Rui Nogar, pseudonyme de Francisco Rui Moniz Barreto, né le Quelques sources indiquent 1935, mais la date 1932 s'appuie sur des documents d'archives cités par Dalila Cabrita Mateus e Álvaro Mateus, « Nogar, o poeta », in Nacionalistas de Moçambique, Texto editores, 2010, 135 p. et l'interview donnée par Rui Nogar à Patrick Chabal, reproduite dans Vozes moçambicanas : literatura e nacionalidade, Vega, Lisboa, 1994, à Lourenço Marques (auj. Maputo) et mort le à Lisbonne, est un écrivain et homme politique mozambicain.

Biographie Nogar naît le dans la freguesia Nossa Senhora da Conceiçao à Lourenço Marques, de parents tous deux venus de Goa, alors dans l'Inde portugaise Charles J. Borges and Helmut Feldmann (dir.), Goa and Portugal : their cultural links, Concept Pub. Co., New Delhi, 1997, . Après des études primaires et secondaires dans cette ville, il devient employé commercial, puis travaille pour une agence de publicité sud-africaine Colin Darch, « Nogar, Rui (1932-1993) », in Historical Dictionary of Mozambique, Rowman & Littlefield, 2018, .

Il effectue son service militaire à la batterie d'artillerie côtière de Ponta Mahone Dalila Cabrita Mateus e Álvaro Mateus, « Nogar, o poeta », in Nacionalistas de Moçambique, Texto editores, 2010, .

En il se rend à Paris pendant ses congés et y rencontre Noémia de Sousa et son mari Gualter Soares. Ils échangent leurs coordonnées avec le projet de se revoir au retour. Par ce biais, quelque temps plus tard à Lourenço Marques, il est contacté par un responsable du Front de libération du Mozambique (FRELIMO) qui lui demande d'organiser une rencontre avec José Craveirinha. Marxiste convaincu, Nogar commence alors à participer aux activités du FRELIMO.

Il est arrêté à la fin de l'année 1964, soupçonné d'activités subversives, et frappé pendant les interrogatoires menés à la Villa Algarve, siège de la PIDE (Polícia internacional e de defesa do estado). Il est incarcéré à la prison de Machava, d'où il tentera en vain de s'enfuir.

Après l'indépendance (1975), il exerce différentes fonctions, notamment directeur du musée de la Révolution à Maputo et directeur national de la Culture. Il est également Secrétaire général de l'Association des écrivains mozambicains (AEMO), député FRELIMO à la Assembleia Popular, future Assemblée de la République.

Œuvre Il collabore à plusieurs périodiques engagés, tels que O Brado Africano, Itinerario ou Caliban.

Silêncio EscancaradoTraduit en anglais sous le titre : Manifest Silence (1982) est son unique recueil de poèmes et le seul ouvrage publié de son vivant Jaime Rafael Munguambe Júnior, « Silêncio Escancarado do poeta moçambicano Rui Nogar: uma respiração poética rumo à negação do passado , Revista Transas ».

Notes et références

Annexes Bibliographie Patrick Chabal, Vozes moçambicanas : literatura e nacionalidade, Vega, Lisboa, 1994, 349 p. Colin Darch, « Nogar, Rui (1932-1993) », in Historical Dictionary of Mozambique, Rowman & Littlefield, 2018, Russell G. Hamilton, Voices from an Empire : a history of Afro-Portuguese literature, University of Minnesota Press, Minneapolis, 1975, 450 p. Dalila Cabrita Mateus e Álvaro Mateus, « Nogar, o poeta », in Nacionalistas de Moçambique, Texto editores, 2010, ,

Liens externes

Inocêncio Albino, « Se o silêncio for escancarado? », Moçambique para Todos,

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