Paul Steck, pseudonyme de Paul Albert Dugas, né le à Troyes et mort le à Paris, est un peintre, compositeur, librettiste et fonctionnaire français.

Biographie Paul Steck.. est l'enfant naturel né à Troyes de deux artistes dramatiques, Paul Prosper Marie Théodore Dugas (né en 1844 au Mans) Seuls son âge (22 ans) et sa profession (artiste dramatique) sont indiqués sur l'acte de naissance de son fils Paul Albert, mais son lieu de naissance (Le Mans) est indiqué dans l'acte de naissance de son fils Georges., et Léonie Boeteman (née en 1848 à Bruges)La date de naissance (Marie) Léonie Boeteman (le ) est précisée sur son acte de mariage de 1872 ; son patronyme, qui est Boeteman selon son acte de naissance n° 873 de l'année 1848, est mal orthographié Boetemann dans l'acte de naissance de son fils Paul Albert, puis correctement orthographié dans les autres actes la concernant., déclaré sous le nom de Paul Albert DugasActe de naissance de Paul Dugas Archives de Troyes (Aube), acte de naissance , année 1866 (vue 87/220).. Un deuxième enfant prénommé Georges naît de cette union le à Besançon (Doubs), également reconnu par son pèreActe de naissance de Georges Dugas Archives de Besançon (Doubs), acte de naissance dressé le (vue 31/434). ; il décède trois semaines plus tardActe de décès de Georges Dugas Archives de Besançon (Doubs), acte de décès dressé le (vue 33/430).. La profession des parents les amène à se déplacer de ville en ville. Léonie Boeteman rencontre le chef d'orchestre Arthur Steck qu'elle épouse à Toulon le Acte de mariage Steck/Boeteman Archives de Toulon (Var), acte de mariage dressé le (vue 106/593)..

Vers 1885, Paul Albert Dugas est l'élève de Jean-Léon Gérôme. Il effectue son service militaire de 1887 à 1890. Le , il épouse à la mairie du de Paris, Angèle Florestine Déré (1868), sans profession, qui lui donna une fille, Hélène, née à Paris. Le mariage fut dissout le par un jugement de divorce. Le à la mairie du de Paris, il épouse en secondes noces Laurence Louise Marie (1874-1947), le couple aura deux fils, Robert Georges Auguste (né en 1896 à Paris) et Pierre Arthur René (né en 1908 à Moret-sur-Loing).

À l'issue de son service militaire, fort de ses talents tant dans les arts graphiques, que dans l'écriture et la composition musicale, il décide d'entamer une carrière artistique, et de prendre pour ce faire le nom d'artiste de Paul Steck en empruntant le patronyme de son beau-père Arthur Steck, et de porter ainsi le nom de celui qui avait contribué à son éducation en partageant la vie de sa mère. Celui-ci était devenu entre-temps le chef d'orchestre du casino de Monte Carlo., ce qui lui a permis d'effectuer des tournées, tant en France. qu'à l'étranger.. Paul Steck commence par illustrer des partitions musicales, puis à en écrire en composant des œuvres variées, tout en pratiquant la peinture..

Au Salon de 1896, il obtient du ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts une bourse de voyage pour sa peinture exposée, ce qui lui permet de visiter quelques villes d'Europe dont Bruges et Venise entre et .

En 1896, il est membre de la Société des artistes français. En 1900, il obtient une médaille de bronze à l'Exposition universelle.

De 1903 à 1912, il est chargé du cours supérieur de composition décorative à l'École nationale des arts industriels de Roubaix. En , il est délégué du ministre au international de l'enseignement du dessin à Berne, et nommé secrétaire en 1906 de la commission des musées. Il reçoit une médaille d'or pour son enseignement au à Londres en . En 1910, il est nommé président de la Société nationale de l'Union du dessin, et organise à ce titre le national de dessin à Paris. Il est le commissaire général de l'exposition des écoles françaises au international de l'enseignement à Dresde en , en collaboration avec H. Valentino, chef de la division des beaux-artsJournal officiel, .. Il est le vice-président de la section de l'enseignement artistique, et délégué du ministre au congrès international des arts décoratifs à Gand en .

En 1906, il est l'auteur des cartons de la verrière du théâtre de l'Alhambra à Rouen qui fera scandale... En , un des rares bombardements sur Rouen pendant la Première Guerre mondiale mettra fin à la controverse.

Depuis 1911, il assume également les tâches administratives et doit centraliser les rapports d'inspection, la conservation du dépôt des modèles, ainsi que les commandes, la réception et la distribution des modèles et ouvrages destinées aux écoles d'art jusqu'en 1919. En 1915, il est nommé sous-directeur de l'École nationale des arts décoratifs en remplacement de Charles Genuys, nommé inspecteur général des monuments historiques.

Comme fonctionnaire, il fut également inspecteur de l'enseignement du dessin et des musées nationaux, en remplacement de feu . Il inspecte alors de 1902 à 1915 les lycées et collèges de l'académie de Paris. Au nom du ministre, il préside les distributions des prix aux écoles nationales et régionales des beaux-arts, et diverses manifestations artistiques. En sa qualité d'enseignant, il fut membre du jury du certificat d'aptitude à l'enseignement de la composition décorative, ainsi que membre du jury de l'aptitude à l'enseignement du dessin pour les lycées et collèges et degré supérieur.

En 1920, il est chargé d'une mission d'inspection générale des arts appliqués en FranceArrêté du . et en 1921 est créé l'emploi d'inspecteur général des arts appliqués. Par un décret du , il est nommé inspecteur général de l'enseignement du dessin pour l'enseignement secondaire à compter du en remplacement du docteur Richer, parti en retraite. En 1921, il exerce comme inspecteur général des arts appliqués à la direction des beaux-arts.

Il est l'auteur du livret (avec Henry de Chennevières) et de la musique d'un opéra-comique, L'Accordée de village (1907).

Livrets L'Accordée de village, opéra comique

Œuvres dans les collections publiques

Bagneux, mairie : Vue de Bagneux au soleil couchant, huile sur toile, Bagneux infos, , .. Paris : musée d'Orsay : Tendre automne, 1896, huile sur toile, , esquisse acquise au Salon des artistes français de 1896 et déposé en 1909 au musée des Beaux-Arts de Rouen. Petit Palais : Ophélie, vers 1894 ; Esquisse pour la mairie de Bagneux : paysage d'automne, 1902 ; Esquisse pour la mairie de Bagneux , les anciennes carrières de Bagneux, vers 1907 ; Quai de la Paille à Bruges. Rouen, théâtre de l'Alhambra : La Danse et la Beauté, 1906, verrière, , œuvre disparue.. Saint-Brieuc, hôtel de ville, salle des fêtes : panneaux pour le plafond, 1909.

Distinctions . (1905). . .

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie Dictionnaire Bénézit. Guy Caplat, « Steck (Paul, Albert, Dugas dit) », in: L'Inspection générale de l'Instruction publique au . Dictionnaire biographique des inspecteurs généraux et des inspecteurs de l'Académie de Paris, 1914-1939, Paris, Institut national de recherche pédagogique, 1997, (en ligne sur persee.fr). Isabelle Compin, Anne Roquebert, Catalogue sommaire illustré des peintures du Musée du Louvre et du Musée d'Orsay, Paris, 1986. Isabelle Compin, Geneviève Lacambre, Anne Roquebert, Catalogue sommaire illustré des peintures du Musée d'Orsay, Paris, Musée d'Orsay, 1990.

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