Mâcot-la-Plagne est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.
Elle fusionne le janvier 2016 avec les communes de Bellentre, de La Côte-d'Aime et de Valezan pour former la commune nouvelle de La Plagne Tarentaise. Géographie Situation La commune de Mâcot-la-Plagne se situe au cœur de la Tarentaise sur le versant de l'Ubac et s'étage de 600 à d'altitude.
La commune comptait en 2014. En hiver, ses stations de ski des trois communes en partenariat ont accueilli 575 000 visiteurs en 2024.
Les hameaux et lieux-dits suivants composent son territoire : Sangot, Bonnegarde, Prariond, les Villards, Planchamp, Sauf la Foi.
Sur les 10 stations que compte La Plagne, six font partie de Mâcot-la-Plagne : Plagne 1800 - Plagne Centre - Plagne Villages - Bellecôte - Belle Plagne - Plagne Soleil. Avant la création de la station de La Plagne, les Mâcotais vivent de l'exploitation des mines, des arbres fruitiers, de l'agriculture et de l'exploitation forestière.
Climat Le climat est de type montagnard.
Toponymie
Plagne vient du latin planea, variante de plaine, avec cette nuance que Plagne est une petite plaine en pays de montagne. Mâcot s'écrit à l'origine Mascot. Nous pouvons supposer que l'ecclésia de Mascot était à l'origine, vers l'an 1000, propriétaire « dominant » sur la commune.
Le nom de la commune se dit, en arpitan savoyard, Makte (graphie de Conflans) ou Macôt (ORB).
Histoire Chronologie 218 av. J.-C. : passage probable d'Hannibal le long de l'Isère 18 av. J.-C. : soumission à Rome. 17 : fixation de la frontière. vers 430 : fondation de l'évêché de Tarentaise. 843 : le traité de Verdun partage l'Empire de Charlemagne. La Savoie est incluse dans la Lotharingie. 980 : saint Bernard restaure les hospices du Grand et Petit-Saint-Bernard. 996 : l'évêque de Moûtiers reçoit le pouvoir comtal. 1232 : achat par le comte de Savoie de la ville de Chambéry qui devient la capitale de l'État Savoyard jusqu'au . 1416 : à Chambéry, l'Empereur Sigismond érige la Savoie en duché. 1430 : promulgation des Statuts de Savoie. 1536 : le roi de France François occupe la Savoie. 1539 : l'Édit royal de Villers-Cotterêts qui prescrit l'emploi du français dans les actes administratifs et judiciaires est appliqué en Savoie 1559 : création du Sénat de Savoie à Chambéry. 1600 : Henri IV entre en Savoie 1691 : les troupes de Louis XIV occupent la Savoie. 1713 : au traité d'Utrecht, le duc de Savoie Victor-Amédée II est promu roi de Sicile. 1718 : au traité de Londres, le roi devient roi de Sardaigne. 1742 : à 1749 : Occupation de la Savoie par les Espagnols. 1786 : première ascension du Mont-Blanc par le docteur Paccard et Jacques Balmat. 1792 : les troupes françaises de Montesquiou-Fézensac entrent en Savoie. La Savoie forme le département du Mont-Blanc 1814 : restauration sarde. La Savoie retrouve ses anciens maîtres. 1815 : le deuxième traité de Paris réunifie la Savoie attribuée au roi de Sardaigne. 1858 : entrevue de Plombières entre Napoléon III et Cavour. (21 juillet). L'annexion de la Savoie à la France est décidée. 1860, 24 mars : traité de Turin cédant la Savoie à la France (21 -22 avril). Plébiciste d'annexion.
Faits historiques Mâcot-la-Plagne est située dans la Vallée de la Haute Tarentaise.
Des découvertes archéologiques laissent penser que la vallée de la Basse Tarentaise aurait été habitée 4 000 ans
Deux pierres à cupules (trous creusés dans la pierre) datent du Néolithique, une se trouve dans le Grand Bois près du sentier et l'autre sous Pantier, vers les Villards de Sangot. Vers 500 , la peuplade celte des Allobroges s'installe dans les Alpes du Nord ; ce sont des descendants des Ligures, essentiellement des paysans en zone montagneuse, à proximité des côtes méditerranéennes ou dans les Alpes ; ils étaient surtout connus, depuis le , comme pirates et, quel que soit leur habitat, jouissaient d'une réputation de mercenaires.
