Fernand Marie Joseph Antoine Lavit, né le à Florensac (Hérault) et mort à Paris le , est un polytechnicien, officier d'artillerie de marine et administrateur colonial français.
Biographie
Fernand Marie Joseph Antoine Lavit, né le Acte naissance AD34 () mariages, décès en mentions marginales à Florensac, est le fils de François Cirice Saint-Alban et de Albanie Rosalie Jeanne Albouy, et le petit fils-d'un couple d'instituteurs.
Carrière militaire
En 1892, conformément à la loi en vigueurLoi du 15 juillet 1889 sur le Recrutement de l'Armée, promulguée au Journal officiel du 17 juillet 1889, ., Lavit « se fait recenser » à ses vingt ans révolus et l'année suivante, le tirage au sort rassemble en janvier-février à Florensac, chef-lieu de canton, tous les jeunes hommes de la même classe recensés dans les communes du canton. Lavit est reconnu bon pour le service et le qu'il tire et qui sert à déterminer l'arme d'affectation le place dans la partie et portion de la liste du recrutement cantonal.. Il se voit attribuer également un degré d'instruction générale égal à cinq qui correspond aux bacheliers ès lettres et aux bacheliers ès sciences.
Lavit poursuit en effet ses études et prépare le concours de l'École polytechnique. Il atteint ses vingt-et-un ans le et est alors dirigé le même jour comme sapeur mineur au régiment du génie à Montpellier pour effectuer son service militaire de trois ans. À l'échéance de la première année, il ne peut bénéficier des dispositions de l' de la loi du sur le recrutement de l'armée. qui lui auraient permis d'obtenir une dispense et d'être envoyé dans ses foyers.
Lavit continue cependant à entretenir ses connaissances pour se présenter au concours de l'École polytechnique où il est reçu en 1896 à vingt-quatre ans en tant que « candidat dit militaire ». Ces candidats, engagés dans l’armée, sont autorisés à se présenter au concours jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans s’ils renoncent à tout emploi dans les services civils.. L'armée le met en congé le avant l'échéance du , et le Lavit signe en tant qu'élève à la Mairie du arrondissement de Paris un engagement de trois ans à compter du pour l'arme de l'artillerie.
Il est affecté à sa sortie en 1898 comme sous-lieutenant à l'artillerie de marine. Après deux ans à l'école d'application de l'artillerie et du génie de Fontainebleau, il est nommé lieutenant au régiment d'artillerie de marine. Envoyé à Madagascar le , il est de retour en et est envoyé au Tonkin l'année suivante le (hors cadre (hors cadre aux travaux publics) où il rencontre sa première épouse avant de rentrer en France le , un an après son mariage. Il a étudié de 1904 à 1909 en Annam, au Laos et au Cambodge un projet de chemin de fer. Pour ces services, le Ministère de la Guerre lui adresse une lettre de félicitations en date du . Il est alors nommé en Afrique équatoriale française le où il étudie en 1911 le tracé d'un chemin de fer pour désenclaver Brazzaville. Il revient le .
Lavit est nommé en 1912 capitaine. Il est mobilisé en 1914 comme chef d'escadron d'artillerie coloniale. Il fait campagne au Cameroun, avant d'aller sur le front en France dans les années 1916-1917.
Il met alors un terme à une carrière militaire qui aura duré dix-neuf ans (service militaire compris) pour entrer dans l'administration coloniale.
Carrière civile Lavit est nommé en 1913 administrateur des colonies de classe. Gouverneur de Guinée en 1919, il est ensuite lieutenant gouverneur du Tchad de 1920 jusqu'en 1923, premier civil occupant cette fonction, avant de devenir directeur des finances. L'année 1929 il part pour le Protectorat du royaume du Cambodge où il devient résident supérieur jusqu'en 1932. Il prend sa retraite en 1933 avec une nomination au grade de commandeur dans l'ordre de la Légion d'honneur. En 1934 il est secrétaire général de l'Association cotonnière coloniale. et occupe des postes d'administrateur dans diverses sociétés liées à la Banque Worms.
Vie privée Lavit se marie en 1908 au Viet-Nam avec Berthe Champoudry, fille de Paul Champoudry premier maire de Đà Lạt et ancien maire de Paris (1894 - 1895). Devenu veuf en 1945, Fernand Lavit épouse en 1948 en secondes noces Elina Olivier dont il divorce en 1954. Il meurt le dans le arrondissement de Paris.
Distinctions Fernand Lavit est nommé chevalier de la légion d'honneur le ; officier de la Légion d'honneur le en tant que Gouverneur de classe, Lieutenant-Gouverneur du Tchad ; commandeur de la Légion d'honneur le en tant que Gouverneur des colonies
Voir aussi
Articles connexes Liste des administrateurs coloniaux au Tchad Liste des Résidents supérieurs (subordonnés aux Gouverneurs-généraux de l'Indochine française)
Liens externes
Fernand Marie Joseph Antoine LAVIT (1872 - 1955 sur Parcours de vies dans la Royale Un tueur de tigres Le petit journal illustré ()
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Administrateur colonial français Catégorie:Personnalité de la colonisation française Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1933 Catégorie:Naissance en novembre 1872 Catégorie:Naissance à Florensac Catégorie:Décès en décembre 1955 Catégorie:Décès à 83 ans Catégorie:Décès dans le 14e arrondissement de Paris