Jean Martin, né le , est un médecin suisse, ancien médecin cantonal vaudois (1986-2003). Il est connu pour ses prises de positions publiques, notamment en faveur de la santé publique.
Biographie
Débuts
Jean Martin naît le .
Le père de Jean Martin, vigneron propriétaire du domaine des Abbesses à Échandens, fut aussi syndic de ce village entre 1944 et 1976, soit durant plus de trente ans. Il donnait ainsi l'exemple d'un fort attachement au bien commun. Adolescent, Jean Martin a été en outre marqué par le scoutisme et par son engagement dans une association de Jeunes Protestants. Dans le cadre de ses études de médecine à l'Université de Lausanne (diplôme en 1965, diplôme de médecine tropicale de l'Institut tropical suisse de Bâle, en 1967, doctorat en 1969), il s’est rapidement orienté vers la médecine publique et le traitement des problématiques sociales, éthiques, morales et économiquesArchives cantonales vaudoises, Introduction à l'inventaire du fonds Jean Martin, PDF..
Carrière médicale
En début de carrière, Jean Martin accumule les expériences dans divers pays : au Pérou dans l'hôpital de brousse de Pucallpa (1968-1970), en qualité de directeur médical par intérim de l’Hospital Amazonico ; à la Faculté de santé publique de l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, en Caroline du Nord (1971), où il mène des études de santé publique couronnées d'un Master of Science in Public Health ; en Inde, à New Delhi (1972-1973), comme médecin de l'OMS au Bureau régional de l'OMS pour l'Asie du Sud-Est ; et finalement en Afrique tropicale, au Centre universitaire des sciences de la santé à Yaoundé au Cameroun (1974-1976), comme directeur local d'un projet de formation en santé publique de l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill.
De retour en Suisse, il entre en 1976 au Service de la santé publique du canton de Vaud, d'abord en qualité de médecin cantonal adjoint, puis de médecin cantonal vaudois (1986-2003). Sa carrière est marquée notamment par la bataille contre le SIDA. Une autre étape importante a été sa participation, comme membre de la délégation suisse, à la Conférence d'Alma Ata, en 1978. Il a y contribué au développement du concept de « Soins de santé primaires », une charte définissant les soins élémentaires de base auxquels tout citoyen du monde devrait avoir accès, indépendamment de sa situation socio-économique et du pays où il vit. Parallèlement, il est privat-docent à la Faculté de médecine de l'Université de Lausanne dès , donnant un cours sur le thème « Problèmes de santé publique et implications éthiques ».
Parcours politique et associatif
En politique, Jean Martin, radical de gauche, dénonce les excès du néolibéralisme en s'engageant à l’échelon communal et cantonal. Membre du Conseil communal d’Échandens depuis 1978, il préside cette assemblée en 1988-1989 ; il participe aux travaux de l'Assemblée constituante vaudoise (1999-2002), puis est député du Parti radical-démocratique au Grand Conseil du Canton de Vaud (2002-2007).
Dès 1999, il est membre correspondant de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier. Engagé dans les problématiques liées au développement, il siège durant dix-sept ans au comité de Swissaid, a soutenu activement l’association Helvetas et a été nommé par le Conseil fédéral, en 2001, au sein de la Commission nationale d'éthique pour la médecine humaineCommuniqué de presse mai 2002 . Il a présidé, entre 2004 et 2013, la section vaudoise de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA-Vaud)Fonds d'archives PP 923.
Enfin, sur le plan médiatique, Jean Martin a publié plus de , tout particulièrement dans le Bulletin des médecins suisses, avec un intérêt marqué pour des sujets de santé publique, de développement, de médecine sociale et préventive. Ainsi, il s'est exprimé sur la question du suicide assisté., d'allaitement maternel., d'éthique.., de bioéthique.. Il s'est aussi imposé comme un habitué de la rubrique « Opinion » du quotidien , sans compter de nombreuses autres publications (dont la Revue médicale suisse).
Jean Martin a fait en 2023 l'objet d'un portrait filmé dans la série Plans Fixes, où ce chrétien engagé et humaniste soucieux du bien commun évoque ses prises de position pour la santé publique et son combat à l’apparition du Sida. Ce film est complété d'un "bonus" sur le thème de la santé publique.
Il est membre ou préside de nombreuses associations, dont le conseil de fondation de Swissaid, organisation suisse de développement (1985-2017). Famille Jean Martin épouse en 1966 Laurence Monod, animatrice d'associations, notamment de « Grands-parents pour le climat ». Ils sont parents de trois enfants, dont Antoine Martin (1969-), économiste. Senior Vice-President depuis 2016 à la Federal Reserve Bank of New YorkServan Peca, « Le Vaudois qui bat la mesure à Wall Street », Le Temps (Économie & Finance), 27 septembre 2019 et Federal Reserve Bank of New York ., ce dernier est nommé en par le Conseil fédéral à la direction générale de la Banque nationale suisse, où il prend dès 2024 la tête de la division marchés monétairesLe Temps, Aline Bassin, "Antoine Martin, de la Fed à la BNS", 23 septembre 2023..
Publications . . . . . . . . . . . . . . . .
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Références
Annexes
Archives
Jean Martin, médecin humaniste, RTS, Le grand entretien, , 53 min. .
Bibliographie .
Filmographie Jean Martin. Médecin de santé publique. "J'aime ce monde, il faut le changer" (interlocuteur Jacques Poget), Plans Fixes (2023)
Liens externes
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