La Compôte, nommée parfois localement La Compôte-en-Bauges, est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Commune de montagne du massif des Bauges et à ce titre membre du parc naturel régional du massif des Bauges. Géographie Situation La commune de La Compôte est située dans le massif alpin des Bauges, à l'est de Chambéry dans le département de la Savoie.

Commune de moyenne montagne dont l’altitude varie de 662 à en contrebas du mont Colombier () au sud, son territoire s'étend sur et est la seule commune du massif des Bauges à n’être constitué que d'un seul tenant constituant son chef-lieu..

Ce chef-lieu est situé au nord du territoire communal, le long du torrent Le Grand Nant et à proximité du Chéran dans lequel se jette le premier en contrebas du chef-lieu.

Enfin, la commune fait partie du parc naturel régional du massif des Bauges...

Communes limitrophes La Compôte compte six communes limitrophes, toutes situées dans le massif des Bauges. L'une d'entre elles, Aillon-le-Jeune, n'est limitrophe que par un quadripoint au mont Colombier. vignette|redresse|gauche|La Compôte et les communes voisines.|alt=Carte montrant La Compôte et les communes voisines.

Voies de communication et transports La commune de La Compôte est traversée à proximité de son chef-lieu par l’ancienne Route nationale 511, aujourd'hui Route départementale 911, traversant les Bauges de Grésy-sur-Aix au nord d'Aix-les-Bains, à Saint-Pierre-d'Albigny au sud-ouest d'Albertville. Arrivant du Châtelard par le pont d'Escorchevel sur le Chéran, elle rejoint ensuite École et Sainte-Reine avant de quitter le massif par le col du Frêne.

Le chef-lieu est pour sa part traversée par la route départementale 60 qui se sépare de la RD 911 et rejoint la commune de Doucy-en-Bauges située plus au nord.

En matière de transport ferroviaire, les gares ferroviaires les plus proches sont celles de Chambéry, d'Aix-les-Bains (desservies par TGV depuis et vers Paris) et de Saint-Pierre-d'Albigny.

Pour le transport aérien, l'aéroport le plus proche est l'aéroport de Chambéry - Savoie, mais les aéroports internationaux de Lyon et Genève sont situés à une centaine de kilomètres chacun.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lescheraines à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , La Compôte est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (72,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (72,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,3 %), prairies (21,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,2 %), zones urbanisées (5,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (4,3 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Toponymie La commune porte le nom de La Compôte ou Compôte-en-Bauges... Le toponyme proviendrait d'un patronyme, qui en latin , désignerait quelque chose de « bien rangé, bien orné, sage, prudent »Chanoine .. Il pourrait sinon provenir de l'ancien français compost, que l'on retrouve également dans le hameau de Compois sur le territoire de la commune suisse de Meinier, et qui désigne un .

La première mention du nom remonte vers 1090 avec Composta, selon Samuel Guichenon (). Au , le village est désigné sous le vocable Parrochia de Composte.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit La Konpta, selon la graphie de Conflans..

Histoire

Seigneurie Le village abritait autrefois un château qui appartint à la famille noble de la Compôte, avant de passer, en 1520, à la famille de Lescheraine, qui le conserva jusqu'au début du . D'autres familles seigneuriales, notamment celles du Châtelard et de Montmayeur, possédèrent également des biens sur la commune.

Le , les neuf feux (foyers) que comptait alors la Compôte obtinrent du prince Louis de Savoie, moyennant une introge de vingt-et-un florins d'or et une redevance annuelle de quatre deniers forts par feu, le droit de chasse, de pêche et de coupe de bois de service dans le mandement du Châtelard.

Hameaux À la fin du , la commune ne comprenait que le village et deux maisons isolées : les moulins de Tartelles et de la Rave (ou Saint-Claude), situés sur la route reliant le Châtelard à École.

Économie rurale L'élevage bovin a longtemps constitué la principale ressource de la commune. En 1773, le secrétaire du conseil, J.-F. Carrier, décrivait ainsi cette activité dans un rapport à l'intendant de Chambéry : les vaches, gardées à l'étable l'hiver et menées en alpage l'été, étaient engraissées puis vendues au boucher une fois vieilles ; les veaux étaient vendus jeunes tandis que les génisses étaient conservées et soigneusement élevées pour le renouvellement du troupeau — « les vaches font le principal revenu de la paroisse ». Le troupeau comptait alors deux cent soixante bovins (1772).

