Trois centrales de production d'électricité successives utilisant le charbon ont été construites à Carmaux dans le Tarn, en région Occitanie: les deux premières par la Société des Mines de Carmaux, la troisième par les Houillères du Bassin d'Aquitaine nationalisées.
Localisation La première centrale électrique a été construite près de l'usine à coke de la Société des Mines de Carmaux, à la limite nord-est de la commune de Saint-Benoît-de-Carmaux proche de l'avenue Bouloc-Torcatis actuelle. Les deux centrales suivantes ont été bâties cote à cote sur la zone du Pré-grand à Carmaux, rue André Ampère actuelle.
Histoire Première centrale La première centrale de production d'électricité avec son bâtiment avec une structure métallique avec remplissage de briques de deux couleurs, a été construite sur la commune de Saint-Benoît-de-Carmaux par la Société des Mines de Carmaux. et elle a commencé à produire de l'électricité en 1896 avec la mise en service du premier alternateur.
L'usine à coke composées de 114 fours est située à côté des anciens puits de Sainte-Barbe. Pour récupérer la chaleur perdue des fours, les 14 batteries de fours vont être équipées de huit générateurs de vapeur, système Belleville, placés sur l'arrière de ces batteries. Cette vapeur va actionner quatre groupes électrogènes de la centrale composés chacun d'une machine à vapeur avec un piston horizontal avec une longueur de course de faisant tourner un volant d'inertie, une excitatrice et un alternateur sur le même axe. La centrale va fournir une tension primaire de avec une intensité de et une tension secondaire de avec une intensité de .
Le premier groupe électrogène a été mis en service au mois de mars 1896, le deuxième en novembre 1897, le troisième en janvier 1900 et la quatrième en janvier 1901. Les quatre groupes électrogènes ont une puissance individuelle de soit .
L'électricité produite va permettre de remplacer un certain nombre de machines à vapeur fixes par des moteurs électriques comme pour les machines d'extraction activant les cages sur chaque puits de mine. Au fond dans les galeries, elle va permettre l'installation des pompes d'épuisement de l'eau de mine, des treuils, des ventilateurs, de la traction mécanique électrique des convois de wagonnets, etc. Au jour, elle va supprimer l'éclairage au gaz de ses propres bâtiments et usines, remplacer la défourneuse à vapeur de l'usine à coke, remplacer les machines à vapeur de l'usine d'agglomérés, de briquettes et les machines du lavoir proche de l'usine à coke.
Deuxième centrale gauche|vignette|Anciens bureaux administratifs et laboratoire d'analyses de la deuxième centrale.
Une nouvelle centrale de production d'électricité à basse pression de de puissance est bâtie à de la première de 1913 à 1919 dans la zone du Pré-grand sur la commune de Carmaux. Les entreprises de construction vont faire appel en partie à de la main-d'œuvre féminine sur le chantier (la plupart des hommes étant au front durant la Première Guerre mondiale). La deuxième centrale distribue aux sièges le courant à ; là il est transformé en continu pour la traction au fond et au jour, ou en alternatif . Un poste de transformation - est achevé en 1929. La production de l’usine électrique moyenne annuelle est de . Les mines constituent le consommateur le plus important de la centrale électrique thermique. L'excédent disponible est livré par contrat à la Société Pyrénéenne d'Énergie Électrique et à l'Union des producteurs des Pyrénées-Orientales.
Le 13 novembre 1926, un incendie causé par l'inflammation de l’huile de graissage d’un turbo-alternateur s’échappant par un joint qui avait cédé a détruit la toiture du bâtiment des machines de la centrale électrique. Il n'y a pas eu de dommages sérieux aux machines elles-mêmes. Un groupe a été remis en marche le 18 novembre, un second le 21, un troisième le 23. Seul, le quatrième groupe, siège de l’accident, a exigé une révision complète. La réfection de la toiture a été terminée avant la fin de l'année 1926.
Troisième centrale Une troisième centrale de production d'électricité à haute pression de de puissance, est construite à proximité de la deuxième centrale afin de bénéficier des installations déjà existantes : voies ferrées, parc à combustibles, lignes électriques, adduction d'eau, etc ... Le bâtiment principal de la centrale haut de est bâti à partir de 1949 jusqu'en 1954, date de raccordement au réseau. Elle est équipée d'un seul groupe turbo-alternateur Alsthom qui reçoit la vapeur produite dans deux chaudières tous combustibles dont du charbon pulvérisé et du gaz de four à coke. La turbine qui tourne à reçoit de la vapeur surchauffée à sous une pression de .
Elle entraîne directement un alternateur principal de à et un alternateur auxiliaire de 2500 kW à placés bout à bout. Le courant produit à est utilisé directement par la Centrale pour ses propres besoins. Le courant produit à est transformé pour une part à , par deux transformateurs pour être fourni aux mines et usines de Carmaux, et pour le reste par un transformateur à pour être livré au réseau général d'E.D.F. pour la vente de l'électricité excédante. La centrale alimentait alors quatre puits miniers, ainsi que le lavoir, l'usine de synthèse d'ammoniaque, la cokerie, les bureaux et les cités d'habitations des mineurs..
En 1988, l'ensemble est désaffectée.
La salle des machines en totalité, les façades et toitures de l'annexe électrique, la conciergerie, les bureaux, les façades et toitures de la maison de l'ingénieur ainsi que le mur de clôture sont inscrits au titre de monument historique par arrêté du ..
Production et réseau
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Centrale thermique Carmaux Liste des monuments historiques du Tarn Liste des centrales thermiques à flamme en France
Catégorie:Bassin houiller de Carmaux Carmaux Catégorie:Monument historique dans le Tarn Catégorie:Monument historique inscrit en 1990 Catégorie:Usine monument historique en France Catégorie:Édifice construit en 1919 Catégorie:Énergie dans le Tarn