François-Frédéric Lemot, né à Lyon le Acte de baptême , , cote du registre 1GG118. . Notes : il faut cliquer sur « Accéder aux registres », puis sur « Personnalités », puis sur « L », puis cliquer sur le nom. En ligne sur le site des archives municipales numérisées de Lyon. et mort à Paris le , est un sculpteur néo-classique français.

Il est l'auteur des bas-reliefs La Renommée embouchant sa trompette publie les grands évènements de la Révolution et L'Histoire écrit le mot République ornant la tribune de l'Assemblée nationale à Paris, ou encore du Monument à Louis XIV en bronze de la place Bellecour à Lyon.

Il est le créateur du domaine de la Garenne Lemot à Gétigné, Clisson et Cugand.

Biographie vignette|François Lemot, gravure de Jacques Marie Noël Frémy d'après le portrait peint par Louis-Andre-Gabriel Bouchet. D’une aptitude peu commune pour le dessin, François-Frédéric Lemot est dès sa jeunesse encouragé par son père menuisier, Jacques-Frédéric Lemot, qui lui fait d’abord étudier le dessin à Besançon. À Paris, où il continue de se perfectionner auprès de , il est remarqué en 1786 en train de croquer l’Hercule gaulois, statue de Puget au parc de Sceaux (Hauts-de-Seine) par deux sculpteurs, membres de l’Académie, Pierre JulienAncien élève de Coustou. et Claude Dejoux, qui le prennent sous leur protection. Il entre dans la classe de Dejoux. Il produit des dessins pour les fabricants de papiers, de faïenciers, de tentures. En 1790, il est jugé apte à concourir au prix de l'Académie royale en sculpture, qu’il remporte avec un bas-relief sur le thème du Jugement de Salomon. Il est présenté à la reine Marie-Antoinette qui le pensionne, et il peut partir pour Rome. L'Académie de France à Rome n'est pas encore installée à la villa Médicis, elle occupe un palais de la via del Corso, le palais Mancini. Il y reste trois années, c'est-à-dire jusqu’aux événements de la Terreur, car l'hostilité des Romains à l'égard des Français après l'exécution de Louis XVI écourte son séjour. Arrivé à Paris pour chercher le moyen de continuer ses études, il est surpris par une réquisition et doit rejoindre l'armée du Rhin. Deux ans plus tard, en 1795, il est appelé dans la capitale par la Convention à concourir pour une statue du Peuple français, imaginée par David, cette œuvre ne sera jamais exécutée. Cependant les commandes commencent à affluer pour des réalisations généralement monumentales et de style néo-classique voulues par les nouveaux maîtres du pays.

On lui doit la "statue de la Liberté", implantée sur la place de la Révolution en 1793 et retirée en 1800.

vignette|redresse|La Renommée embouchant sa trompette publie les grands évènements de la Révolution et l'Histoire écrit le mot République (1798), Paris, palais Bourbon, hémicycle de l'Assemblée nationale. Il conçoit une statue de Léonidas aux Thermopyles (Chambre de délibération des Pairs, palais du Luxembourg à Paris).Pour le Conseil des Cinq-Cents, il réalise les statues de Lycurgue méditant sur les lois de Sparte, de Numa Pompilius et de Brutus, ainsi que les bas-reliefs en marbre de la tribune : La Renommée embouchant sa trompette publie les grands évènements de la Révolution et l'Histoire écrit le mot République (1798).

En 1801, Bonaparte lui achète une Bacchante en marbre qu’il avait mise en exposition. En 1804, il place dans l’ancienne salle du Tribunat, un Cicéron s’apprêtant à dénoncer la Conjuration de Catilina devant le Sénat. Cette statue haute de , qui voisine alors avec celle de Démosthène de Le Sueur, est conservée au palais du Louvre« Cicéron orateur », notice sur cartelfr.louvre.fr..

En 1805, Napoléon qui l’apprécie lui demande un buste colossal de Jean Bart pour la place d’armes de Dunkerque. La même année, il succède à Pajou dans la classe des Beaux-Arts. Cinq ans plus tard, une fois élu membre de l'Académie des beaux-arts de l'Institut de France, il remplace Chaudet comme professeur à partir du . Jean-Jacques Pradier lui succède en 1828Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts (1794-1873) », Romantisme, , 1996, .. Parmi ses élèves se trouve Denis Foyatier.

En 1808, il exécute le char doré destiné à l’arc de triomphe du Carrousel pour accompagner les Chevaux de Saint-Marc de VeniseQui furent rendus en 1815 à la ville., avec deux figures de La Victoire et de La Paix. Il sculpte également un Napoléon en triomphateur qui prend place sur le char, mais que Napoléon ordonnera de déposer.

La même année, au palais du Louvre, le bas-relief mesurant représente Minerve entourée des muses de la Victoire, il couronne le buste de Napoléon ornant le fronton de la façade de la colonnade. Cet ouvrage qui lui vaut le grand prix décennal est considéré comme son chef-d’œuvreLe buste de Napoléon sera remplacé sous la Restauration par celui du Roi-Soleil.. Au Salon de 1811, il expose une statue de Murat, alors roi de Naples. L'année suivante, en demi-natureC'est-à-dire environ à la moitié de la dimension naturelle., Hébé versant le nectar à Jupiter transformé en aigle, et une allégorie : La Rêverie (femme allongée).

