Louis-Gaston de Sonis, comte romain et de Sonis (, 1880), né à Pointe-à-Pitre le et mort à Paris le , est un général de division de l'armée française qui s'est particulièrement illustré lors de la bataille de Loigny durant la guerre de 1870, où il perdit une jambe.

Son procès en béatification est ouvert en 1928« Le général de Sonis : un époux, un père, un soldat et un chrétien pour notre temps », In Altum, , octobre 2018, ..

Histoire familiale Louis-Gaston de Sonis est né dans une famille d'ancienne bourgeoisieCharondas, Le cahier noir, 2015, Patrice du Puy éditeur, sans pagination. originaire de Guyenne, passée aux Antilles au , puis en BretagneHenri de La Messelière, Filiations Bretonnes, Prudhomme, Saint-Brieuc, 1924, T.5, , issue de Jean de Sonis (1676-1766), maître écrivain, juré de Bordeaux (Gironde).

Biographie Louis-Gaston de Sonis est né à la Guadeloupe. Il est le fils de Jean-Baptiste de Sonis (1795-1844), officier de l'armée et de Marie Elisabeth Sylphide de Bébian, veuve en premières noces de Charles Joseph Janvre de Lestortière, dont elle avait une fille, Charlotte Joséphine.

Arrivé en métropole en 1832 à la suite d'une mutation de son père, il commence ses études secondaires au collège Stanislas (en sixième et en cinquième), qu'il poursuit au collège de Juilly (à partir de la quatrième), avant d'intégrer l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion 1844-1846), à la sortie de laquelle il rejoint l'École d'application de Cavalerie à Saumur. Il en sort sous-lieutenant et rejoint le de hussards basé à Castres en 1848.

Sollicité par ses camarades de s'affilier à la franc-maçonnerie, ignorant les condamnations de l'Église qui la frappent, il est initié par la loge maçonnique du Grand Orient de France et s'affilie dès son arrivée en 1848 à la très républicaine loge l’Harmonie universelle à Castres. Remplaçant régulièrement le , il est élu des cérémonies le du de 5848 (). Il claque avec fracas la porte de cette organisation quelques mois plus tard : De son passage de neuf mois dans la franc-maçonnerie, il conserve un mauvais souvenir et déconseillera plus tard à ses fils d'y adhérer : (Mémoire).

Il épouse le , à Castres, Jenny Antoinette Anaïs Roger, née à Saissac (Aude) le , fille de Jean Louis Prosper Roger, avocat et notaire à Castres, et de Françoise Antoinette Aglaé Meyran, qui lui donnera 12 enfants : Marie (1850), Gaston (1851), Henri (1853), Albert (1854), Marie-Thérèse (1857), Madeleine (1858), Marthe-Carmel (1861), Joseph (1863), Jean-Marie (1864), GermaineAncienne carmélite de Laval en 1892, elle devient prieure du carmel de Rouvray en Belgique. (1866), François (1867), Philomène (1869). Elle lui survit 40 ans et meurt à Chartres le .

Après Paris, puis Limoges, il est nommé capitaine au Hussards en 1854 et quitte Limoges pour l'Algérie. Il s'établit à Alger et participe à l'expédition de la Kabylie lors de la campagne de 1857. Après l'attaque d'El-Amiz et la soumission des Beni-Raten, il conduit une messe d'action de grâces. Louis-Gaston de Sonis est ensuite désigné pour la campagne d'Italie de mai à . Il commande la charge de son escadron lors de la bataille de Solférino. En , il se porte volontaire pour la campagne du Maroc, durant laquelle son principal ennemi sera le choléra. En 1860, Sonis est nommé commandant supérieur du cercle de Tenez, puis de Laghouat et enfin de Saïda. En 1865 il participe au combat de Metlili et conduit une expédition dans le désert en 1866. En 1869, il dirige le combat d'Ain-Madhi.

De retour en France dans le contexte de la guerre de 1870-1871, il est nommé généralConfirmé à l'unanimité par la commission de révision des grades en 1871 à la suite de la commission d'enquête - Albert Bessieres « Sonis » éd. Beauchesne et fils 1946. commandant le Corps d'armée de l'armée de la Loire. Il est à Rennes (1871-1874), Saint-Servan (1874-1880), Châteauroux et Limoges (1880-1883), ne se mettant en disponibilité, malgré ses douloureux problèmes physiques, que du fait de son refus de participer à la désagrégation des communautés religieuses à laquelle l'armée et donc les troupes sous son commandement doivent prêter main-forte. Sonis est fait grand officier malgré lui : il veut se retirer de la vie publique et militaire, mais le général Gallifet refuse sa démission. Les quatre dernières années de sa vie se passent à Paris dans une atmosphère très religieuse.

