L'effet CIMS (abréviation de current-induced magnetization switching), traduisible en français par renversement de l'aimantation induite par un courant, a été prédit presque simultanément par SlonczewskiJ. C. Slonczewski, J. Magn. Magn. Mater., 159, p. L1-L7, 1996. et BergerL. Berger, Phys. Rev. B, 54 (13), p. 9353-9358, 1996. en 1996.

Découverte expérimentale

Vers l'an 2000, l'effet fut découvert expérimentalement par différentes équipes scientifiques à travers le monde, et cela dans différentes configurations de structures nanométriques : à Grenoble par l'équipe de Tsoi, Wider M. Tsoi, Phys. Rev. Lett., 80, p. 4281, 1998. dans des structures sandwich de Co/Cu/Co ; à Cornell par l'équipe de Ralph, Buhrman E. B. Myers, Science, 285 (5429), p. 867-870, 1999. dans des structures sandwich de Co/Cu/Co ; à l'EPFL par l'équipe d'Ansermet, Wegrowe J.-E. Wegrowe, Europhys. Lett., 56, p. 748-754, 2001. dans des nanofils de Ni ; à Paris par l'équipe de Fert J. Grollier, Appl. Phys. Lett., 78 (23), p. 3663-3665, 2001. dans des structures sandwich de Co/Cu/Co ; à IBM Yorktown par Sun J. Z. Sun, J. Magn. Magn. Mater., 202, p. 157, 1999. dans des jonctions tricouches de Mn ;

Explication de l'effet

La théorie de cet effet a été développée sur la base d'une structure dite en vanne de spin en configuration CPP. La conservation du moment cinétique (Slonczewski) ou le couple entre le champ d'échange du ferromagnétique et les moments magnétiques des électrons de conduction (Berger) vont avoir pour effet d'exercer un couple sur l'aimantation de la couche ferromagnétique libre. Ce couple, introduit dans l'équation de Landau-Lifschitz-Gilbert, permet alors de décrire la dynamique de l'aimantation sous l'influence d'un courant polarisé en spin.

Équation de Landau-Lifschitz-Gilbert modifiée

Notes et références

Catégorie:Phénomène physique Catégorie:Ferromagnétisme