Cette liste regroupe les familles - dont certaines sont toujours représentées - qui furent anoblies et/ou titrées, ou encore maintenues, confirmées, reconnues nobles, au .

Elle traite dans cet ensemble les familles dont un ou plusieurs membres reçurent un ou des titres héréditaires au cours de ce siècle, même sans anoblissement. La situation de ces derniers ne fait pas l’objet d’un consensus, certains auteurs les classant parmi la noblesse, d’autres non du fait de l’absence d’anoblissement. En effet, n’a jamais anobli mais a distribué des titres à caractère honorifique. Quant aux rois Louis XVIII et Charles X, il y eut des octrois de titres quelques rares fois avec anoblissement (dans ce cas le titre de noble avec l'autorisation de se qualifier écuyer était octroyé en même temps que le titre, cette noblesse se transmettant immédiatement à tous les enfants et non de mâle en mâle par ordre de primogéniture), mais le plus souvent sans anoblissement.

Repères historiques Les nobiliaires contemporains considèrent ces familles comme appartenant à la noblesse française. Il n'y a toutefois pas consensus entre les auteurs sur cette appréciation, hormis envers les familles ayant été anoblies (et non simplement titrées) à l'époque de la RestaurationSur ce thème nous renvoyons aux travaux de Philippe du Puy de Clinchamps et à ceux d'Alain Texier. (1814-1815 et 1815-1830).

Les personnes ayant reçu un titre sous le Empire, sont considérées par la charte de 1814 et la charte de 1830 comme formant la « Nouvelle Noblesse » : « la noblesse ancienne reprend ses titres, la nouvelle conserve les siens. Le roi fait des nobles à volonté ; mais il ne leur accorde que des rangs et des honneurs, sans aucune exemption des charges et des devoirs de la société ». Il est important de souligner qu'à ce sujet l'empereur Napoléon Ier n'a accordé que des titres (ce que l'historiographie contemporaine désigne comme la noblesse d'Empire) et non la noblesse (qui avait été abolie le ). Quant à ceux accordés par les rois Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe Ier, et par l'empereur Napoléon III, dernier souverain français, des auteurs considèrent que parmi ceux-cititres de carnaval comme aimait d'ailleurs les moquer le roi Louis XVIII. il y en eut qui furent sans noblesse attachée et qui ainsi ne doivent pas être confondus avec la noblesse. Pour ces auteurs, durant ce siècle, il y eut une claire distinction entre la noblesse et l'octroi d'un titre (http://www.archives-judiciaires.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10774&ssrubrique=10827&article=14899), ce dernier n'étant porté que par une seule personne par génération, le titulaire, et, après lui, par ses descendants mâles en ordre de primogénitureConsulter, notamment, les travaux de Philippe du Puy de Clinchamps publiés dans le Que sais-je ? () de 1959 consacré à La Noblesse et ceux d'Alain Texier dans son ouvrage Qu'est-ce que la noblesse ? publié en 1995.Voir aussi, pour plus détails, l'ouvrage d'Alain Texier, Qu'est-ce que la noblesse ?, éditions Tallandier, 1995..

Philippe du Puy de Clinchamps écrit : « Délaissant les titres de fonction de l'Empire, Louis XVIII rétablissait l'anoblissement sans que celui-ci soit obligatoirement lié à l'octroi d'un titre. C'était revenir à la coutume ancienne qui faisait deux choses totalement différentes de la qualité noble et du titre de dignité. La jurisprudence de ces lettres de noblesse reprenait celle de la vieille monarchie par l'intermédiaire de la commission du Sceau reconduite par le roi : lettres patentes, règlement d'armoiries, enregistrement des lettres et finance pour les droits de chancellerie »Philippe du Puy de Clinchamps, La Noblesse, , numéro 830, 1959, page 83..

Ne sont indiqués dans cette liste que les titres dits « authentiques », c'est-à-dire les titres héréditaires fondés sur un acte officiel de création ou de reconnaissance d'un souverain français, et régulièrement transmis à partir du premier titulaire jusqu'à nos jours selon leurs règles particulières de dévolution. En 2007, Régis Valette recensait 486 titres subsistants du Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2007..

Du temps où la noblesse existe au cours de ce siècle, Philippe du Puy de Clinchamps écrit qu'elle est une noblesse décorativePhilippe du Puy de Clinchamps, La Noblesse, (), PUF, 1959, page 73., elle ne comporte ni devoirs, ni droits, ni privilèges : « sans aucune exemption des charges et devoirs de la société »..