Les Allobroges étaient composés des Ceutrons (Tarentaise, Mont Blanc), des Médulles (Vallée de la Maurienne), des Salasses (Val d'Aoste) et des Nantuates (rives du Lac Léman). Le nom celte, keltoi, apparaît chez les auteurs grecs du puis devient Galli en latin et enfin Gaulois. La langue celte est d'origine indo-européenne et se rapproche de la langue de Ur, proche de l'ancêtre du latin.
En 218 , Sainte-Foy Tarentaise aurait vue passer les éléphants d'Hannibal et les Carthaginois qui allaient en traversant les Alpes, attaquer les Romains chez eux.
Les Ceutrons occupaient la Tarentaise (versant occidental du Petit-Saint-Bernard) sur voie Alpis Graia, la route d'Italie à Lyon, et alliés de Salasses. Ils contrôlaient les passages des Alpes du Nord. César lorsqu’il conduisait ses légions pour contrer les Helvètes mentionne qu'entre autres, les Ceutrons occupèrent les hauteurs et se sont opposés à son passage ; après plusieurs combats, il parvint à négocier son passage.
Les Ceutrons et les Salasses ne furent soumis à Rome que sous Auguste, par Tarentius Varo, au prix d'un carnage (18 ).
D'après Pline l'Ancien, les Ceutrons produisaient un fromage réputé, le Vatusicus. La période gallo-romaine a laissé en Tarentaise des vestiges liés à la capitale des Alpes Graies, Axima (Aime), siège d'un procurateur sur la voie romaine Milan-Vienne. En l'an 74, la Pierre de la Forclaz (Haute vallée de l'Arve) fixe la frontière entre la Province viennoise et les Ceutrons. En 430, l’évêché de Tarentaise est fondé, et, vers 443, les Burgondes venus de Germanie s'installent dans la vallée du Rhône et dans les Alpes.
L'arrêté préfectoral du officialise, avec effet au , la création de la commune dite « La Plagne Tarentaise », en lieu et place des communes de Bellentre, La Côte d'Aime, Mâcot et Valezan..
Politique et administration Tendances politiques et résultats
Liste des maires, puis maires délégués
Démographie
Économie
Exploitation minière Avant de devenir une station de sports d'hiver, La Plagne a désigné une mine de plomb argentifère de la commune de Macot. Sa fermeture est intervenue en 1973, dix ans après le lancement de la station. L'exploitation minière était située entre les ruisseaux de la Lovatière, à l'ouest et de l'Arc, à l'est : ils délimitent un interfluve arrondi qui s'élève de leur confluence au hameau de La Roche, à 1 550 mètres, jusqu'à la crête des Colosses à 2 141 mètres. De part et d'autre, se dressent aujourd'hui les immeubles de Plagne-1800 à l'ouest et de Plagne-Bellecôte à l'est.
thumb|Ancienne École des Mines de Nancroix.
L'exploitation dans les temps gallo-romains n'a jamais été confirmée. Les données deviennent fiables à partir du début du . La vallée de la Tarentaise avait alors été choisie pour accueillir à Moûtiers la première École des mines de France, avec terrain d'application dans les mines de Peisey-Nancroix. Encouragé par l'analogie des conditions géologiques, son directeur, le Saxon Schreiber, avait mis au travail en 1810 une équipe de mineurs sur une lentille en affleurement. Au début du , l'exploitation en continu commença, et en 1934, la Société Minière et Métallurgique Penarroya met en œuvre de puissants moyens. En prenant comme critère le tout-venant, le niveau des 50 000 tonnes se maintient jusqu'en 1958 et augmente jusqu'aux 150 000 tonnes dans les années 1960.
