La famille de Reversat de Célès de Marsac est une famille subsistante de la noblesse française, originaire du Gévaudan.
Elle compte parmi ses membres des trésoriers généraux de France à Montpellier et grand voyer de la généralité de Montpellier dont l'un fut intendant des gabelles du Languedoc, trois conseillers au parlement de Toulouse, un secrétaire général de préfecture à Toulouse, des maires de Marsac, un conseiller général et une Solitaire de Port-Royal des Champs, la dernière.
Histoire vignette|redresse|La ville de Mende. vignette|redresse|Toulouse, ville parlementaire. La famille Reversat est au début du une famille d'ancienne bourgeoisie de la ville de Mende. Jean et Melchior Reversat vivent à Mende en 1590 où Melchior Reversat est deuxième consul en 1592. Celui-ci était le patron de la chapelle du Saint-Sépulcre en l'église Saint-Gervais.
La filiation suivie remonte à Melchior Reversat, bourgeois et premier consul de Mende en 1617 qui achète la seigneurie de Pailherets cette même année..
La famille se fixe à Toulouse vers 1680 avec son arrière petit-fils Nicolas de Reversat de Célès. Celui-ci est conseiller au parlement de Toulouse de 1681Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2002, page 162. à 1731, et son fils, François-Melchior de Reversat de Célès (1700-1772), occupa la même charge au même parlement depuis 1719. En 1741 il devient seigneur de Marsac, par héritage de Mathias d'Auterive, cousin de sa mère Marie-Thérèse d'Auterive, seigneur de Marsac ; . Il fut nommé conseiller d'honneur en 1754. La charge de conseiller au parlement de Toulouse donnait la noblesse à l'issue de deux générations consécutives dans la charge (noblesse graduelle)François Bluche et Pierre Durye, L'anoblissement par charges avant 1789, ICC, page 73, 1998., ainsi la famille de Reversat de Célès de Marsac accéda à la noblesse.
Cette famille compte parmi ses membres trois conseillers au parlement de Toulouse : Nicolas (1681-1731), Melchior (1719 et termine conseiller honoraire de la grand chambre du Parlement), Pierre-Marie Emmanuel (1763 jusqu'à la Révolution française) qui périt sur l'échafaud révolutionnaire à Paris.
En 1789, elle est représentée aux assemblées générales de la noblesse tenues à Toulouse et à Muret.
Le à Toulouse Victor de Reversat de Marsac (1784-1870), dit « marquis de Marsac », secrétaire général de la préfecture de Haute-Garonne, épouse Marie Françoise Bénédicte Sainte-Croix Lacroix. Celle-ci fut d’abord membre d'un groupe janséniste convulsionnaire à Toulouse sous le nom de « sœur Françoise », puis après son mariage, elle prit la direction spirituelle d’une petite communauté janséniste établie au château de Marsac (Tarn-et-Garonne). Elle meurt le à Marsac (Tarn-et-Garonne). Leur fille cadette, Perpétue (1845-1932), mariée au « vicomte » d'Aurelle de Paladines, veuve sans descendance en 1871, passe les 35 dernières années de sa vie comme « dernière Solitaire de Port-Royal » de 1897 à 1932 ; .
Filiation Ci-dessous, une filiation simplifiée de la famille de Reversat de Célès de Marsac:
Personnalités Nicolas de Reversat de Célès, conseiller au parlement de Toulouse de 1681 à 1731. Melchior de Reversat de Célès de Marsac ( -1772), conseiller au parlement de Toulouse depuis 1719, conseiller d'honneur en 1754 Pierre-Marie Emmanuel de Reversat de Célès de Marsac (1743-1790), seigneur de La Salvetat-Saint-Gilles et de Marsac, conseiller au parlement de Toulouse (1743-1790), arrêté sous la Révolution, emprisonné à Paris, jugé et guillotiné le Liste alphabétique des Guillotinés pendant la Révolution française Répertorié sous REVERSAC., inhumé au cimetière de Picpus. Perpétue de Marsac (1845-1932), Dernière Solitaire à Port-Royal-des-Champs.
