La paix d’Alès ou édit de grâce d'Alès ou édit d'Alès, promulguée par le roi de France le , est un édit de tolérance accordé aux protestants du royaume de France à la suite du siège d'Alès (actuel département du Gard), dernier épisode de la période des rébellions huguenotes (1620-1629). Cet édit modifie de façon notable, de façon défavorable pour les protestants, l'édit de Nantes, accordé en 1598 par Henri IV, le père de Louis XIII.

Contexte historique En 1628, les protestants ont subi une défaite majeure à La Rochelle, prise après un siège de plus d'un an (1627-1628). En 1629, l'armée royale reprend le contrôle des dernières villes insoumises, notamment Privas () et Alès (), qui capitule au bout de neuf jours.

La reddition de ces deux villes met fin aux rébellions du Vivarais.

Circonstances de la publication de l'édit

Le 1629 au matin, la ville d'Alès, défendue par seulement sous le commandement du duc Henri II de Rohan et de son frère Benjamin de Rohan, duc de Soubise, fait sa reddition (acte de capitulation d'Alès« Capitulation de la ville d'Alletz », sur la page de l'exposition La paix d'Alès, 18/40.)

fait son entrée à la tête de ses troupes par la porte de la Roque, accompagné par le cardinal de Richelieu en tenue militaire. Les huguenots sont alors autorisés par le roi à partir pour Anduze contre la promesse expresse de ne plus prendre les armes contre lui.

Le 1629, . L'édit est signé par le roi le au camp de Lédignan, près d’Alès, puis enregistré par le Parlement de Toulouse le suivant, 23/40..

Contenu Sur le plan politique, l’édit d’Alès supprime le privilège accordé aux protestants par l'édit de Nantes de tenir des assemblées politiques, ce qui implique concrètement la fin du parti huguenot.

Sur le plan politico-militaire, l'édit met fin au système des places de sûreté protestantes et exige le démantèlement de trente-huit fortificationsH. Duccini, section « Louis XIII », Journal de la France, Paris, Gallimard ; V. Gourdon, Histoire moderne, Paris, CNRS, EU, 2007..

Sur le plan religieux, l'édit d'Alès confirme la tolérance du culte protestant (dans certaines limites) établie par l’édit de Nantes, mais rend aux catholiques la liberté de culte dans les territoires réservés au culte protestantCette restauration avait été déjà imposée, d’abord au Béarn, par l’édit de Pau le 20 octobre 1620, et, par la suite, à La Rochelle qui capitula le 28 octobre 1628..

Le protestantisme est donc toujours toléré, mais dans des conditions nettement moins bonnes qu'après 1598. Il est désormais à la merci de la bonne volonté du roi et de son entourage.

Textes Le préambule de l'édit est le suivant : La Paix d'Alais ou Édit de Grâce de 1629 .

La paix d'Alès dans la culture Un tableau de Louis François Cabanes (1867-1947), « Signature de la paix d'Alais (1629) », exposé dans l'escalier de la mairie d'Alès, représente l'épisode de la signature de l'édit comme ayant lieu en ville, en présence du duc Henri II de Rohan, chef du parti protestant. Mais cela ne correspond pas complètement à la réalité historique, le duc de Rohan n'était plus à Alès le jour de la signature.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Exposition La Paix d'Alès ou Edit de grâce de 1629, en ligne sur le site de la ville d'Alès.

Articles connexes Chronologie de la guerre de Trente Ans Révocation de l'édit de Nantes (édit de Fontainebleau, 1685)

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