La princesse Mishaal bint Fahd Al Saoud (en arabe : ; née en 1958 et morte en était un membre de la dynastie saoudienne qui a été exécutée par balle pour adultère en 1977, à l'âge de 19 ans. Elle était une des filles de Fahd ben Mohammed ben Abdelaziz et une des petites-filles du prince , un des frères aînés de Khaled ben Abdelaziz (alors roi) et un des fils du roi Abdulaziz, fondateur de l'Arabie saoudite.
Contexte Sur place, elle tombe amoureuse d'un homme, Khaled al-Sha'er Mulhallal, le neveu d'Ali Hassan al-Shaer, l'ambassadeur saoudien au Liban, et ils entament une liaison.
À leur retour en Arabie saoudite, ils sont accusés d'avoir comploté pour se rencontrer seuls à plusieurs reprises et une accusation d'adultère est portée contre eux. Elle tente alors de simuler sa propre noyade et est surprise en train de fuir l'Arabie saoudite avec Khaled. Bien que la princesse fut déguisée en homme, elle est reconnue par un examinateur de passeports à l'aéroport de Djeddah.
Elle est ensuite renvoyée dans sa famille. En vertu de la charia wahhabite en vigueur en Arabie saoudite, une personne ne peut être condamnée pour adultère que par le témoignage de quatre hommes adultes témoins de l'acte de pénétration sexuelle, ou par son propre aveu de culpabilité en déclarant trois fois devant le tribunal « J'ai commis l'adultère »(D'autres écoles de jurisprudence islamique ou de la charia ont des opinions et des pratiques juridiques différentes de celles-ci.). Sa famille l'exhorte à ne pas se confesser, mais plutôt de promettre simplement de ne jamais revoir son amant. À son retour au tribunal, elle répéte ses aveux : « J'ai commis un adultère. J'ai commis l'adultère. J'ai commis l'adultère. »
Exécution Le , les deux amants sont exécutés publiquement à Djeddah, à côté du Queen's Building dans le parking. Yeux bandés et à genoux, elle est exécutée sur les instructions explicites de son grand-père, un membre aîné de la famille royale, pour le déshonneur qu'elle a apporté à son clan. Khaled, après avoir été forcé de regarder son exécution, est décapité avec une épée par, semble-t-il, l'un des parents masculins de la princesse plutôt que par un bourreau professionnel. Cinq coups furent nécessaire pour la décollation.
Controverse Le producteur de film indépendant est allé en Arabie saoudite et a interviewé de nombreuses personnes sur la princesse. Il a récolté des histoires contradictoires, qui sont ensuite devenues l'objet d'un documentaire britannique, Death of a Princess. Le film devait être diffusé le sur la chaîne de télévision ITV puis un mois plus tard sur la chaîne de télévision publique PBS aux États-Unis. Les deux émissions ont été accueillies par des furieuses protestations suivies par de fortes pressions diplomatiques, économiques et politiques de la part des Saoudiens pour annuler ces émissions. Après avoir échoué à faire annuler l'émission britannique, le roi Khaled a expulsé l'ambassadeur britannique en Arabie saoudite.
En , l'attention s'est ensuite portée sur PBS, où les employés ont subi un mois de pression croissante de la part d'entreprises et de politiciens. Un important sponsor de PBS, la Mobil Oil Corporation, a publié une annonce pleine page dans le New York Times pour opposer au film en déclarant qu'il mettait en péril les relations américano-saoudiennes. Après un certain retard, l'émission a finalement été diffusée par PBS World dans la plupart des États-Unis le , bien que certaines stations PBS ne l'aient pas fait. Par exemple, en Caroline du Sud, l'affilié de PBS a annulé la diffusion du film, une décision influencée par le fait que l'ambassadeur américain de l'époque en Arabie saoudite, , avait été auparavant le gouverneur de l'État. Le docudrame a été diffusé aux États-Unis dans le cadre d'un programme hebdomadaire de PBS intitulé World. Ce programme est devenu plus tard connu sous le nom de PBS Frontline. Death Of A Princess a de nouveau été diffusé sur Frontline en 2005, pour commémorer le 25e anniversaire de la diffusion originaleSouth Carolina public TV cancels 'Death of Princess', Wilmington Morning Star, 4 May 1980.
Khaled ben Abdelaziz, roi de l'Arabie saoudite à l'époque, a dit avoir offert onze millions de dollars au réseau pour supprimer le film.
Selon le réalisateur Antony Thomas, il n'y a eu ni procès ni exécution officiel :
David Fanning, co-scénariste et producteur exécutif de Death of a Princess, a ajouté :
Notes et références
Voir aussi Exécutions en Arabie saoudite Manifestations saoudiennes de 2011 Dina Ali Lasloom
Samar Badawi Hamza Kashgari Manal al-Sharif
Liens externes The Qatar Diary - Mort d'une princesse - 10/08/05 Princesse exécutée pour s'être enfuie Article dans The Observer,
Mishaal Catégorie:Violence contre les femmes en Arabie saoudite Catégorie:Personnalité féminine saoudienne Catégorie:Naissance en 1958 Catégorie:Décès en juillet 1977 Catégorie:Condamné à mort exécuté au XXe siècle Catégorie:Condamné à mort exécuté en Arabie saoudite Catégorie:Condamné à mort exécuté par arme à feu Catégorie:Princesse du XXe siècle Catégorie:Princesse saoudienne Catégorie:Condamnée à mort exécutée