Alain Texier, prenant en compte la société sous le règne du roi Louis XVIII, qualifie la situation faite alors aux nobles « d'ordre purement fictif » (la société n'est plus divisée en ordres)..

Enfin la date d'abolition de la noblesse en tant qu'ordre, ou corps légal et juridique, n'est pas non plus consensuelle, des auteurs la placent en 1848, d'autres en 1870.

Liste alphabétique des familles

A Aboville (d'), (maintenue noble en 1666), Empire, baron en 1808 confirmé en 1815. Alefsen de Boisredon., (charge inachevée au ), Restauration, baron 1822, Danemark, Bordelais. Allemagne (d') olim Dallemagne., Empire, baron en 1813 pour la branche de Bugey. Alton (d')., Empire, baron en 1809, comte en 1860, Irlande, Ile-de-FranceJougla, t.1, , .. Ameil., Empire, baron en 1810Bulletin de la Société d'émulation du Bourbonnais (Année 1908)., Cusset en Bourbonnais. Angleys., baron en 1842 par le roi de Sardaigne, SavoieForas, 1910, tome 1, .. Arminjon, anoblissement 1835 ou 1842 selon Valette, Savoie. Arnous-Rivière, Restauration, baron en 1828, Bretagne. //Jean-Joseph Arnous-Rivière, anobli et créé baron héréditaire le 21 août 1828. (La Messelière-//T-1.) (famille éteinte en ligne masculine). Asselin de Williencourt., chevalier d'Empire en 1810, confirmé en 1863 par Napoléon IIIChevalier d'Empire par décret du 15/8/1809, confirmé par LP du 22/10/1810. [AN, BB/29/968, page 69] https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/mm/media/download/FRCHANBB_A0968069_L-medium.jpg Les LP instituantes donnaient jusqu'à la troisième génération pour obtenir confirmation du titre. Ce qui fut donc le cas pour la troisième génération. La deuxième génération n'a pas rempli l'obligation, mais Napoléon III n'en a pas tenu rigueur, l'avis du Conseil du Sceau des Titres ayant été favorable [AN, BB/29/991, page 165] « Confirmation du titre de chevalier, à Alfred Paul Domitien Adolphe Asselin de Williencourt. Les Tuileries (11 mars 1863). » https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/mm/media/download/FRCHANBB_A0991165_L-medium.jpg. et Vicomte Albert Révérend, Armorial du Empire, tome I, Titres et confirmations de titres et État de la noblesse française subsistante, vol 38., Artois. Astier de la Vigerie (d')., monarchie de Juillet, baron en 1840 (), Vivarais. Aubriot de La Palme.., comte en 1839, Savoie. Auvray., Empire, baron en 1810, Perche puis Aunis et Touraine. Avout (d'), famille de noblesse d'Ancien Régime titrée sous le Premier Empire, prince, duc, baron, Bourgogne Aymé de La Chevrelière., Empire, baron en 1811, Melle en Poitou.

