La maladrerie de Coulounieix-Chamiers, aussi appelée Maison des Anglais, est un monument historique situé à Coulounieix-Chamiers, dans le département français de la Dordogne.

Localisation Ce bâtiment est situé au bord de l'Isle, avenue Pierre Mendès-France, à Coulounieix-Chamiers.

Historique Comme le fait remarquer Henry François Athanase Wlgrin de Taillefer dans les Antiquités de Vésone, tome 2, les léproseries étaient appelées Ladreries ou Maladreries. Il y en avait quatre à Périgueux : la maladrerie de Saint-Hippolyte, la maladrerie du Toulon, la maladrerie du Sauvajou et la maladrerie de Capite-Pontis-Lapidei-Civitatis.

La première était près de l'église Saint-Hippolyte, proche de la fontaine des malades. Elle n'existe plus.

La deuxième était à côté de l'église Saint-Charles, au Toulon, elle aussi a disparu.

La troisième dite du Salvanjou était proche du faubourg Saint-Martin en 1315 et on a jugé qu'il fallait la déplacer et la placer dans un jardin qui conduisait de l'Ormeau au Toulon qui appartenait aux Dames de la Foi avant la Révolution.

La quatrième dite de Capite-Pontis-Lapidei-Civitatis devait se trouver à proximité du pont de pierre de la Cité, ancien pont de Japhet.

Aucune de ces maladreries ne correspond à la maladrerie de Coulounieix-Chamiers et c'est donc à tort qu'on appelle léproserie ce bâtiment construit aux . Wlgrin de Taillefer en a donné sa fonction dans les Antiquités de Vésone. C'était un hôpital, construit au bord de l'Isle, au bas du coteau de l'Écornebeuf. C'est ce que Louis de Lagrange-Chancel (1678-1745) écrit déjà dans sa description de Périgueux se trouvant dans le Voyage de Paris pour le Poitou, l'Angoumois et Périgord, Albert Dujarric-Descombes, « Le chevalier de Lagrange-Chancel, son voyage en Périgord », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1916, tome 43, note 2 (lire en ligne).

Géraud Lavergne a donné des éléments sur son histoire à partir des archives. Il a été appelé hôpital de l'ÉcornebœufDans le « Lettre de l'abbé Lespine à M. Wlgrin de Taillefer (Paris, 8 octobre 1811) », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1876, tome 3, , on mentionne le livre de Censibus qui indique que l'hôpital de Cornebœuf (hospitale Scarnabove) payait une redevance d'un Mazamutin au pape vers 1214/1215 (les mazamutins sont semblables aux monnaies d'or arabes qu'Alphonse VIII a imitées et en fit des marabotins alfonsins, fort connues sous le nom de marabotins qui ont eu cours dans le Midi de la France, et dont ce roi avait emprunté le type aux dinars des Almoravides. Ce nom vient de l’arabe المرابطون al-Murābiṭūn, nom de la dynastie des Almoravides)., ou hôpital de Charroux à partir du nom d'un de ses gouverneurs W. de Charroux qui l'a fondé avant 1247. Il est cité dans le testament d'Hélie de Vitrac, en 1310, où il figure parmi les hôpitaux de Périgueux et non parmi les léproseries. L'hôpital est appauvri par la guerre de Cent Ans et demande au pape, en 1419, des indulgences et des aumônes. Cette demande au Souverain Pontife est renouvelée en 1433 en précisant qu'il avait de tout temps donné l'hospitalité aux pauvres pèlerins et aux autres voyageursPanneau d'information du Conseil général de la Dordogne, situé en bordure de l'Isle..

Au , cette fondation de Charroux est appelée « commanderie » (en latin praeceptoria), dirigée par un « commandeur » (en latin praeceptor). Les archives de l'hôpital de Périgueux ont conservé des reconnaissances faites en faveur de deux commandeurs de Charroux, le chanoine Jean Thibaud le jeune, en 1513, et Étienne Galopin, en 1538.

En 1609, il est encore question de l'hôpital de Charroux et de son hospitalier, Guillaume Dexidour, dans un acte d'achat d'une métairie. Au cours du l'hôpital de Charroux est réuni à l'hôpital Sainte-Marthe de Périgueux comme on peut le constater sur des baux passés en 1676 et 1681. On peut donc en déduire que toutes la maladreries et léproseries avaient été réunies à l'hôpital Sainte-Marthe conformément à la déclaration du roi d'.

L'édifice fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du , consultée le ..

Architecture

Références

Voir aussi

Bibliographie Henry François Athanase Wlgrin de Taillefer, Antiquités de Vésone, cité gauloise, remplacée par la ville actuelle de Périgueux, chez Dupont père et fils imprimeurs, Périgueux, 1826, tome 2, (lire en ligne) Baron de Castelnau, « Visite de la léproserie », dans Congrès archéologique de France. session. Périgueux et Cambrai. 1858, Société française d'archéologie, Paris, 1859, (lire en ligne) Géraud Lavergne, « Hôpital de Charroux », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1926, tome 53, (lire en ligne) Camille Enlart, Manuel d'archéologie française, 1932, tome 2, François Deshoulières, « L'hôpital Charroux ou la prétendue léproserie de Périgueux », dans Bulletin monumental, 1943, tome 102, , (lire en ligne) Isabelle Dotte-Mespoulède, « Étude architecturale de quatre maisons romanes à Périgueux », dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1992, tome 119, livraison, (lire en ligne) Clément Fleury, Claude Lacombe, « Hôpital de Charroux, d'Écornebœuf, commanderie de Charroux, hospice de Charroux, maladrerie d'Écornebœuf », dans Hervé Gaillard, Hélène Mousset (dir.), Périgueux, Ausonius (collection Atlas historique des villes de France ), Pessac, 2018, tome 2, Sites et Monuments, ,

Articles connexes Liste des monuments historiques de l'arrondissement de Périgueux

Liens externes

Coulounieix-Chamiers : Histoire

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