Gérard Jean-Baptiste II Scotin ou Gérard Jean-Baptiste Scotin le jeune (1698 - vers 1755) est un graveur français, lié à la dynastie des Scotin, graveurs depuis le début du siècle.
Actif à Londres, il exerça en société avec William Hogarth.
Biographie
Né à Paris le , son père est le graveur Gérard Jean-Baptiste I Scotin (dit « l'aîné », 1671-1716), avec lequel on ne doit pas le confondre, lequel est par ailleurs frère d'une autre graveur, Jean-Baptiste Scotin. Sa mère s'appelle Marguerite Michez. Il est sans doute très jeune devenu l'apprenti de son père.
Vers 1720-1722, il travaille à la gravure de divers plans et cartographiesPar exemple, Plan de la Ville de Rheims par le Sr. Daudet, Paris : De Mortain, le Octobre 1722, Catalogue général de la BNF..
En , la Veuve Chéreau, marchande d'estampes à Paris, fait annoncer dans le Mercure de France , Chori deliciæ ou les plaisirs du bal« Les plaisirs du bal », sur data.bnf.fr.. Il traduira en effet de nombreux autres tableaux du même Watteau, et également, selon Émile Dacier, des œuvres de Nicolas Lancret, Jean-Baptiste Pater, François BoucherÉmile Dacier, La Gravure française, Larousse, collection « Arts, styles et techniques », , ..
Quant, au printemps 1743, William Hogarth lance une souscription pour une série de gravures intitulées Marriage A-la-Mode, il entend faire appel aux « maîtres de Paris », soit les meilleurs graveurs français pour l'y aider. La dégradation des relations politiques entre l'Angleterre et la France, font qu'Hogarth va contacter trois graveurs français déjà installés à Londres : Bernard Baron, Simon François Ravenet et Scotin. Ceux-ci exécutèrent une partie des six gravures que compte la série, Hogarth se contentant de graver les têtes des personnages. Il est possible que Scotin ait travaillé sur La Carrière d'un libertin (1734-1735), ce qui signifierait qu'il était déjà à Londres dix ans plus tôt« Le Mariage à la mode » [notice n° 78], par Christine Ridding, dans William Hogarth, Paris, Hazan/Musée du Louvre éditions, 2006, , ., ce que semble confirmer sa longue collaboration avec Hubert-François Gravelot.
En effet, de 1733 à 1745, plusieurs ouvrages de librairies contenant des illustrations de Gravelot, également installé dans cette ville, sont traduites en gravure par Scotin ; livres auxquels s'ajoutent plusieurs planches dessinées par le même Gravelot.
On perd sa trace après 1755.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie .
Liens externes
Catégorie:Naissance à Paris au XVIIe siècle Catégorie:Graveur français du XVIIIe siècle Catégorie:Graveur en taille-douce Catégorie:Naissance en septembre 1698 Catégorie:Décès en 1755