Le fonctionnement a posé trois sortes de problèmes, à commencer par la concentration d'un minerai dont la teneur en métal peut varier de 3,5 à 6 % afin de porter celle-ci à environ 70 %. À titre d'exemple, en 1971, le traitement des 156 000 tonnes de tout-venant d'une teneur de 3,7 % ont donné 7 000 tonnes de concentré pour une production finale de 5 175 tonnes de plomb et 12 000 kg d'argent. Ce traitement doit, évidemment, être réalisé sur place. La sortie de la mine se situant au début du vers 1 850 mètres, le transport du tout-venant jusqu'à la laverie de la Roche était effectué par des convois de mulets. Il sera transporté ensuite par un canal long de 1 700 mètres et d'une hauteur de 327 mètres. Penarroya créera un transport aérien.
Le concentré devait ensuite être transporté jusqu'à la fonderie. De 1810 à 1861, cette galène argentifère fut traitée dans la plaine sous Conflans (Albertville depuis 1840) ; les installations qui furent réutilisées sont celles qui traitaient le sel en provenance de Salins, après épuisement des ressources en bois de chauffage près des sources. Pour entretenir la mémoire de ce passé industriel, on y accède aujourd'hui par la rue de la Fonderie. Un siècle plus tard, Penarroya devait approvisionner sa fonderie de Noyelles-Godault (dans le département du Nord près de Douai), la seule de sa spécialité en France et la seule à atteindre le seuil de rentabilité. Jusqu'à l'ouverture de la route de desserte de la station de ski en 1963, étaient mis à contribution trois modes de transport : câble aérien de la laverie de la Roche jusqu'au hameau de Bonnegarde, à 740 mètres ; camion jusqu'à Lyon ; péniche chargée de 230 à 260 tonnes jusqu'à Noyelles-Godault. À partir de 1963, les camions étaient chargés à La Roche, desservie par la route jusqu'à la gare SNCF à 16 km.
En 1860, dans une exploitation archaique, 180 ouvriers travaillaient à la mine et 126 à la laverie, dont 72 femmes... Depuis 1960, l'effectif a fluctué entre 130 en 1964 et 191 en 1971. Le travail de la mine était effectué, pour l'essentiel, par un contingent de Maghrébins, célibataires, (pour la plupart des Algériens venant d'une même commune dans la région de Sétif), avec un important turnover. Penarroya était responsable de leur logement, dans des bâtiments jugés confortable avec chauffage central. Le personnel français était suffisamment nombreux pour justifier la présence d'un minimum de services publics, dont une école.
Les raisons de la fermeture en 1973 viennent de la stratégie d'ensemble de Penarroya. La Plagne n'était qu'une de ses quatre exploitations minières en France. En prenant une fois encore comme critère le tout-venant, les 156 000 tonnes produites en 1971 étaient à comparer aux 636 000 tonnes de Largentière, en Ardèche ou encore aux 292 000 tonnes de Malines dans le Gard, riche par ailleurs en blende (minerai de zinc). Penarroya va lier ses intérêts, au début des années 1970, avec la Société Le Nickel. Compte tenu de l'estimation des réserves, la fermeture aurait pu être reportée à 1977-1978, sauf à poursuivre des travaux de prospection aux résultats toujours aléatoires, et à consentir à de lourds investissements sur les équipements vétustes. La page minière de l'histoire de La Plagne a donc été définitivement tournée.
Tourisme thumb|Vue de Plagne-Centre sur la commune de Mâcot-la-Plagne. Stations-villages de La Plagne En 2014, la capacité d'accueil de la commune et de ses différentes stations-villages, estimée par l'organisme Savoie Mont Blanc, est de répartis dans . Les hébergements se répartissent comme suit : ; ; ; /auberges de jeunesse et une chambre d'hôtes.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Nicolas, dans un style baroque..
Espaces verts et fleurissement En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris..
Personnalités liées à la commune Julien Lizeroux, vice-champion du monde de slalom spécial et combiné, au Championnat du Monde de ski de Val d'Isere 2009 Kevin Rolland, rider spécialité half pipe, double vainqueur des XGAMES US et Europe 2010
Voir aussi Bibliographie ( lire en ligne)
Articles connexes Liste des communes de la Savoie
Liens externes
Site de la mairie
Notes et références Notes
Références
Catégorie:La Plagne Tarentaise Catégorie:Commune déléguée en Savoie Catégorie:Villes et villages fleuris