L'évolution du cheptel de la commune, telle que rapportée par Morand, est la suivante :

+ Cheptel de la Compôte, 1561-1889 Année Bovins Ovins Caprins Porcins Chevaux Mulets 1561 197 159 221 – – – 1755 250 137 (ovins et caprins réunis) 33 – – 1776 353 37 123 61 – – 1881 512 1 80 40 16 22 1889 555 5 145 105 12 25

Patrimoine religieuxInventaire raisonné des édifices religieux des diocèses de Chambéry, Maurienne et Tarentaise par Michèle Brocard Église Sainte-Catherine-d'Alexandrie

La paroisse de La Compôte, placée sous le vocable de sainte Catherine d'Alexandrie, est attestée depuis le et a connu trois édifices successifs.

Un édifice médiéval (XIe-XVIIe siècle) La plus ancienne mention connue de l'église remonte à 1022, dans un acte passé devant notaire concernant les droits du curé du lieu. Les visites pastorales des décrivent une petite paroisse (une quinzaine de « feux » en 1411, une quarantaine en 1581) dotée d'autels latéraux dédiés à saint Antoine puis à saint Sébastien. En 1606, le futur saint François de Sales, alors évêque de Genève, y effectue une visite pastorale et dénombre trois autels latéraux placés sous le patronage de familles notables du lieu. Une sacristie est édifiée en 1670. Selon des descriptions plus tardives, cette première église comportait une nef basse et étroite, une large tribune s'avançant jusqu'au milieu de l'édifice et une voûte gothique jugée élégante malgré l'exiguïté du bâtiment.

Agrandissement de 1676 En 1676, des maçons du Châtelard et de Chambéry transforment l'église gothique : la nef est allongée, une porte de style toscan et de nouvelles fenêtres en pierre de taille sont percées, et la voûte est reprise « en bonnet de prêtre ». L'inventaire du mobilier de 1745 mentionne notamment des calices et objets liturgiques en argent ainsi que trois bustes-reliquaires dorés. Dès 1820, la croissance de la population conduit l'évêché à constater la nécessité d'un édifice plus vaste.

L'église actuelle (1827-1834) La reconstruction est confiée à l'architecte Bernard Trivelli, qui dresse les plans en 1827 ; l'ancienne église est démolie et le nouvel édifice, perpendiculaire au précédent, est réceptionné en 1831 pour un coût d'environ . Il comprend une nef de trois travées, une façade à pilastres percée d'un oculus, et un maître-autel en maçonnerie imitant le marbre. L'église est consacrée en 1834 par Mgr Martinet. Un nouveau clocher, œuvre de l'architecte chambérien Pierre-Louis Besson, est construit isolément en 1841 sa toiture étant couverte en ardoises.

Au cours de la seconde moitié du , l'édifice est enrichi de vitraux (1858, 1869), d'un maître-autel en marbre financé par souscription publique (vers 1879-1882) et de deux cloches fondues en 1884 à la fonderie Paccard d'Annecy. Au , une importante restauration est menée entre 1955 et 1960 par l'architecte montmélianais Albert Serraz.

Politique et administration Administration municipale

Liste des maires

Population et société Démographie Les habitants de la commune sont appelés les Compôtains.

Enseignement La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Médias

Cultes

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Le tavalan est une particularité du village, il s'agit d'un tronc de sapin courbé qui soutient un balcon en façade pour stocker les fagots de bois.

Les grangettes à foin sont également une curiosité de ce village. Elles sont construites dans la vallée à distance du village pour y stocker le foin et éviter le risque d'incendie.

Personnalités liées à la commune Roger Fressoz (1921-1999), ancien directeur du Canard enchaîné.

Voir aussi Bibliographie ( lire en ligne) .

Articles connexes Liste des communes de la Savoie

Liens externes

Site de la mairie . Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques. Notes et références Notes et cartes Notes

Cartes

Références Site de l'Insee

Autres sources

Compote Catégorie:Commune du parc naturel régional du Massif des Bauges