vignette| Le drapeau de la fierté bisexuelle. Lhistoire de la bisexualité peut se diviser en deux parties, l'histoire pré-moderne et l'histoire contemporaine. L'histoire ancienne et médiévale de la bisexualité se compose d'anecdotes de comportements sexuels et de relations entre personnes de même sexe et de sexe différent. Une définition moderne de la bisexualité commence à prendre forme au milieu du au sein de trois catégories interconnectées : les catégories biologiques, psychiques et sexuelles. Dans la culture occidentale moderne, le terme est d'abord défini comme une personne ayant une capacité d'attraction romantique ou sexuelle pour les hommes et les femmes.... L'utilisation du mot remonte au lorsque le psychologue Allemand Richard von Krafft-Ebing l'utilise pour désigner le sexe des individus qui adoptent selon lui des comportements féminins et masculins. À partir des années 1970, la bisexualité en tant qu'orientation sexuelle distincte gagne en visibilité dans la littérature, le monde universitaire et l'activisme occidental.. Malgré une vague de recherche et d'activisme autour de la bisexualité, les personnes bisexuelles ont souvent été marginalisées dans la littérature, les films et les travaux de recherche et victimes de biphobie.

Les attitudes de la société à l'égard de la bisexualité varient selon la culture et l'histoire ; cependant, aucune preuve substantielle ne montre que le taux d'attraction du même sexe ai beaucoup varié.. Avant la discussion contemporaine sur la sexualité en tant que phénomène associé à l'identité personnelle, les culture antiques et médiévales européennes considéraient la bisexualité comme l'expérience de relations homosexuelles et hétérosexuelles.. Les cultures de la Grèce antique et de la Rome antique admettent que les hommes adultes soient impliqués dans des relations homosexuelles, tant qu'ils prennent le rôle de pénétration.

À partir des années 1970, le mouvement bisexuel se structure aux Etats-Unis puis dans d'autres pays, tandis que se développe une théorie bisexuelle au sein des études LGBT.

Histoire ancienne Les cultures anciennes ont conceptualisé le désir et le comportement sexuel de façon diverses, et les diverses modalités qu'ont prises ces comportements à travers l'histoire sont débattues. Voir aussi A Critique of Social Constructionism and Postmodern Queer Theory... Les relations homosexuelles entre hommes sont plus visibles et répertoriées que celles concernant des relations entre femmes dans la littérature et les textes historiques. Les relations sexuelles entre femmes sont toutefois présentes dans les littératures de la Chine ancienne.

Grèce antique

vignette|upright|Jeune homme et adolescent se livrant à des relations sexuelles intercrurales, fragment d'une coupe attique à figures noires, 550-, Louvre. Les textes religieux de la Grèce antique, reflétant les pratiques culturelles, incorporaient des thématiques bisexuelles. Les sous-textes varient du mystique au didactique.. Les relations homosexuelles entre garçons et hommes dans le cadre des rituels de la Grèce d'avant la ville ont été étudiées et confirmées par des universitaires.. Les relations sexuelles et romantiques entre hommes n'ont pas été enregistrées explicitement dans lIliade ou lOdyssée..

Il n'y a pas chez les Grecs de distinction entre pratiques légitimes et illégitimes, mais un concept d'aphrodisia, soit des actes sexuels qui prodiguent du plaisir, peu importe qu'ils soient pratiqués avec un homme ou une femme. Il y a cependant une notion de sujet (actif) et d'objet (passif) dans la relation entre deux personnes, celle étant objet est nécessairement dominée par l'autre. Cependant Platon et Aristote s'opposent sur la place dévolues aux hommes et aux femmes. Pour Platon hommes comme femmes peuvent être sujet ou objet, alors que pour Aristote la femme est nécessairement passive (objet). Pour les deux philosophes, la hiérarchie masculine est toutefois incontestée.

Rome antique vignette|upright|Pompeii - Terme Suburbane - Apodyterium - Scène V Couple de femmes. Il était socialement acceptable pour un homme romain né libre d'avoir des relations sexuelles avec des partenaires féminines et masculins, tant qu'il assumait le rôle de la pénétration Amy Richlin, (Oxford University Press, 1983, 1992), .. L'acceptabilité morale du comportement dépendait de la position sociale du partenaire et non de son sexe en soi. Les femmes et les jeunes hommes étaient considérés comme des objets de désir acceptables, mais en dehors du mariage, un homme était censé assouvir ses désirs uniquement avec des esclaves, des prostituées (qui étaient souvent des esclaves) et les infâmes. Le sexe ne déterminait pas si le partenaire sexuel d'un homme était acceptable, mais il était considéré comme immoral d'avoir des relations sexuelles avec la femme d'un autre homme libre, sa fille nubile, son fils mineur ou avec l'homme lui-même ; l'utilisation sexuelle de l'esclave d'un autre homme était soumise à l'autorisation du propriétaire. Le manque de maîtrise de soi, y compris dans la gestion de sa vie sexuelle, indiquait qu'un homme était incapable de gouverner les autres ; trop d'inclination pour les plaisirs sensuels était réputé éroder l'identité masculine d'un dirigeant en tant que personne cultivée Catharine Edwards, "Unspeakable Professions: Public Performance and Prostitution in Ancient Rome", in Roman Sexualities, ..