Possessions Château de La Salvetat-Saint-Gilles (Haute-Garonne) et des terres environnantes (1729).. Seigneurie de Marsac (Tarn-et-Garonne) (1741). Le château de Marsac est une propriété privée qui ne se visite pas... Seigneurie de Poupas (Tarn-et-Garonne) (1756). Château de Reynerie à Toulouse (Haute-Garonne) (de ~1760 à 1781). Château du Rieutort et son haras à Roquelaure (Gers) (1781). Château de Labastidevoir les noms des propriétaires successifs à gauche de la quatrième photo . à Labastide-Beauvoir (Haute-Garonne) (début à 1869). Trois immeubles à Toulouse : 42 rue Pharaon (fin à 1830), 11 place Saint-Étienne (début à après 1869), 8 rue des Renforts (vers 1830 à après 1869).
À la veille de la Révolution, la famille possédait quarante métairies de vingt à trente hectares chacune, réparties dans la Lomagne gersoise et tarn-et-garonnaise.
Chapelle funéraire familiale left|70px|vignette.
Chapelle funéraire des familles d'Aurelle de Paladines et de Reversat de Marsac depuis 1871 jusqu'à nos jours au cimetière communal de Marsac (Tarn-et-Garonne).
Armes et titres vignette|280x280px|Armoiries de la famille de Reversat de Célès de MarsacAuteur : Arnaud Bezard-Falgas.. D'azur, au chevron d'or chargé de roses de gueules, accompagné de trois lions rampants du même, posés deux en chef et un en pointe.
Supports : deux lions. Timbre : couronne de comte. La famille de Reversat de Célès de Marsac n'est pas titrée, mais ses membres portent depuis le des titres de « marquis de Marsac » et de « comte de Marsac » (titres de courtoisie).
Louis de La Roque dans Catalogue des gentilshommes de Languedoc rapporte : « Pierre Marie Emmanuel de Reversac de Célès, comte de Marsac et de PouparCoquille d'imprimerie : il s'agit de Poupas, seigneurie voisine de celle de Marsac dans le Tarn-et-Garonne marquis de Roquelaure, seigneur de la Brée et du Grazan, baron de Roquefort et de Boussens, conseiller au parlement de Toulouse en qualité de père et légitime administrateur de la personne et des biens de Jean-Gabriel-Prosper de Reversac de Marsac, son fils, marquis de Pezennes, baron de Montesquieu. ».
Alliances Les principales alliances de la famille de Reversat sont : Gleize, Vivian, de Chevalier (1628), de Chastel de Condres, Borne, Gisquet, de Retz (1653), de La Croix de Candillargues (vers 1685), d'Auterive (1693), de Girard (1734), de Roquefeuil (1770), d'Anceau, de Lingua de Saint-Blanquat, de Vignes de Puylaroque (1773), Lacroix (1835), d'Aurelle de Paladines (1859), Massoc-Mandre (1862), de Saint Jean de Belleud (1864), Saint-Côme (1864), Bluem (1889), Gayraud (1893), de Martin de Viviés (1893), Barbara de Labelotterie de Boisséson (1907), Simon (1922), de Petichet (1927), Touge (1931).
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie Vicomte de Lescure, Armorial du Gévaudan, 1929, pages 715-717 : généalogie de la famille de Reversat (lire en ligne). Alphonse Brémond, Armorial Toulousain, 1869 (lire eb ligne).
Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante, 2002 et 2007. Armand Boutillier du Retail, Mercure de France, 1933, pages 104-112 : La Solitaire de Port-Royal (lire en ligne).
Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Armorial des familles du Languedoc Liste des familles subsistantes de la noblesse française d'Ancien Régime (L à Z) Guillaume Dubarry
Catégorie:Famille noble française Catégorie:Famille noble du Vivarais et du Gévaudan