Au retour des Bourbons, il est choisi pour l’exécution d’une nouvelle statue équestre en bronze du roi Henri IV qu’il livre le , et qui est inaugurée le 25 sur le Pont-Neuf« Monument à Henri IV – Paris, 1er arr. », notice sur e-monumen.netLa souscription s’était élevée à .. Le , il est nommé chevalier de l’ordre de Saint-Louis.

En 1822, à la demande de son ami Charles-Louis-Fleury Panckoucke, il réalise le buste en marbre de Charles-Joseph Panckoucke, éditeur de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, dans le plus pur style néo-classique.

C’est naturellement que la ville de Lyon choisit ce sculpteur, né en ses murs, pour remplacer la statue équestre de Louis XIV, œuvre de Martin Desjardins, renversée sous la Révolution. Ce Monument à Louis XIV est son dernier chef-d’œuvre. Il est inauguré le sur la place Bellecour« Monument à Louis XIV – Place Bellecour – Lyon », notice sur e-monumen.net.Le prix était fixé à .. La dernière œuvre à laquelle il travaille est une statue colossale d’Apollon, que la mort ne lui permet pas d’achever.

Le , il meurt, laissant une veuve, une fille aînée et un fils.

Publications Voyage pittoresque dans le bocage de la Vendée, ou Vues de Clisson et de ses environs, dessinées et publiées par C. Thienon. On y a joint une Notice historique sur la ville et le château de Clisson, Paris, 1817 (en ligne). François-Frédéric Lemot, Notice historique sur la ville et le château de Clisson, Paris, 1812 ; rééd. sous le titre Histoire de Clisson, Paris, 1990 .

Le domaine de la Garenne-Lemot

Son œuvre la moins connue, mais à laquelle il consacre beaucoup de soin et de passion, est la réalisation de la Tibur de ses rêves, la Garenne Lemot, sur une propriété achetée en 1805 à Gétigné, Clisson et Cugand dans les environs de Nantes, terres de l’ancien château en ruines de Clisson qui s’étendent jusqu’à Gétigné et qu’il contribue à relever et à embellir dans le goût italianisant. Une région au sujet de laquelle il écrit un ouvrage anonyme : Voyage pittoresque dans le bocage de la Vendée. Ces lieux étaient d’abord chers à son vieil ami François Cacault qu’il avait connu comme ambassadeur au cours de son séjour italien, celui-ci l’avait protégé pendant les événements anti-Français.

Sa dépouille mortelle est transportée vers son domaine, il est inhumé dans le temple de l'Amitié au cimetière Saint-Gilles à Clisson, qu’il avait lui-même édifié en hommage aux frères Cacault.

Élèves

Maurice Béguin Jean-Baptiste Maire

Distinctions

Prix de l'Académie royale ou prix de Rome en 1790 Chevalier de la Légion d'honneur, le

Hommages vignette|redresse|Pierre Aubert, François-Frédéric Lemot, médaillon en bronze, musée des Beaux-Arts de Lyon. Le domaine de la Garenne Lemot, parc pittoresque, Gétigné (jouxtant Clisson). La rue Lemot, sur les pentes de la Croix-Rousse, dans le 1er arrondissement de Lyon (depuis 1829).. Quelques places et passages portent son nom à Gétigné et à Clisson.

Notes et références

Annexes Bibliographie Élie Chamard, Frédéric Lemot : baron de Clisson, sculpteur, selon sa correspondance inédite avec son régisseur [Gautret], 1805-1827, éd. par Cholet, 1957. Ernest Babelon, Les médailles historiques du règne de Napoléon le Grand, empereur et roi, dessins de Chaudet et de Lemot, Paris, 1912. François-Frédéric Lemot (1771-1827) statuaire : des œuvres officielles et leur histoire secrète, Nantes, 2005 . Emmanuel Schwartz, Les Sculptures de l'École des Beaux-Arts de Paris. Histoire, doctrines, catalogue, Paris, 2003 . Jean-Réné Gaborit, Katharina Barbara Lepper, et al., Skulptur aus dem Louvre. Sculptures françaises néo-classiques. 1760-1830, Paris, 1989, . Monique Moulin, « Le thème de la statue équestre dans l'œuvre de François-Frédéric Lemot (1771-1827) », Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, année 1975, Paris, . Monique Moulin, « Le Domaine romantique d'un sculpteur néo-classique : François-Fréderic Lemot à Clisson », Revue du Bas Poitou et des Provinces de l'Ouest, 2, Clisson, mars- . E. B.-N., Nouvelle biographie générale, 30, dir. Ferdinand Hoefer, Paris, 1859, (en ligne). Antoine Quatremère de Quincy, Notice historique sur la vie et les ouvrages de : lue à la séance publique le samedi , Paris, 1828 (Institut, 1828-60) . Édouard Richer, Voyage à Clisson : suivie d'une notice sur , baron de Clisson, Nantes, 1828. Jean-S. Passeron, Notice sur F.-F. Lemot, Lyon, 1827 (en ligne).

Article connexe Grotte d'Héloïse

Liens externes

Notice biographique sur loire-atlantique.fr. « François-Frédéric Lemot » sur Artcyclopedia.

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