est un genre fossile de petits dinosaures théropodes de la famille des Troodontidae. Selon Paleobiology Database en 2026, ce genre est resté monotypique et la seule espèce fossile connue est l'espèce type .
Historique Le genre Hesperornithoides et l'espèce Hesperornithoides miessleri sont décrits en 2019 par les six paléontologues Scott Hartman .
Fossiles
Selon Paleobiology Database en 2026, ce genre Hesperornithoides a une seule collection référencée de fossiles, du Kimméridgien au Tithonien du Jurassique supérieur, c'est-à-dire datant de .
Hesperornithoides miessleri a vécu au cours du Jurassique supérieur en Amérique du Nord.
Une seule espèce, connue par un spécimen unique, est rattachée au genre : Hesperornithoides miessleri, décrite par Scott Hartman, Mickey Mortimer, William Wahl, Dean R. Lomax, Jessica Lippincott et David M. Lovelace en 2019. Avant ce nommage, le fossile était connu sous le surnom de « Lori ».
Étymologie vignette|gauche|upright=0.80|Les deux vues latérales de blocs de sédiments ayant livré des restes dHesperornithoides. La barre horizontale noire mesure de long. vignette|gauche|upright=0.80|Position des os avant leur préparation. Les couleurs de haut en bas décrivent des os : du crâne, de vertèbres cervicales, de vertèbres dorsales et de côtes, de vertèbres caudales, de pattes avant, de pattes arrière. La barre verticale blanche mesure de long.
Le nom de genre Hesperornithoides vient des mots du grec ancien Ἑσπερίς, Hesperis, « étoile du soir », pour situer cette découverte dans l' Ouest américain et ὄρνις, ornis, « oiseau », suivi de ~eides, « similaire », pour indiquer sa ressemblance avec les Aves, et les Paraves évolués. Le nom d'espèce miessleri honore la famille Miessler qui a soutenu les fouilles.
Découverte Le fossile dHesperornithoides a été découvert en 2001, dans des sédiments détritiques fins correspondant aux morts-terrains de la carrière de Jimbo, creusée dans la partie moyenne de la formation de Morrison dans le Wyoming. Ces morts-terrains ont dû été évacués lors de la découverte, juste en dessous de ceux-ci, du fossile d'un sauropode géant : Supersaurus vivianae.
En 2005 le fossile, non encore complètement décrit, est inclus dans une analyse phylogénétique publiée sous forme de résumé dans le Journal of Vertebrate Paleontology.
La description formelle dHesperornithoides n'est intervenue qu'en .
L'holotype, référencé WYDICE-DML-001, provient d'un niveau stratigraphique de la partie moyenne de la formation de Morrison, daté du Kimméridgien à Tithonien, soit il y a environ entre et millions d'années. Il s'agit d'un squelette partiel avec son crâne, composé d'os ayant préservé leurs volumes (c’est-à-dire non écrasés).
Il est composé de la partie arrière du crâne, de la mandibule, des os hyoïdes, de cinq vertèbres cervicales, de la première vertèbre dorsale, de douze vertèbres de la queue, d'une côte, d'arcs hémaux, de la partie gauche de la ceinture scapulaire, de l’humérus droit, du bras gauche, des pattes arrière - sauf les orteils droits -. Le squelette est en partie en connexion anatomique. Il est celui d'un spécimen adulte ou subadulte.
Description La longueur totale de l'animal a été estimée à , ce qui fait de lui un Troodontidae de taille modeste. Si c'est un subadulte, ce qui n'a pu être déterminé en l'absence d'une grande partie du crâne et de spécimens juvéniles avec lesquels il aurait pu être comparé, sa taille d'adulte serait alors d'environ .
Les inventeurs du genres ont souligné la présence de caractères dérivés (apomorphiques) par rapport aux Paraves : l'os jugal est pneumatisé ; la branche arrière de l'os lacrymal est courte ; l'os carré fait partie du bord externe du foramen paraquadraticum ; dans la mâchoire inférieure, l'ouverture latérale externe est petite ; sur l'humérus, la crête vers le condyle interne représente plus de 15% de la largeur distale totale de l'élément ; la troisième griffe de la main est presque aussi grande que la deuxième griffe ; Le coin intérieur distal du tibia fait saillie vers l'avant.
Les paléontologues n'ont pas découvert de plumes associées aux fossiles dHesperornithoides, mais ils . Cependant, les proportions de ses membres par rapport à celles de son corps suggèrent qu'il était incapable de voler. Il vivait très probablement sur des terres marécageuses ou en milieu lacustre et chassait de petits animaux (mammifères, lézards et autres dinosaures).
Classification L'analyse phylogénétique de 2015 avait placé à proximité de Sinornithoides.
D'autres résultats (non publiés) en 2017 en font un proche du genre Sinovenator.
L'étude de 2019, lors de la description dHesperornithoides, indique que cette découverte dans le Jurassique, avec celles d'autres Maniraptora dérivés comme Anchiornis et Eosinopteryx, montre des animaux terrestres incapables de voler, un comportement connu chez les Paraves et sous-clades de paraviens basaux. Ils en concluent que l'aptitude à voler comme des oiseaux s'est développée au sein des Avialae, très probablement au Jurassique supérieur ou au Crétacé inférieur.
Voir aussi Troodontidae Troodon Stenonychosaurus Formation de Morrison Liste des genres de dinosaures Liste des dinosaures de la formation de Morrison Liens externes
Bibliographie
Publication originale
Notes et références Notes
Références taxonomiques
Références
Catégorie:Genre monotypique de paraviens (nom scientifique) Catégorie:Troodontidae Catégorie:Dinosaure du Jurassique supérieur Catégorie:Dinosaure d'Amérique du Nord Catégorie:Taxon fossile décrit en 2019 Catégorie:Paléontologie au Wyoming Catégorie:Dinosaure carnivore Catégorie:Dinosaure omnivore