Niagassola (ou Nyagassola) est une ville et une sous-préfecture de Guinée, rattachée à la préfecture de Siguiri et la région de Siguiri. Elle est située à proximité de la frontière avec le Mali, à de la commune urbaine de Siguiri.

Culture et patrimoine

Berceau du balafon sacré, le Sosso BalaMohamed Moro Sacko, « Niagassola/Siguiri : une localité aux fabuleux potentiels touristiques à l’abandon », guineenews.org, 25 septembre 2018 , inscrit en 2008 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité« L’espace culturel du Sosso-Bala », UNESCO . Géographie

Sa superficie est de Relief Niagassola se trouve au sud de Kita (Mali), à la limite méridionale des monts MandingueDjibril Tamsir Niane, « Histoire et tradition historique du Manding », Présence africaine, 1974, , , , à une altitude de . Elle est dominée par le mont Fodola au nord-est et par le Niagassolakourou au sud.

Climat Niagassola possède un climat désertique de type BWh selon la classification de Köppen, avec une température annuelle moyenne de et des précipitations d'environ par an.

Population En 2016, le nombre d'habitants est estimé à , à partir d'une extrapolation officielle du recensement de 2014 qui en avait dénombré République de Guinée, Institut national de la statistique, Annuaire statistique 2016, .

Le , les résultats du recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4) de 2025 ont révélé que, depuis 2016, la population de la sous-préfecture de Niagassola a connu une augmentation. Elle est désormais estimée à 39 290 habitants, dont 20 040 hommes, soit 51,0 %, et 19242 femmes, soit 49,0.

Histoire Niagassola est un village relativement récent, fondé au milieu du par les Peuls du clan Niagasso.

Tourisme vignette|El Hadji Sékou Kouyaté jouant du Sosso Bala lors d'une cérémonie (2017). Niagassola détient quelques atouts touristiques naturels, tels que la grotte du fondateur du village, la chute de Mali Toubab et ses poissons ou la chute des chauves-souris, ainsi que plusieurs vestiges historiques.

Le fort de Niagassola, dit « fort Gallieni » a été construit sur un promontoire rocheux après le traité de 1884. C'était en 1885 le plus méridional des cinq postes fortifiés du Soudan français« Défense et Mémoire : rénovation des cimetières de fort Gallieni à Niagassola », Ambassade de France à Conakry. . Il se présente sous la forme d’une enceinte maçonnée rectangulaire d’environ sur 150, bordée au nord par un fossé d'une profondeur de . Le mur d’enceinte relie des postes de défense carrés, percés de meurtrières. En ruines, ces vestiges sont envahis par la végétation, mais deux cimetières (français et musulman) sont régulièrement entretenus par la mission militaire. Dans le cimetière européen, on dénombre 24 tombes (dont des officiers indigènes) et dans le cimetière des tirailleurs, 4 tombes.

En 2018 le gouvernement guinéen lance la construction d'un musée pour la conservation et la valorisation du sosobala, avec l’objectif de faire de Niagassola une destination touristique à dimension internationale« Siguiri : Un Musée à Niagassola pour la conservation et la valorisation de ‘’Sosobala’’ », ramatoulaye.com, 7 septembre 2018 .

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Ville en Guinée Catégorie:Sous-préfecture en Guinée