B Bacot de Romand, Restauration, baron par ordonnance du , Touraine (une branche demeurée non noble subsiste). Balland, Empire, baron en 1810, Dijon (famille éteinte en ligne masculine). Titre relevé de leur propre chef par les Guillibert. Barbier d'Aucourt., Restauration, anobli en 1819, Ile-de-France (famille éteinte en ligne masculine). Barbier du Doré. (charge inachevée au ), Restauration, anobli en 1819, Nantesname="SH110"" / " Jacques-René Barbier du Doré, chef de division des armées catholiques et royales de l'ouest, colonel, chevalier de Saint-Louis, anobli le 28 mars 1818". (H. Frotier de La Messelière. Les Filiations Bretonnes. P-91/T-1).. Barbier Lalobe de Felcourt. (olim Barbier de Lalobe de Felcourt) (président trésorier général de France en Champagne 1741-1765 et 1765-1790), Restauration, maintenues de noblesse en 1816 et 1829, Champagne. Barrès du Molard (de), Restauration, vicomte héréditaire du , Languedoc, Vivarais (famille éteinte en ligne masculine au ). Barthélémy de Saizieu., Empire, baron en 1811, Aubagne en Provence. Bastier de Bez de Villars. (charge inachevée au ), Restauration, baron en 1825, Gard (Le Vigan)Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, page 37.. Baude., Empire, baron en 1810Jules Villain, La France moderne, Drôme et Ardèche, Valence en Dauphiné (famille éteinte en ligne masculine). Baudelet de Livois. (charge inachevée au ), Restauration, baron en 1829, Artois Beaud de Brive., Restauration, anobli en 1816, Velay (Le Puy). Beausacq (de)., Restauration, anobli en 1819, Picardie (Amiens). Béchade (de)., Restauration, anobli en 1825, Bordeaux. Bégoüen., Second Empire, comte en 1861, Le Havre et Bordeaux. Behaghel, Restauration, anobli en 1822, Flandres (anoblissement seulement pour deux rameaux appartenant à la branche aînée).. Belenet (de) (anobli par office de secrétaire du roi en 1759), confirmation de noblesse en 1826 Belin de Chantemele., Restauration, anobli en 1824, Maine. Bellomayre (de)., Restauration, anobli en 1829, Languedoc. BergeBerge., chevalier d'Empire en 1810, baron en 1816, Languedoc, Roussillon. Bernadotte , baron de l’Empire le 18 août 1810 (éteint), Prince et duc de Pontecorvo en 1806. Prince héréditaire de Suède en 1810. Roi de Suède et de Norvège en 1818, Béarn. Bernard de Dompsure, Restauration, anobli en 1816, Franche-Comté. Bernard-DutreilBernard-Dutreil., Restauration, anobli en 1814, MaineRégis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2007, . Bernard de Saint-AffriqueBernard de Saint-Affrique., Restauration, anobli en 1819, Valleraugue dans les Cévennes, puis Saint-Affrique en Rouergue. Bernardi de Valernes (de)Bernardi de Valernes (de)., Restauration, anobli en 1815, Avignon en Comtat Venaissin. Bernon (de)Bernon (de). (charge inachevée au ), Restauration, baron en 1818, DauphinéRégis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2007, .. Berthier (anoblie en 1763), Empire et Restauration, titres de prince de Wagram (1809), comte et baron (1809 et 1811), duc (1817) éteints, vicomte (1821) subsistant, Champagne et Bourgogne. Bessières, Empire, duc d'Istrie (1809), Quercy (éteint) Blanc de Lanautte d'Hauterive, Restauration, comte en 1822 et 1828 (sur réversion), Dauphiné (Gap)Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2002, page 43.. (famille éteinte) Blondin de Saint-HilaireBlondin de Saint-Hilaire. (charge inachevée au ), Restauration, anobli en 1817, Picardie (Abbeville). Bocquillon Liger-BelairBocquillon Liger-Belair., Restauration, comte (sur réversion) en 1825, Bourgogne. Bodard de la Jacopière (de)t.V. Blo-Bou. - 1906, (lire en ligne).Didacus ou Diégo-Antoine-Jérome-Marius de Bodard, seigneur de La Jacopière, en Craon, capitaine dans la garde royale, chevalier de la Légion d'Honneur, anobli le 28 juin 1821 (, )., Restauration, anobli en 1821, Anjou. Bonaparte, (reconnus noble le 13 septembre 1771 par arrêt du Conseil Supérieur de l’Isle de Corse) Napoléon empereur des français (1804-1814) Bonnet de Viller (de)Bonnet de Viller (de)., (famille de noblesse d'Ancien Régime) chevalier d'Empire 1810, Normandie. Bottée de ToulmonBottée de Toulmon., Restauration, chevalier en 1815, Hainaut. Bouët-WillaumezBouët-Willaumez., Monarchie de Juillet, comte en 1845 (sur réversion), BretagneLouis-Édouard Bouët-Willaumetz, confirmé dans le titre de comte B.W.le 18 octobre 1845, gouverneur du Sénégal en 1843, vice-amiral, sénateur de l'Empire en 1865, Grand'Croix de la Légion d'honneur en 1868. (La Messelière.T-I/.). Boulay de La MeurtheBoulay de La Meurthe., comte d'Empire par L.P. du , Lorraine. (subsistance en ligne féminine) Bourayne (de)Bourayne (de)., baron d'Empire , confirmé le par Louis XVIII, Beauce, Bretagne (Finistère). Bourdieu (du) (alias Dubourdieu)Dubourdieu., Second Empire, baron par L.P. du , Vitré en Bretagne.