, née en et morte le à Tōkyō, est une femme de lettres japonaise. Elle écrit notamment des nouvelles dans des journaux comme la revue ou encore .

Biographie Kazuko Mozume est née en à Tokyo. Elle est originaire de Sendagi. Elle est la fille de Mozume Takami, un spécialiste des études nationales. Son frère est spécialiste de la littérature japonaise et sa sœur est romancière.

Études Elle est diplômée de l’. Elle étudie ensuite auprès de , auteur, traducteur et critique littéraire, et aussi auprès de , auteur de romans et de nouvelles. Grâce à leur aide, elle publie en « Kanzashi » (« pince à cheveux ») dans la revue Hototogisu.

La revue Seitō En , elle rejoint , , et et ensemble elles fondent la revue Seitō que l’on traduit par Les Bas-Bleus. Initialement, sa sœur, une camarade de Raichō Hiratsuka, devait travailler sur cette revue mais venant de se marier à un diplomate, elle présenta Kazuko à sa place. Jusqu’en 1912, les bureaux de la revue se trouvent chez les Mozume. Parmi les publications de Kazuko Mozume, on trouve des nouvelles dont « Tanabata no yoru » : dans cette nouvelle le personnage principal va fêter tanabata (fête des étoiles au Japon) dans une famille nucléaire où il y a deux enfants. Ceci est avant-gardiste pour une époque où la famille générationnelle primait. La même année, les autorités font irruption chez elle et interdisent la publication du quatrième numéro de la revue pour trouble à l’ordre public. À cette époque et depuis 1905, toute manifestation politique est interdite aux femmes. Or la revue Seitō, qui était une revue littéraire pour les femmes écrite par des femmes, devient peu à peu une revue porteuse de sens politique débattant notamment sur le système familial de l', ou encore la place des femmes dans la société. Après l’intervention des autorités, Kazuko Mozume doit arrêter de publier dans cette revue à la demande de son père en utilisant comme prétexte le décès de sa mère. Cependant elle continue d’écrire plusieurs nouvelles comme « Okimi » sous le nom de .

Sa vie après Seitō Après avoir épousé , elle s’éloigne de la revue Seitō. Elle se consacre à l'éducation des personnes handicapées en tant que secrétaire du département des femmes de l'association pour la promotion de l'éducation des personnes sourdes. Elle va également participer à l’édition du journal , un journal pour l’association des amateurs des visites de tombes fondée par son mari. En effet, son mari a pour passion la visite de tombe dans les temples. En 1940, elle écrit où elle recense et 593 temples après avoir visité des temples dans les 35 départements de Tōkyō avec son mari.

À la mort de son mari, elle va vivre avec sa sœur Yoshiko et gagne sa vie en donnant des cours de calligraphie.

Elle décède d’une insuffisance cardiaque le dans une maison de retraite à Tōkyō dans l’arrondissement de Setagaya.

Notes et références

Articles connexes

(ja) 物集和子 Seitō Raichō Hiratsuka

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