Thomas de MarleGénéalogie de Thomas de Coucy, dit Tomas de Marle, sur le site Medieval Lands., dit Thomas Feriæ, de la Fère (né vers 1073 et mort en 1130), fils d'Enguerrand de Boves et d'Ade (Adèle) de Marle et Coucy, est sire de Coucy, seigneur de La Fère et de Marle qui lui venaient de son grand-père maternel, Létard (ou Létaud) de Marle (ou de Roucy).
Il participe avec son père à la Première croisade, participe à plusieurs batailles, et s'y couvre de gloire. Il lutte ensuite pour le pouvoir et le contrôle de la commune d'Amiens, où il commet désordres et cruautés. Le roi finit par ordonner son exécution et il meurt au siège de Coucy.
Famille Avant de partir en croisade, Thomas épouse en premières noces Ide de Hainaut (1101), fille de et d'Ide de Louvain, et veuve de Guy de Chièvres. Il a avec Ide de Hainaut deux filles : Ide ou Bazilie qui épouse : en premières noces, Alard, seigneur de Chimay, dont naissent : Gille, Hadevide qui épouse Canon, seigneur de Villers et Ham, puis en secondes noces, Bernard d'Orbais, dont nait : Enguerrand. Béatrice, mariée à , seigneur de Breteuil-en-Beauvaisis dont naissentt : Valéran, seigneur de Breteuil, Érard ou Évrard, comte de Squillace, dans le royaume de Sicile, Hugues de Breteuil.
Vers 1102, il épouse en secondes noces une fille de Roger, seigneur de Montaigu, et d'Ermengarde. Ce mariage est annulé en 1104 pour cause de consanguinité.
En troisièmes noces, il épouse en 1104 Mélisende de Crécy (1114), fille de Guy (1147), seigneur de Crécy, avec laquelle il a : Mélisende de Crécy (ou de Coucy?) (1107 - ) qui épouse : Adelelme, fils d'Adam, châtelain d'Amiens, , sire de Gournay, seigneur de la Ferté, Beaussault et Gaillefontaine, (1110 - 1147/1149), Robert de Boves ( - 1191), sire de Boves et comte d'Amiens. Il épousa Béatrix de Saint-Pol, fille de . La suite des sires de Boves est donnée à l'article Boves. Bonne de Coucy (1125 - ?), elle épousa le chevalier Raoul Le Prévost de Basserode vers 1160 Biographie Thomas de Marle est seigneur de Coucy, Boves, Marle, La Fère, Crépy et Vervins. Sa mère Ade de Marle, connue aussi sous le nom d'Ade (Adèle) de Roucy, est répudiée par son mari pour adultère. Comme la paternité de Thomas est douteuse, son père ne le traite pas vraiment comme son fils et aurait voulu le déshériter.
La Croisade Parti en avec son père pour la Première croisade, Thomas s'y couvre de gloire et participe à plusieurs batailles : le siège de Nicée en ; la Bataille de Dorylée en ; la Bataille d'Al-Bara en ; le Siège d'Antioche en ; en juillet 1099, le Siège de Jérusalem : il est l'un des premiers croisés à entrer dans la Ville sainte.
La lutte entre le père et le fils Rentré au pays, certainement frustré et déçu du peu de profit d'une si longue expédition en Terre sainte, Thomas de Marle, installé dans la forteresse de Montaigu, se met à ravager et dévaster les régions autour de Laon, d'Amiens à Reims.
Enguerrand de Boves, son père, en est fort mécontent et fait le siège de la forteresse avec : , fils d'Hildouin ; André de Roucy, seigneur de Ramerupt, son frère ; Hugues dit le Blanc, seigneur de Laferté ; Robert de Péronne, seigneur de Crespy. Thomas de Marle, averti, s'échappe, part rejoindre Louis, fils du roi , dont il obtient du secours, et fait lever le siège. Mais Thomas perd la forteresse de Montaigu après la dissolution de son mariage avec l'héritière de Montaigu.
