Patrick J. (« Pat ») Michaels (né le et mort le Patrick Michaels, outspoken climate change contrarian, dies at 72) est un climatologue américain. Professeur de recherche en sciences de l'environnement à l'Université de Virginie jusqu'en 2007, il avait commencé à y travailler depuis 1980. Il était par ailleurs engagé politiquement au sein du Cato Institute jusqu'au printemps 2019.

Sceptique sur la question du réchauffement climatique, il a été président de l'Association américaine des climatologues d'État. De nombreuses polémiques sur des sources de financement liées à des entreprises du secteur de l'énergie (utilisant des énergies fossiles) ont éclaté, avec des sommes versées par ces entreprises à destination de Patrick Michaels se chiffrant jusqu'à .

Il a par ailleurs écrit de nombreux ouvrages et articles sur le changement climatique, notamment Sound and Fury : La science et la politique du réchauffement planétaire (1992), Les gaz sataniques (2000) et Meltdown : La distorsion prévisible du réchauffement planétaire réalisée par des scientifiques, des politiciens, et les médias (2004). Il est également co-auteur de Climate of Extremes : une science du réchauffement de la planète qu'ils ne veulent pas que vous sachiez (2009). Le point de vue de Michaels, comme indiqué dans un article de 2002 de la revue Climate Research, est que la planète verra pour la période 1990 à 2100 (cette valeur étant bien inférieure aux prévisions moyennes du GIEC).

Parcours universitaire Patrick Michaels obtient une licence en biologie en 1971 puis un master en biologie en 1975 à l'Université de Chicago. En 1979, il obtient un doctorat en climatologie écologique de l'Université du Wisconsin à Madison. Son sujet de thèse était intitulé Anomalies atmosphériques et rendements des cultures en Amérique du Nord.

Financement par des lobbies du secteur de l'énergie Le , ABC News rapporte qu'une coopérative du secteur énergétique du Colorado, l'Intermountain Rural Electric Association, a versé un montant de sur le compte de Patrick Michaels. Associated Press précise que ce versement a été effectué après que Patrick Michaels ait , et note que la coopérative a un intérêt économique évident à s'opposer aux restrictions sur les émissions de dioxyde de carbone, ce qui représente une situation claire de conflits d'intérêts.

Patrick Michaels affirma sur CNN que 40 % de ses financements provenaient de l'industrie pétrolière. D'après l'enquête de Fred Pearce, les lobbies des énergies fossiles ont financé les travaux de Patrick Michaels, notamment le World Climate Report, publié chaque année depuis 1994, ainsi que son entreprise militante de consulting scientifique, nommée New Hope Environmental Services.

Un autre article publié en 2005 dans le Seattle Times rapporte un nouveau versement à hauteur de reçu par Patrick Michaels de la part d'entreprises du secteur de l'énergie, cet argent provenant notamment de l'industrie du charbon, en vue de permettre l'édition de son propre journal sur le climat.

Prises de positions sur la question du réchauffement climatique Patrick Michaels dit qu'il ne conteste pas les principes scientifiques de base selon lesquels les gaz à effet de serre participent au phénomène de réchauffement climatique et le fait que les températures moyennes sur Terre ait augmenté au cours de ces dernières décennies. Il est toutefois classé parmi les climatosceptiques et est décrit par Michael E. Mann comme . Effectivement, les positions défendues par Michaels sont celles présentant le réchauffement climatique comme mineur, non catastrophique, et même bénéfique..

Michaels écrit dans le journal économique The Wall Street Journal en 2008 :

En 2002, un article publié dans le journal Climate Research par Patrick Michaels et trois autres universitaires prédit entre 1990 et 2100, et fait remarquer dans ce même article que . Il fait valoir que le système de rétroaction climatologique impliquant les tendances actuelles du réchauffement était plus faible que ce qui était généralement affirmé, aboutissant à une conclusion qui différencie son point de vue de celui des estimations du GIEC.

En 2009, Michaels a rédigé un rapport pour un think tank libéral (le Cato Institute) selon lequel il affirme que .

En 2018, Patrick Michaels se rend sur le plateau de Fox News, et y déclare que . Climate Feedback, un site Web vérifiant les faits scientifiques portant sur les changements climatiques, a écrit à propos de l'affirmation de Michaels qu'.

Publications

Patrick Michaels est l'auteur de plusieurs livres, dont : Sound and Fury: The Science and Politics of Global Warming (1992), Satanic Gases (2002), Meltdown: The Predictable Distortion of Global Warming by Scientists, Politicians and the Media (2004), publié par le Cato Institute, et Shattered Consensus: The True State of Global Warming (2005).

Ses travaux ont été publiés dans des journaux scientifiques de renom, tels que Climate Research, Climatic Change, Geophysical Research Letters, Journal of Climate, Nature, ou encore Science, ainsi que dans de grands organes de presse tels que le Washington Post, le Washington Times, le Los Angeles Times, USA Today, Houston Chronicle, et le Journal of Commerce.

Documents scientifiques et commentaires techniques

" Prévisions de température révisées pour le 21e siècle ", Patrick J. Michaels, Paul C. Knappenberger, Oliver W. Frauenfeld et Robert E. Davis, Climate Research, vol. 23: 1-9, 2002.

Livres

Références

Liens externes Profil du rédacteur en chef, World Climate Report Biographie, Université de Virginie Biographie, Cato Institute

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