Valérie Rey-Robert, née le à Lyon, est une essayiste féministe française.
Biographie Alors salariée d'une entreprise de modération sur Internet, Valérie Rey-Robert est connue depuis le début des années 2000 par son blog féministe Crêpe Georgette. Selon Libération, elle devient .
En , elle publie l'ouvrage Une culture du viol à la française : Du « troussage de domestique » à la « liberté d’importuner » aux éditions Libertalia. Un an et demi après le début du mouvement #MeToo, l'autrice revient dessus et analyse les rapports qu'entretient la société française avec le viol. Elle critique le concept de galanterie et se positionne contre la drague, qu'elle définit comme , et qu'elle juge anti-féministe.
Au printemps 2019, les journalistes Aude Lorriaux, Nassira El Moaddem et Marie Kirschen décortiquent l'ouvrage dans le podcast Le Deuxième texte.
Lors de la mise au jour de la Ligue du LOL en 2019, elle affirme avoir été victime de cyberharcèlement au début des années 2010. Elle avait écrit un article sur son blog pour évoquer ce sujet en 2014 intitulé « Les sales petits mecs ». En 2019, elle déclare qu'ils ont été engagés comme journalistes dans des grandes rédactions , et que devenus journalistes ils ont été vus même par des féministes comme . Le , lors d'un podcast en compagnie de Victoire Tuaillon et Mélanie Wanga, elle déclare : .
Pendant les présentations publiques de son essai Une culture du viol à la française, Valérie Rey-Robert s'aperçoit que le public intéressé ne comporte que 15 % d'hommes, alors que 98 % des violeurs sont des hommes. Elle décide alors d'écrire un nouvel essai, Le sexisme : une affaire d’hommes, où elle veut responsabiliser les hommes et montrer les liens entre quête toxique de virilité et violences sexistes. L'ouvrage est publié en 2020. Elle y affirme que la première étape consiste à ce que les hommes admettent l'existence du sexisme et de la culture du viol. En interview, elle déclare : . Elle propose de mettre en place une éducation des enfants à l'école qui ne soit pas elle-même sexiste, notant par exemple que .
En 2022, dans Télé-réalité : la Fabrique du sexisme, l'essayiste montre combien les clichés sexistes sont présents dans la téléréalité. Notamment, les participants se comportent selon des définissant ce qui serait masculin ou féminin.
En 2024 est publié Vulgaire, qui décide ?, un ouvrage collectif dirigé et co-signé par Valérie Rey-Robert avec cinq autres féministes, Daria Marx, Jennifer Padjemi, Taous Merakchi, Lexie Agresti, et Marie de Brauer. Dans l'introduction, Valérie Rey-Robert écrit que le jugement de vulgarité est un . Les six autrices analysent le jugement de vulgarité sous divers angles, celui du racisme, de la grossophobie, de la transphobie, etc..
Culture du viol S'appuyant sur la définition du sociologue Eric Fassin, Valérie Rey-Robert déclare : . La culpabilisation des victimes et les excuses trouvées aux coupables font partie de cette culture. Tout au long des 300 pages de son ouvrage Une culture du viol à la française. Du « troussage de domestique » à la « liberté d’importuner », elle analyse les préjugés qui conduisent justement à déresponsabiliser les agresseurs et rendre responsable les victimes. Elle relaie un sondage de 2015 indiquant que pour 40% des Français, la responsabilité d'un violeur est diminuée si la victime se comportait de manière en public. Elle rapporte l'histoire de la policière qui, accueillant la plainte pour viol de trois mannequins en 2017, a déclaré que vu leur métier il fallait s'y attendre. Elle note aussi que l'industrie pornographique, même si elle ne déclenche pas directement de passage à l'acte, participe à banaliser et excuser le viol.
Elle ajoute d'une façon plus générale :
Elle donne comme exemple de préjugé classique sur les violences sexuelles l'idée du « viol commis par un inconnu monstrueux, dans l’espace public » alors que 90 % des viols sont commis par des proches. Ce type de préjugé, qui impute le viol à des déviants, empêche de le voir chez les proches et donc une remise en question. Elle note l'influence des représentations dans le cinéma, les séries ou les livres : , alors que dans les faits seulement 1 % des violeurs le sont. Elle déclare également :
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