses, dissimulées dans des sacs cachés dans le blé.

Pillage En 2015 s'ouvre le procès de sept personnes accusées d'avoir récupéré et vendu des de l'épave, soit environ de pièces d'argent, pour un montant total de l'ordre de . La partie civile évalue le préjudice de l’État à . En appel, le présumé instigateur est condamné à quatre ans de prison, dont deux avec sursis. Avec ses complices il est également contraint de payer à l’État pour les dégâts causés à l’épave.

Exposition vignette|Instruments de navigation, musée de l’Éphèbe, 2019. D’ à une exposition est consacrée à l'histoire et au voyage de ce bateau au Musée de l'Éphèbe au Cap d'Agde, intitulée « Fortune à bord ! Chronique de la Jeanne-Elisabeth ». L'exposition présente plus de 500 artefacts, dont une partie du trésor monétaire ainsi que des objets de la vie à bord (céramiques, vaisselle d'étain, outils du charpentier de marine, effets personnels), des armes ou encore des instruments de navigation et de gréement . Elle est accompagnée d'un film produit par Marc Azéma (L'odyssée de la Jeanne-Elisabeth), ainsi que de dessins de Jean-Michel Arroyo et Jean-Marie Gassend.

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Références

Bibliographie Jérôme Jambu, Le trésor d’argent de la Jeanne-Elisabeth (1755). Un regard sur le commerce des piastres au milieu du XVIIIe siècle, Trésors monétaires XXVIII, 2019, p. 89-178. Marine Jaouen et Bertrand Ducourau (dir.), Fortune à bord ! : chronique de la Jeanne-Élisabeth, Éditions midi-pyrénéennes, 2021, 163 p. .

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