Achille-Nicolas Isnard (Paris, 1748 - Lyon, - Note. L'acte a été rédigé le sept ventôse an onze (26 février 1803) et il est mort hier matin. On mentionne qu'il était âgé de 54 ans et qu'il est originaire de Paris.) est un économiste et un ingénieur des Ponts et Chaussées français. Il est connu pour sa ferme désapprobation de la théorie physiocratiqueHeinz D. Kurz, Neri Salvadori. Classical Economics and Modern Theory : Studies in Long-Period Analysis. 2005, p. 45 et pour ses premières contributions à l'économie mathématiqueRichard Van Den Berg. At the Origins of Mathematical Economics: The Economics of A.N. Isnard (1748-1803). Routledge, 19 dec. 2005..
Biographie
Jeunesse et études Achille-Nicolas Isnard est né à ParisSelon les sources les plus probables. Certaines mentionnent Carcassonne et la date de sa naissance s’avère tout aussi élusive. Voir .. Il étudie d'abord les mathématiques, le dessin de cartes et la fortificationVan Den Berg (2005, 9), avant de fréquenter l'École des ponts et chaussées, de 1767 à 1773.
Parcours professionnel En 1775, il commence sa carrière d'assistant ingénieur à ArboisVan Den Berg (2005, 11). Il est ensuite ingénieur à Évreux, au Havre (de 1791 à 1794) et à Carcassonne. Plus tard, il est employé comme ingénieur aux Ponts et Chaussées de Paris Robert Fox, Technological Change : Methods and Themes in the History of Technology, 2012, .
En 1781, à , Isnard publie anonymement son Traité des richesses, en deux volumes chez l'éditeur londonien François Grasset. Plus tard, en 1801, il publia ses , sous son propre nom à Paris. La première considération est dirigée contre la théorie du produit net et de la taxe unique de François Quesnay ; Isnard ne mentionne pas Adam Smith, bien que partageant généralement l'opinion de ce dernier sur l'origine de la richesse, les effets de la protection, l'accumulation d'or et d'argentCastelot, E. (1896) 'Achille Nicolas Isnard', Palgrave's Dictionary of Political Economy. London, vol.2:460..
En tant qu’ingénieur, Isnard a fréquemment recours à des symboles mathématiques, même s’il n’avançait pas plus loin que des équations du premier degré et des problèmes simples de la règle de trois. Ceci lui vaut néanmoins d’être mentionné par Stanley Jevons dans sa Theory of Political Economy (1871)Stanley Jevons, Theory of Political Economy. 2nd ed. 1879, appendix i. p. 301..
Œuvre vignette|Traité des richesses, 1781 (BEIC, biblioteca digitale)
Critique de la physiocratie Isnard a critiqué la théorie physiocratique, car il affirmait que le secteur agricole était le seul secteur productif de l'économie. Il faisait valoir que François Quesnay, dans son Tableau économique de 1758, avait déjà montré que le secteur agricole et le secteur manufacturier généraient des revenus. Dans la vie réelle, la productivité d'un secteur dépend de son produit excédentaire Isnard (1781; xv) a soutenu que :
Science de l'homme Dans son Traité des richesses de 1781, Isnard propose une science de l'homme. Selon Robert Fox :
Publications
Considérations théoriques sur les caisses d'amortissement de la dette publique , Paris.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Liens externes
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