Susan Travers, née le à Kensington, quartier de Londres (Royaume-Uni), et morte le à Ballainvilliers (France), est une personnalité militaire britannique, engagée avec les forces françaises, seule femme membre de la Légion étrangèreMatricule "22166" à la Légion Étrangère : "Susan, l'héroïne cachée de Bir Hakeim", film de Patrick JEUDY, auteur-réalisateur /// "Miss Travers : femme oubliée ou effacée ?" de "Retour aux sources" Elodie DE SELYS, RTB La Une, vendredi 03-11-2017, où elle fut surnommée « La Miss ».

Elle est la conductrice du général Kœnig au cours de la Seconde Guerre mondiale...

Pour sa conduite à Bir Hakeim, elle reçoit la croix de guerre 1939-1945. Elle est en outre décorée de la médaille commémorative 1939-1945 avec quatre agrafes, dont Afrique, Italie et Libération, de la médaille coloniale avec cinq agrafes, dont Extrême-Orient, Bir-Hakeim, Libye, et Érythrée, du mérite syrien de , de la croix de la Liberté finlandaise et officier de l'ordre tunisien du Nichan Iftikhar ainsi que chevalier de la Légion d'honneur..

Biographie Origines Fille de l'amiral britannique Francis Travers et d'Eleanor Turnbull, une aristocrate, Susan Travers s'installe avec ses parents sur la côte d'Azur pendant les Années folles.

Avant la guerre, elle est joueuse de tennis semi-professionnelle.

Seconde Guerre mondiale

Elle s'engage comme conductrice d'ambulance en Finlande en 1940, puis dès l' dans les Forces françaises libres avec la de Légion étrangère comme infirmière. En 1941, elle est conductrice d'un médecin du service de santé de la française libre pendant la campagne de Syrie, au cours de laquelle les Forces françaises libres combattent leurs concitoyens fidèles au gouvernement de Vichy.

Elle rejoint ensuite l'Afrique du Nord via le Dahomey et le Congo.

Fin , alors que l'Afrika Korps prépare l'attaque de Bir-Hakeim, le général Kœnig ordonne à toutes les femmes présentes sur place de quitter la position.

Le , Bir-Hakeim subit la première attaque de l'Afrika Korps. Peu après, Susan Travers se joint à un convoi en provenance de l'arrière et Kœnig accepte sa requête de retourner à Bir-Hakeim, car il pressent la victoire alliée. Au cours des deux semaines suivantes, la Luftwaffe effectue plus de sur des positions alliées alors que quatre divisions germano-italiennes lancent un assaut terrestre. Au cours du bombardement, un obus crève le toit du véhicule du général Kœnig, que sa conductrice, Susan Travers, aidée par un conducteur vietnamien, fait remettre immédiatement en état. Le , Susan Travers conduit le général lors de l'évacuation du camp. La colonne au sein de laquelle se trouve leur véhicule traverse un champ de mines sous le feu des mitrailleuses ennemies. Kœnig ordonne alors à Susan Travers de porter leur véhicule en tête de la colonne :

À , le , la colonne atteint les lignes britanniques. Sur le véhicule de Travers, on relève onze impacts et les amortisseurs comme les freins étaient hors d'usage.

Toute trace de Susan Travers a ensuite été dissimulée jusqu’à la fin du conflit afin d'éviter que la relation qu’elle entretenait pendant la guerre avec le Général Koenig ne la mette en danger, cette dernière ayant été utilisée par la propagande nazieSusan Travers, l'aventurière oubliée, La Libre Belgique, 03/11/2017.

Plus tard au cours de la guerre, Susan Travers est blessée lorsque leur véhicule saute sur une mine.

Elle sert ensuite en Italie, en France et en Allemagne.

L'après-guerre Après la guerre, sa situation militaire est régularisée et elle est engagée au sein de la Légion étrangère comme adjudant-chef. À la date de , elle est la seule femme à avoir reçu un matricule dans les unités de combat de la Légion étrangère..

Elle sert ensuite en Indochine et démissionne en 1947.

Vie privée Elle a eu plusieurs relations amoureuses, dont Tony Drake, un officier britannique aide de camp du général de Gaulle, puis Dimitri Amilakvari, enfin à partir de Kœnig, qui fut probablement son grand amour mais qui rompit à plusieurs reprises, notamment après Bir Hakeim lorsque leur liaison fut révélée par la propagande nazie.

En 1947, elle épouse l'adjudant-chef de la Légion Nicholas Schlegelmilch et le couple s'établit en France ; ils ont deux fils dont un s'appelle François. Après la mort de son mari en 1995, elle reste en France..

Postérité Du vivant de Pierre Kœnig, les traces de leur relation et même de son existence sont dissimulées.. Elle-même reste très discrète sur son parcours jusqu'à la mort de son mari. En 2000, à l'âge de 90 ans, elle écrit, avec l'aide de Wendy Holden, son autobiographie Tomorrow to Be Brave: A Memoir of the Only Woman Ever to Serve in the French Foreign Legionen français : Tant que dure le jour, éditions Plon, 2001, . ; toutes les personnes qui y sont mentionnées sont alors déjà décédées.

En 2010, Simone Veil lui rend hommage lors de son discours de réception à l'Académie française au siège de Pierre Messmer, lui aussi ancien de la DBLE.

Depuis 2024, le belvédère Susan-Travers, situé à l'extrémité de l'île aux Cygnes, près du pont de Bir-Hakeim, lui rend hommage à Paris.

Représentation au cinéma Dans le film historique La Bataille de Gaulle : L'Âge de fer d'Antonin Baudry sorti en 2026, Susan Travers est incarnée par l'actrice suisse Noémie Schmidt.

Le film montre le déroulement de la bataille de Bir Hakeim ainsi que l'évacuation des Forces Françaises Libres pendant la nuit du 10 au 11 juin 1942. Le film montre notamment comment Susan Travers, conduisant la voiture du général Kœnig, force les lignes allemandes sous un déluge de feu ininterrompu, avant de rejoindre l'armée britannique.

Décorations (1996) (1956), décorée par Pierre Kœnig. () avec palme (citation en Alsace) et étoile de vermeil (citation pour Bir Hakeim) , agrafe Guerre 1939-1945

avec cinq agrafes (Extrême-Orient, Tunisie, Bir Hakeim, Libye, Érythrée)

avec quatre agrafes, dont Afrique, Italie, Libération (pas de d'après la DRH-LE), peut-être « engagée volontaire »

gauche|50x50px|sans_cadre Officier de l'ordre (tunisien) du Nichan Iftikhar gauche|50x50px|sans_cadre|bordure Médaille de l'ordre (syrien) du Mérite de sans_cadre Ordre (finlandais) de la Croix de la Liberté de classe pour services sanitaires

Publications

édition française : .

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . .

Articles connexes Pierre Kœnig

Liens externes

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