Cet officier très pieux est connu aussi pour avoir combattu en 1870 à la tête des Zouaves pontificaux et des Volontaires de l'Ouest sous l'étendard du Sacré-Cœur de Jésus et la devise (soldat du Christ), aux côtés du futur général de Charette. Grièvement blessé lors du combat, il passa la nuit, par -20°, sur le champ de bataille de Loigny à rassurer les soldats blessés eux aussi autour de lui. On lui amputa la jambe gauche le Cette amputation fut réalisée par le docteur Georges Dujardin-Beaumetz, qui avait parmi ses aides l'aide-major Philippe-Michel Labrousse. L'on peut en lire le récit dans : Bataille de Loigny-Pourpry, 2 décembre 1870, au point de vue du service de santé, par Ladislas-Xavier Gorecki, Paris : R. Chapelot, 1901, in-8°, .. Il est anobli par le pape Léon XIII et titré « comte romain et de Sonis » en 1880. La même année, à Châteauroux, il se fait mettre en disponibilité pour protester contre l'expulsion des religieux de France.

thumb|285px|Le tombeau de Louis-Gaston de Sonis dans la crypte de l'église Saint-Lucain de Loigny-la-Bataille (Eure-et-Loir).

En 1883, du fait de ses infirmités, il doit quitter le commandement actif et devient membre d'une commission au ministère de la Guerre à Paris, où il meurt en 1887. Son corps est inhumé à Loigny-la-Bataille, dans la crypte de l'église Saint-Lucain, près des zouaves pontificaux et soldats tombés à la bataille du . Sur la pierre tombale est gravée l'inscription « Miles Christi » (Soldat du Christ).

Il est le beau-frère de Charles Flandin, docteur en médecine, père d'Étienne Flandin, magistrat, député de l'Yonne puis sénateur des Indes françaises, puis résident général de France en Tunisie lui-même père de Pierre-Étienne Flandin, président du Conseil des ministres français.

Distinctions

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Postérité Cérémonies officielles et commémorations vignette|Plaque commémorative apposée au de la rue de Sontay à Paris, où mourut le général de Sonis.

Le site de 9 hectares d'une des anciennes casernes militaires d'Orléans, devenu une ZAC, porte le nom de « Quartier Sonis« Sonis, un quartier plus qu'un chantier », La République du Centre, 27 mai 2013. ». Un grand voilier trois mâts, construit en 1902 par la Société nouvelle d’armement pour la Compagnie française de navigation a porté le nom de « Général de SonisLes voiliers de la Société Nouvelle d'Armement et de la Société Générale d'Armement. ». Il a été détruit en 1932. Il est représenté sur une mosaïque de la chapelle Saint-Joseph de la cathédrale de Lille ainsi que sur un vitrail de la chapelle axiale de la basilique Notre-Dame-du-Sacré-Cœur d'Issoudun. Une allée à Chartres porte son nom. Une rue de Nantes porte son nom (rue Général-de-Sonis).

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Jacques de la Faye, Histoire du Général de Sonis, Bloud et Barral, Paris, 1890 , Le Général de Sonis d'après ses papiers et sa correspondance, Poussielgue, Paris, 1890 P. de Hazel, Le général Gaston de Sonis, J. Lefort, , 1894

Jean des Marets, Le Général de Sonis, préface d'Émile Baumann, Fernand Sorlot, Paris, 1934 Albert Bessières s.j, Sonis 1825-1887 : d'après de nombreux documents inédits, Paris, Beauchesne, 1946. Maurice Briollet, Le Général Gaston de Sonis et sa descendance, R. Madiot, Laval, 1969 Francine Dessaigne, Sonis, mystique et soldat, Nouvelles éditions latines, Paris, 1988 Gérard Bedel, Sous la bannière du Sacré Cœur le Général de Sonis, DEL, 1997 Gérard Bedel, Le général de Sonis, Via Romana, Versailles, 2012 Claude Mouton-Raimbault, La Franc-maçonnerie et le général de Sonis. Réfutation d’un mémoire, Saint-Laurent-sur-Sèvre, éditions de Chiré, 1988, 156 Amédée Delorme, Deflandre et Sonis, 1870, Librairie militaire E. Dubois, 1893

René.Jeannin-Naltet, Général de Sonis, Revue de la Cavalerie Blindée n° 139, 1977

Articles connexes Bataille de Loigny Musée de la guerre de 1870 de Loigny-la-Bataille

Armes de la famille de Sonis

Liens externes

Notice biographique proposé par Le Lys et la Croix, journal scout, catholique et français

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