Céleste-Thérèse Couperin, couramment nommée Céleste Couperin (Paris, - Paris , Acte de décès (à 67 ans) à Paris , n° 197, vue 26/31.), est une musicienne française, principalement connue pour être la dernière représentante de la célèbre famille Couperin de compositeurs et organistes.
Fille unique de Gervais-François Couperin et de son épouse Hélène Narcisse Frey, elle naît en 1793 à Paris, peu après le mariage de ses parents en décembre 1792. Suivant la tradition familiale séculaire, elle reçoit une éducation musicale poussée, aussi bien en piano et en orgue qu'en chant, ce qui la conduit à devenir une musicienne accomplie. Aussi son père lui dédit-il en 1810 un Caprice ou Pot-pourri sur les airs de Cendrillon de Nicolo pour piano.
À la mort de son père le 11 mars 1826, elle le remplace quelques mois à la tribune de l'orgue de l'église Saint-Gervais dont les membres de sa famille étaient titulaires depuis plus de 170 ans. Première femme à occuper ce poste, elle ne le conserve que quelques mois en tant que suppléante, avant que Jean-Baptiste Nicolas Marrigues n'en soit nommé titulaire. Également suppléante de l'orgue de l'église Saint-Jean-Saint-François à la suite de la mort de son père, elle conserve ce rôle plus longtemps, jusqu'à la fin de l'année 1829.
Ce poste au salaire modeste ne suffit toutefois pas à assurer sa subsistance et celle de sa mère. Qui plus est, il semblerait que les musiciens recrutés par Céleste Couperin pour la remplacer lorsqu'elle ne peut assurer son service soient d'un niveau médiocre, ce qui conduit la paroisse à mettre fin à son emploi.
La famille Couperin doit donc trouver d'autres moyens de subvenir à ses besoins. Aussi Céleste et sa mère quittent-elles Paris en 1830 pour s'installer à Beauvais, région où la famille Couperin jouissait d'une bonne réputation. Céleste y donne des cours de piano et de chant jusqu'en 1843. vignette|Portrait présumé de François Couperin : l'un des deux tableaux de famille qu'Hélène Frey vend en 1848 pour subvenir à ses besoins et ceux de sa fille. vignette|Claude Lefebvre, Charles Couperin et la fille du peintre : l'un des deux tableaux de famille vendus par Hélène Frey en 1848. S'installant à partir de cette date à Belleville, Céleste et sa mère tombent dans un dénuement extrême, au point de solliciter en 1847 une aide de l'état, car elles sont "tout à fait ruinées", du fait notamment d'un manque d'un manque d'élèves : Hélène Frey propose de vendre aux Musées royaux deux tableaux des ancêtres de son mari. Du fait de la Révolution de 1848, cette transaction prendra plus d'un an à se réaliser, ce qui achèvera de ruiner Céleste et sa mère. vignette|Début de la partition Hommage à son Altesse Royale Madame, Duchesse d'Angoulême, seule pièce de Céleste Couperin qui nous soit parvenue Céleste s'éteint donc dans le dénuement le 14 février 1860. Avec elle disparaît le nom des Couperin. Son acte de décès, établi le lendemain, indique qu'elle était sans profession. Sa mère meurt moins de trois ans plus tard, le 5 décembre 1862.
De sa main ne subsiste aujourd'hui qu'une seule œuvre datant de 1815, une pièce pour voix et piano dédiée à Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI : Hommage à son Altesse Royale Madame, Duchesse d'Angoulême.
Notes et références
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