Eight Songs for a Mad King (en français, Huit chants pour un roi fou) est un monodrame chanté en anglais, composé par Peter Maxwell Davies (1934-2016) sur le livret de Randolph Staw basé sur des paroles du roi George III, atteint de démence à la fin de sa vie. Cette œuvre d'une grande technicité vocale (incluant des sons multiphoniques) a été créée pour l'acteur et chanteur sud-africain Roy Hart, ainsi que pour l'ensemble de musique de chambre des Pierrot Players. La première représentation a eu lieu le .
Effectif D'une durée d'une demi-heure, la pièce requiert un baryton ayant une maîtrise extraordinaire des techniques de jeu étendues (voir également la section : extended vocal techniques) se déployant sur plus de cinq octaves, et six instrumentistes (ensemble Pierrot et percussions) : Flûte (doublée au piccolo) Clarinette Percussions (un seul instrumentiste) : un sifflet de train, une caisse claire, deux cymbales suspendues, un charleston, deux wood-blocks, une grosse caisse, des chaînes, une crécelle, des toms, un tamtam, un tambourin, un rototom, des jouets émettant des cris d'oiseaux, deux temple-blocks, un carillon à vent, des crotales, des cloches de traineau, un glockenspiel, des barres d'acier, un didgeridoo Piano (doublé au clavecin et au dulcimer) Violon Violoncelle
Structure Les huit chants proviennent d'airs joués par une boîte à musique ayant appartenu à George III, airs qu'il a tenté d'apprendre à chanter à ses bouvreuils : The Sentry (King Prussia's Minuet) [La Sentinelle (menuet du roi de Prusse)] The Country Walk (La Promenade) [La Promenade champêtre] The Lady-In-Waiting (Miss Musgrave's Fancy) [La Dame d'honneur (la Fantaisie de Madame Musgrave)] To Be Sung on the Water (The Waterman) [Être chanté sur l'eau (Le Batelier)] The Phantom Queen (He's Ay A-Kissing Me) [La Reine fantôme (Il m'embrasse)] The Counterfeit (Le Conterfaite) [La Contrefaçon] Country Dance (Scotch Bonnett) [Danse folklorique] The Review (A Spanish March) [L'Examen (une marche espagnole)]
Le discours se présente comme un soliloque du roi, tandis que les six instrumentistes sont placés sur scène (idéalement) dans de grandes cages à oiseaux, et la folie du protagoniste atteint son paroxysme quand celui-ci est censé arracher le violon des mains du musicien et le fracasser.
Édition et représentations La partition est publiée par Boosey & Hawkes, et sa couverture montre des portées disposées comme les barreaux d'une cage à oiseaux (tel un calligramme).
Outre Roy Hart, les représentants de cette pièce ont inclus William Pearson, Michael Rippon, Thomas Meglioranza, Julius Eastman et Vincent Ranallo. Le baryton suédois Olle Persson a exécuté l'œuvre à Stockholm dans les années 1990. Le baryton britannique Richard Suart a joué la pièce à Gelsenkirchen, Milan, Helsinki, Strasbourg, Stavanger et Paris. Le baryton gallois Kelvin Thomas a chanté le rôle au Kammerspiele de Munich en 2011 et dans une production du Music Theatre Wales en 2013.
Liens externes
Peter Maxwell Davies - Eight Songs for a Mad King sur YouTube. Une performance complète en 2012 de Kelvin Thomas et du Psappha Ensemble, supervisée par Sir Peter Maxwell Davies, téléchargée par le Psappha Ensemble. Peter Maxwell Davies - Eight Songs for a Mad King for Baritone and Ensemble (1969) sur YouTube avec partitions.
Catégorie:Opéra en anglais