Louis Isoré, né le à Mouy et mort le à Paris, est un passementier puis caricaturiste, dessinateur humoristique et artiste peintre français.
Biographie
Passementier
Fils de Marie-Louise Bachevillier (1822-1871) et de Jean-Pierre-Louis Isoré (vers 1819-18..), marchand épicier et quincaillier, Louis-Ange-Marie Isoré voit le jour le au domicile de ses parents, rue de Clermont, à Mouy, dans l'OiseArchives départementales de l'Oise, état civil de la commune de Mouy, registre de 1842, acte (vue 637 sur 668)..
Avant 1857Annuaire-almanach du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de l'administration, Paris, Didot-Bottin, 1857, ., les Isoré quittent Mouy pour Paris, et s'établissent au (puis 78) de la rue du Faubourg-Saint-Martin puis au de la rue d'Aboukir (précédemment 59 de la rue de Bourbon-Villeneuve). Ils y travaillent comme passementiersArchives de Paris, état civil du 3 arrondissement, registre des mariages de 1869, acte (vue 6 sur 31). et se spécialisent dans les cordons de montre, articles qu'ils font fabriquer dans l'Oise, à BlincourtAnnuaire-almanach du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de l'administration, Paris, Didot-Bottin, 1871, et 1129..
En 1869, Louis Isoré fils épouse une jeune fabricante de jarretières, Anne-Olympe Berthier (1852-1872), mais celle-ci meurt en couches le Archives de Paris, état civil du 2 arrondissement, registre des décès de 1872, actes et 394 (vue 22 sur 31).. Il se remarie l'année suivante avec Marie-Eugénie Michelot, passementière (1852-1914)Archives de Paris, état civil du 2 arrondissement, registre des mariages de 1873, acte (vue 6 sur 31)..
D'abord associé à son père, Louis Isoré fils devient le chef de l'entreprise familiale entre 1873 et 1874Annuaire-almanach du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de l'administration, Paris, Didot-Bottin, 1873, , et 1874, ..
Artiste
En 1880, Louis Isoré cède son entreprise à Léandre RiquierAnnuaire-almanach du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de l'administration, Paris, Didot-Bottin, 1881, .. Désormais établi au du boulevard de Strasbourg, il embrasse une carrière artistique après avoir pris des cours auprès de Justin LequienExplication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture..., Paris, 1880, . à l'École municipale de dessin du arrondissement.
Il dessine notamment le portrait du sculpteur Mathurin Moreau et celui de Mlle Davray, artiste dramatique, qu'il expose au Salon de 1880.
Isoré est avant tout connu pour les dessins humoristiques et les caricatures qu'il a réalisé pour des journaux satiriques tels que La Nouvelle Lune (1881)La Nouvelle Lune, 7 août, 14 août et 18 septembre 1881. et, surtout, La Halle aux charges, qu'il a fondé en 1882 et dont il est le directeur-gérant jusqu'à la disparition de cet hebdomadaire, en . En , il a également créé La Lanterne des blagueurs, qu'il signait du pseudonyme « Luis Isor »Bibliographie de la France, Paris, 1884, ., mais cette revue a cessé sa publication au bout de quelques mois.
La qualité des charges d'Isoré, incontestablement inférieure à celle de ses contemporains plus célèbres (André Gill, Alfred Le Petit, Pépin...), a quelquefois fait l'objet de commentaires railleurs. Par exemple, dans la revue Lutèce, Léo Trézenik et Georges Rall félicitaient Émile Cohl de s'adonner à la photographie plutôt qu'à la caricature « isoréique », « adjectif inconsidérément fabriqué avec un nom propre, le nom de M. Isoré, dessinateur français - qui n'a jamais su ce que c'était que dessiner »Lutèce, 22 mars 1883. Voir aussi : L.G. Mostrailles, Têtes de pipes, Paris, Léon Vanier, 1885, )..
Entre 1891 et 1895, Isoré travaille toujours comme artiste peintre au (puis 62) du boulevard de StrasbourgAnnuaire-almanach du commerce, de l'industrie, de la magistrature et de l'administration, Paris, Didot-Bottin, 1891, , et 1896, ..
Louis Isoré meurt à son domicile du du passage du Montenegro, le Archives de Paris, état civil du 19 arrondissement, registre des décès de 1895, acte (vue 26 sur 31).. Il a probablement été enterré au cimetière des Lilas, où sa veuve sera inhumée en 1914Archives de Paris, Répertoires alphabétiques de transports de corps, année 1914, 2484W 36 (vue 13 sur 21)..
Galerie
Notes et références
Voir aussi Bibliographie John Grand-Carteret, Les Mœurs et la caricature en France, Paris, Librairie illustrée, 1888, . Philippe Jones, « La presse satirique illustrée entre 1860 et 1890 », Études de presse, vol. VIII, , 1956, et 91.
Liens externes
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