vignette|Carte du monde représentant les localisations respectives de la République Populaire de Chine et de la Cité du Vatican. Les relations entre la Chine et le Saint-Siège ne sont plus officiellement diplomatiques depuis l'expulsion du en 1951. Cependant, en , la république populaire de Chine et le Saint-Siège signent un accord provisoire autorisant notamment le pape à nommer des évêques approuvés, au préalable, par le Parti communiste chinois.
Historique
En 1294, le franciscain Jean de Montecorvino, envoyé par le pape , s’installe en Chine à l’époque de la domination mongole avec la dynastie Yuan. Le pape le nomme, en 1307, premier archevêque catholique de Pékin. Mais cette présence catholique finit par disparaître Thomas Tanase Chine et Vatican, l’amorce d’une nouvelle relation stratégique ? 29 septembre 2019.
Puis les missions jésuites s’implantent progressivement en Chine. Celles-ci sont souvent assimilées à la domination coloniale des puissances occidentales. Ainsi lors de la révolte des Boxers, chinois sont tuésLe père Lombardi retrace l'histoire des relations entre la Chine et le Saint-Siège Vatican News.
Le , le nonce apostolique en Chine Antonio Riberi est arrêté et mis à l'isolement dans son logement situé à Nanjing, avant que l'annonce de son « expulsion permanente » ne soit faite au début du mois de septembre de la même année. Cela entraine de facto la rupture des relations diplomatiques, et débouche sur la création d'une « Église patriotique » à la solde du parti communiste..
En 1954, la s'installe à Taïpei (Taïwan). Le Vatican reconnait alors officiellement Taïwan au détriment de Pékin. L'Église chinoise reconnue par le Vatican est donc officiellement celle de Taïwan.
Pendant la gouvernance de Mao Zedong, le million de chrétiens recensés à la fin des années 1940 ne peuvent plus pratiquer leur foi. Les lieux de culte sont détruits par les communistes. Dès 1966, au début de la révolution culturelle, les religions dont la religion chrétienne sont systématiquement mises en cause et interdites en Chine. Les pratiques religieuses seront de nouveau permises à partir de 1978. Cinq religions officielles (bouddhisme, taoïsme, islam, catholicisme, protestantisme) sont alors gérées par le Bureau des affaires religieuses ..
En , le pape canonise 120 Martyrs de Chine. Les autorités communistes critiquent cette décision considérant ces martyrs comme anti-patriotes..
En 2009, cherchant à normaliser ses relations avec la Chine continentale, le Saint-Siège n'est plus représenté à Taïwan que par un unique chargé d'affaires.
Le , un « accord provisoire » portant sur « la nomination des évêques » est signé entre le Saint-Siège et la république populaire de Chine par Antoine Camilleri et Wang Chaole 22 septembre 2018 Vatican – Chine. Signature d'un accord sur la nomination des évêques. Encyclopædia Universalis. Bien que le contenu précis ne soit pas divulgué, cet accord devrait permettre aux deux États de disposer d'un droit de veto sur la nomination des prochains évêques de l’Église officielle. Le cardinal chinois Joseph Zen considère que cet accord va conduire à . Interviewé par l'historien Yves Chiron (Valeurs actuelles, ) il estime que l'accord est une « trahison » et affirme : Le pape François prend la défense du cardinal Pietro Parolin, qui a négocié l’accord, en expliquant qu'il avait son soutien dans l'affaire..
En , dans son livre Un temps pour changer, le pape François évoque, pour la première fois, la persécution des Ouïghours : Le pape François évoque pour la première fois la persécution des Ouïghours en Chine Franceinfo, 23 novembre 2020.
Le , la Chine nomme unilatéralement Giovanni Peng Weizhao évêque de Yujiang, ce que le Saint-Siège affirme constituer une violation de l'accord de 2018 renouvelé quelques semaines auparavant, et qui témoigne de relations tendues entre les deux États..
En , la Chine nomme Shen Bin comme évêque de Shanghai sans l'accord du Vatican.. Le pape François entérine ce choix en juillet tout en déplorant une décision unilatérale..
En , le pape nouvellement élu Léon XIV nomme un évêque auxiliaire pour l'archidiocèse de Fuzhou avec l'approbation des autorités chinoises, marquant ainsi sa volonté de poursuivre l'accord secret de 2018.. Pékin réagit en se disant avec le Vatican..
Notes et références
À voir Articles connexes 120 Martyrs de Chine Persécution des chrétiens en Chine
Bibliographie
L’Accord entre le Saint-Siège et la Chine. Les catholiques chinois entre passé et futur, par Agostino Giovagnoli et Elisa Giunipero, avec une préface du cardinal Pietro Parolin, édité par la Urbaniana University Press, 2019. Dieu est rouge de Liao Yiwu L'histoire secrète de la survie et du rayonnement du christianisme dans la Chine communiste, 2014.
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