Balthazar François, marquis de Barthélemy, né le à Aubagne (Provence), mort le à Paris, est un diplomate et homme politique français qui est l'un des directeurs de la première République française. Il est ensuite comte de l'Empire en 1808 puis, sous la Restauration, nommé pair de France et marquis en 1817.

Biographie François Barthélemy est le fils d'Honoré Barthélemy, bourgeois d'Aubagne, et de Gabrielle Jourdan, ainsi que le frère de Joseph Anicet Barthélemy et de l'abbé André Barthélemy de Courcay. Neveu de l'abbé Jean-Jacques Barthélemy, protégé par le duc de Choiseul, il suit avec succès une carrière dans la diplomatie.

Grâce au soutien de l'abbé André Barthélemy de Courcay, il entre très tôt dans la diplomatie. Il occupe différents postes diplomatiques à Vienne, Stockholm et Londres où il est le numéro deux de l'ambassade, d'abord chargé d'affaires du comte Jean-Balthazar d'Adhémar, dont il assure l'intérim lors d'absences pour cause de santé, à l'automne 1784, puis, à partir de 1787 chargé d'affaires et homme de confiance de son successeur le comte de La Luzerne.

Le , il est nommé ministre de France dans les cantons suisses. Il éprouve au départ de grandes difficultés, vu son expulsion de Soleure. Fribourg et Berne refusant de le recevoir, il s'installe à Baden en Argovie. De graves incidents éclatent par ailleurs entre révolutionnaires et régiments suisses. À cela, s'ajoutent la mainmise par la France sur Porrentruy et l'invasion de la Savoie par les troupes révolutionnaires françaises. En dépit de ces événements, il parvient à maintenir des liens diplomatiques entre les deux pays. thumb|Francois Barthélémy|gauche Fin 1794, il est autorisé par les autorités suisses à s'installer à Bâle. Il y participe aux négociations des traités de Bâle. En 1795, il parvient à conclure trois traités : le premier avec la Prusse le , le deuxième avec les Provinces-Unies le , et le troisième avec l'Espagne le . Ces traités visent à mettre un terme à la guerre européenne. Il contribue également aux négociations avec l'Autriche qui aboutissent à l'échange de Marie-Thérèse de France, fille de de Louis XVI et Marie-Antoinette avec des révolutionnaires détenus par les Autrichiens.

Réputé pour sa modération, il quitte Bâle en 1797 pour Paris où il rejoint le Directoire () ; mais cette modération même et les dispositions royalistes qu'on lui suppose, l'en font exclure quelques mois plus tard au coup d'État du 18 fructidor. Déporté à Cayenne, il est bientôt après transféré avec ses compagnons d'infortune dans les déserts pestilentiels de Sinnamary ; en , il parvient à s'échapper et est accueilli en Guyane néerlandaise, où on lui fournit les moyens de se rendre en Angleterre. Il rentre en France après le coup d'État du 18 brumaire perpétré par Napoléon Bonaparte. À l'invitation de ce dernier, il rentre à Paris en . Le (4 pluviôse an VIII), il est nommé membre du Sénat conservateur puis comte de l'Empire par lettres patentes du . Le , il préside la séance du Sénat durant laquelle est proclamée la déchéance de l'Empereur.

S'étant rallié aux Bourbons à la Restauration, il est un des commissaires chargés par Louis XVIII de rédiger la Charte de 1814, puis est nommé pair de France et marquis. Il fait en 1819 une proposition célèbre, qui a pour but de restreindre les droits électoraux.

Sous le ministère Descazes (1819-1820), il prend sa retraite qu'il occupe à classer ses archives.

À la suite de son décès le à Paris, son nom et son titre de marquis passent à son petit-neveu Xavier Sauvaire de Barthélémy, qui siège en 1848 à l'Assemblée constituante.

François Barthélemy a laissé des Mémoires, qui ont trait à sa carrière diplomatique à partir de 1792. Ses archives concernant sa mission en Suisse sont l'objet de six volumes parus entre 1885 et 1910.

Titres Comte Barthélemy et de l'Empire (lettres patentes de , Bayonne) ; Pair de France . (du ) et nommé vice-président de la Chambre des pairs par Louis XVIII; Siégea au Conseil privé à partir de 1815 ; Marquis-pair héréditaire (, lettres patentes du avec transmission à son neveu Xavier Sauvaire de Barthélémy ).

Distinctions Légion d'honneur. : Légionnaire (9 vendémiaire an XII), puis, Commandant (25 prairial an XII, puis, Grand officier (), puis, Grand-croix de la Légion d'honneur () ; Membre de l'Institut Armoiries

Figure Blasonnement Armes du comte Barthélemy de l'Empire

D'azur, à six palmes d'or accolées et passées en sautoir par le pied deux et deux en chevrons renversés ; le franc-canton de sénateur à bordure de sable. Livrées : jaune, bleu, blanc & sable.. Armes du marquis Barthélemy, pair de France

D'azur au rocher d’argent mouvant de la pointe surmonté d’un soleil d’or.

Publications . — Rédigés par Jean-Louis Giraud-Soulavie. — Extrait du Moniteur.

— Publiés par Jean Kaulek et Alexandre Tausserat-Radel. . . . . . . — Publiés par Jacques de Dampierre.

Sources

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Traité de Bâle (5 avril 1795)

Liens externes

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