Le mémorial Albert s'élève à la pointe de l'île Monsin qui sépare la Meuse du canal Albert en aval de Liège. Il est inauguré par Léopold III au mois d' en souvenir d'Albert , qui avait lui-même inauguré les travaux du canal le . L'architecte est Joseph Moutschen.

Île Monsin L'île s'étend sur deux hectares au-delà du pont Marexhe. Le relief est plan à l'exception du phare auquel est adossée la statue du roi Albert à qui l'on doit l'initiative du canal.

Parti architectural L'élément dominant du mémorial est le phare de 42 mètres de haut et la grande statue du roi Albert , mais de manière à augmenter le symbole, l'aménagement de la presqu'île requiert également une attention particulière de l'architecte et ce jusqu'au pont Marexhe qui en est le point d'accès. La différence de niveau entre le pont Marexhe et la presqu'île est rattrapé par un mur de soutènement. Ce mur d'appui s'ouvre sur une large esplanade qui mène au phare. Ce mur est gardé par deux grandes statues des sculpteurs Robert Massart et Louis Dupont représentant un débardeur et un puddleur. La statue du roi Albert est, quant à elle, l'œuvre du sculpteur belge Marcel Rau. Le phare en lui-même se présente sous la forme d'une tour rectangulaire en haut de laquelle on trouve une cage vitrée. La tour est d'une grande simplicité de manière à laisser l'intérêt à la statue du roi Albert . La décoration architecturale et la gravure du schéma du canal sont de Oscar Berchmans. Enfin, le gros œuvre a été confié à la société anonyme Bémat de Liège.

Contexte historique L'île Monsin est initialement un marécage. À l'époque, ce petit territoire est très régulièrement inondé à chaque crue du fleuve. Liège ne bénéficie alors d'aucun véritable port et doit se contenter, dans les années 1930, de 8 quais aménagés en bord de Meuse, ce qui est peu compte tenu de l'industrialisation de la région. C'est en 1936 que la décision est prise d'offrir à Liège un port autonome, en parallèle avec la construction du canal Albert. À la mort du roi Albert , qui a inauguré les travaux, on décide d'installer un mémorial sur l'île. Le phare comporte un fanal avec feu à trois oscillations. Autrefois, il servait de balise pour l'aviation de nuit. Le monument comporte, au-dessus de la porte d'entrée du phare, l'inscription de la devise nationale « L'union fait la force » ainsi qu'un lion héraldique. Un ensemble monumental de cette importance fut étudié pour conserver sa pérennité. Ainsi les accessoires ont volontairement été réduits au minimum.

Procédés de construction La pierre utilisée en parement sert de coffrage pour le béton structurel. Les fondations comportent 435 pieux de 7 mètres de long. L'ossature du phare est en béton armé.

Matériaux Les matériaux présents sur le site sont au nombre de trois. Le verre, le bronze et le granit. Le granit est issu des bassins d'exploitation liégeois et hennuyer. Près de de pierre sont utilisés pour l'ensemble du mémorial, ce qui en fait, à l'époque, la plus grande utilisation de pierre bleue que l'on connaisse pour des ouvrages de ce type.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie La technique des travaux, le musée des travaux publics, , p. 555-558 (Archives du GAR Liège)

Articles connexes Canal Albert Joseph Moutschen

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