La commune d'Amiens En 1113, les habitants d'Amiens obtiennent du roi la permission de s'établir en commune. Avec le soutien de leur évêque, Geoffroy, et du vidame Guermond, ils demandent à Thomas de Marle de les soutenir dans leurs œuvres contre Adam, le châtelain qui tient la Tour du Castillon pour Enguerrand, le comte d'Amiens, père de Thomas. Mais Thomas se réconcilie avec ce dernier et combat à ses côtés contre les habitants d'Amiens. Thomas s'empare des terres et villages avoisinants, commet désordres et cruautés. Sibylle de Château-Porcien, sa belle-mère qui le tient en inimitié, le trahit en avertissant Gormond de Picquigny de ses agissements. Guermond lui tend une embuscade et le blesse grièvement d'un coup de lance dans le jarret. Thomas se réfugie en son château de Marle. Gormond de Picquigny en profite pour attaquer le château où Adam commandait : il obtient le soutien du roi qui lui envoie du renfort et entre dans Amiens le .
La défaite de Thomas de Marle vignette|Pendaison des partisans de Thomas de Marle, conséquemment à leur révolte contre le roi . Enluminure des Grandes Chroniques de France de , vers 1370-1379BnF, département des manuscrits, ms. Français 2813, . Revenu à Marle pour se soigner, Thomas cherche à se venger et fait exécuter Gautier, archidiacre de Laon, demi-frère de Sibylle de Château-Porcien, qui a soutenu le mariage adultérin de sa sœur avec Enguerrand et qui est un des principaux instigateurs de la révolte des Amiénois. Le clergé décide alors de l'excommunier lors d'un synode tenu à Beauvais le .
Comme Thomas continue ses méfaits, le roi est contraint de l'attaquer : il lui enlève les châteaux de Crécy et de Nouvion (-le-Comte, -l'Abbesse ?), et ruine les forts érigés sur les terres appartenant à l'abbaye Saint-Jean de Laon. Le roi assiège ensuite la tour de Castillon (Catillon, Châtillon ?) et la rase après deux ans de siège.
Thomas fait la paix avec le roi contre une grande somme de deniers et la promesse de réparer tous les dommages causés à l’Église.
La perte du comté d'Amiens Après la mort d'Enguerrand de Boves en 1116, le roi confie en 1117 le comté d'Amiens à Adèle de Vermandois de Vermandois, page 86., fille d' et d'Adèle (Alix) de Crépy, elle-même fille de Raoul, comte d'Amiens, Valois et Vexin. Adèle de Vermandois le donne aussitôt en dot à sa fille née d'un second mariage avec , Marguerite de Clermont, mariée à qui prend donc le titre de comte d'Amiens.
Pour se venger du fait que le roi a donné le comté d'Amiens - qui devait lui revenir de droit à la suite de la mort de son père Enguerrand - Thomas s'allie à Baudouin, comte de Hainaut et Hugues, comte de Saint-Pol. En 1130, il tue Henri de Vermandois, seigneur de Chaumont-en-Vexin, fils d'Adèle de Vermandois et frère du comte dit le Vaillant.
La mort du sire de Coucy En , Thomas est grièvement blessé par ledit comte Raoul de Vermandois lors du siège de Coucy ordonné par le roi qui veut en finir avec les exactions de son vassal. Thomas de Marle meurt le . Raoul de Vermandois venge ainsi la mort de son frère Henri. Thomas est inhumé sous la tour de l'église abbatiale de l'abbaye de Nogent-sous-Coucy et son corps y reste jusqu'au , date où il est transféré dans la nouvelle église que son petit-fils a fait construire.
Le chroniqueur de l'époque, Guibert de Nogent, abbé de l'abbaye bénédictine de Nogent-sous-Coucy, dit de lui qu'il fut le plus grand coquin connu de son époque.
Notes et références
Bibliographie Guibert de Nogent, La Vie de Guibert de Nogent, , , . Thierry Dardart, Les pâques sanglantes, Laon 1112, Pour les Siècles des Siècles (br).
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