Japon médiéval L'existence d'hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes au Japon est documentée depuis des temps anciens. Il y avait peu de lois restreignant les mœurs sexuelles au Japon avant le début de la période moderne. La sodomie anale est interdite par la loi en 1872, mais la disposition n'est que sept ans plus tard par le Code pénal de 1880 . Les pratiques historiques identifiées par la recherche comme homosexuelles comprennent .

ont noté une forte tradition historique de bisexualité ouverte et d'homosexualité parmi les institutions bouddhistes masculines au Japon. Lorsque le prêtre Tendai Genshin critique sévèrement l'homosexualité, interprètent sa position comme relevant d'une condamnation de pratiques avec un acolyte qui ne serait pas sous son autorité. Faure, Bernard (1998). The Red Thread: Buddhist approaches to sexuality .. droite|vignette| Un wakashū (portant le foulard) donne un baiser en douce à une prostituée dans le dos de son patron. Nishikawa Sukenobu, ca. 1716–1735. Imprimé shunga coloré à la main. Ces pratiques sont relatées dans d'innombrables œuvres littéraires, dont la plupart restent à traduire. Des traductions en anglais sont cependant disponibles pour Ihara Saikaku qui a mis en scène un personnage principal bisexuel dans La Vie d'un homme amoureux (1682), Jippensha Ikku qui a relaté la première relation homosexuelle dans la « Préface » à Shank's Mare (1802 et suiv.) et Ueda Akinari, qui plante un moine bouddhiste homosexuel dans (1776). De même, bon nombre des plus grands artistes de la période, tels que Hokusai et Hiroshige, étaient fiers de documenter de tels amours dans leurs estampes, connues sous le nom d'Ukiyo-e, des images du monde flottant, où ils adoptent un ton érotique, shunga ou images de printemps..

Le Nanshoku n'était pas considéré comme incompatible avec l'hétérosexualité ; des livres d'estampes érotiques dédiées au nanshoku présentaient souvent des images érotiques de jeunes femmes (concubines, mekake ou prostituées, jōrō) ainsi que des adolescents attirants (wakashū) et de jeunes travestis (onnagata). De même, les femmes étaient considérées comme particulièrement attirées par les wakashū et l’onnagata, et on supposait que ces jeunes hommes leur rendraient cet intérêt. Par conséquent, les pratiquants typiques du nanshoku et les jeunes hommes qu'ils désiraient seraient considérés comme bisexuels dans la terminologie moderne..

Chine ancienne vignette|upright|Dong Xian et l'empereur Han Ai. Dans la Chine ancienne, il existe de nombreux documents historiques sur les relations homosexuelles entre personnes de la classe supérieure.. Les écrits sur la sexualité dans la littérature et les documents historiques de la Chine ancienne sont souvent allusifs et implicites, utilisant des phrases et des mots uniquement pour les personnes qui connaissent la culture et les antécédents littéraires.. Des mots comme « Long Yang (龙阳 lóngyáng) » et « tendance masculine (男 風 ; nánfēng) » sont créés pour décrire les hommes qui sont engagés dans une relation sexuelle ou romantique avec d'autres hommes. Bien que les relations lesbiennes soient moins documentées que celles des hommes, il est admis que l'attitude de la société à l'égard des relations homosexuelles entre femmes est plus stable que celle des hommes.. Les personnes qui entretiennent des relations sexuelles ou romantiques avec le même sexe s'engagent généralement également dans des relations hétérosexuelles. Par exemple, les empereurs qui ont des amants ont également des concubines et des enfants de celles-ci.. En outre, le concept d'identité sexuelle n'était pas présent dans la Chine ancienne .

La bisexualité est très présente dans la dynastie Han ; les 10 premiers empereurs sont tous bisexuels, et ont des épouses et des favoris. Une histoire célèbre la passion de la manche coupée, qui a produit le mot décrivant une relation entre hommes , celle de l'empereur Han Aidi et de son amant Dong Xian (董賢). L'empereur, bisexuel lui aussi, était si dévoué à son amant qu'il tenta de lui transmettre le trône. Devant partir un matin tôt, l'empereur Ai coupa soigneusement sa manche, pour ne pas réveiller Dong Xian qui s'était endormi dessus. Les Chinois imiteront cette coupe des manches pour exprimer leur amour aux amoureux du même sexe..

Une des autres chroniques historiques parmi les plus connues sur les relations sexuelles entre hommes dans la Chine ancienne est celle de YuTao (余 桃 yútáo), la pêche restante, documentée dans les Intrigues des États belligérants. Le livre est un recueil d'expressions politiques et de chroniques historiques écrites par Han Fei (280-233 ), un philosophe Chinois. Han Fei documente une anecdote de la relation amoureuse entre Mizi Xia (彌 子 瑕) et le duc Ling de Wey (衛靈公). Mi, trouve une pêche très sucrée dans le jardin ; après l'avoir goûtée, il partage la moitié restante avec l'empereur Ling. vignette|upright|Le duc Ling de Wey (衞靈公). Peinture laquée sur bois, Nord Wei. De plus en plus de visiteurs d'Asie occidentale et centrale affluent en Chine durant la dynastie Tang, et la Chine devient de plus en plus influencée par les pratiques sexuelles venues d'ailleurs. Les compagnes des empereurs commencent à accumuler un pouvoir politique que seuls les compagnons pouvaient obtenir dans le passé. Les relations homosexuelles deviennent plus allusives et moins documentées sous la dynastie Tang. Au début de la dynastie Tang, des histoires au sujet de relations entre religieuses bouddhistes et taoïstes .

Histoire moderne