Cet article recense les vestiges des expositions internationales s'étant tenues à Paris, en France.

Contexte Au cours des , Paris accueille une dizaine d'expositions internationales. Ces événements conduisent à la création de nombreux édifices. Ces constructions sont essentiellement temporaires, la quasi-totalité étant démantelée à la fin des expositions. Toutefois, quelques-unes existent encore au : certaines à leur emplacement d'origine, beaucoup déplacées, voire démantelées et intégrées à d'autres constructions.

Cet article recense les édifices, parties d'édifices ou œuvres spécialement réalisées pour les expositions internationales de Paris et existant toujours en 2020. Toutefois, elle ne prend pas en compte les œuvres exposées lors de ces expositions, mais qui n'ont pas été créées spécialement pour elles, ni les éventuels travaux d'infrastructure ou de transport (bateaux-mouches en 1867, gare d'Orsay et métro en 1900, etc.).

Liste

Exposition universelle de 1855

Édifices Vestige Localisation Notes Coordonnées Photo Église Notre-Dame-du-Travail Paris La structure intérieure de l'église, construite en 1900, réutiliserait une partie de celle du palais de l'Industrie, démoli à la même époque ; 150px

Œuvres Vestige Localisation Notes Coordonnées Photo La France couronnant l'Art et l'Industrie Saint-Cloud Groupe sculpté d'Élias Robert ornant le palais de l'Industrie, principal édifice de l'exposition. À sa démolition en 1900, la sculpture est déplacée dans le parc de Saint-Cloud. 150px Stèle monumentale en pierre bleue de Soignies Soignies, Belgique Monolithe orné, haut de , large de et épais de , réalisé par la compagnie des carrières Wincqz et ramené devant le siège de la société après l'exposition.

Exposition universelle de 1867

Édifices Vestige Localisation Notes Coordonnées Photo Ettal, Allemagne Érigé dans le pavillon de la Prusse, acquis par l'entrepreneur Bethel Henry Strousberg à la fin de l'exposition et déplacé dans sa demeure de Zbiroh ; à sa mort, le kiosque est acheté par le roi de Bavière Louis II qui le fait déplacer en 1876 au château de Linderhof. 150px Isbas de la villa de Beauséjour Paris Ensemble de trois édifices du « village russe typique », bâtiments préfabriqués érigés dans le pavillon de la Russie et remonté à leur emplacement actuel en 1872 ; 150px Théâtre de la Gaîté-Montparnasse Paris La structure intérieure du théâtre provient de matériaux du théâtre international de l'exposition Isba de la rue des Écoles Saint-Cloud L'isba serait un vestige du « village russe typique », érigé dans le pavillon de la Russie, puis déplacé ensuite à Saint-Cloud Chalet Haret Villers-sur-Mer Chalet abritant la commission impériale de l'exposition ; remonté ensuite à Villers-sur-Mer.

Œuvres Vestige Localisation Notes Coordonnées Photo Maître-autel de l'église Notre-Dame-des-Menus Boulogne-Billancourt Présenté lors de l'exposition 150px L'Amour des anges Courbevoie Œuvre de présentée à l'exposition ; installée dans le parc de Bécon Maître-autel de l'église Saint-Barthélemy Launaguet Présenté lors de l'exposition Sphinx du château du Verduron Marly-le-Roi Répliques du grand sphinx de Tanis conservé au Louvre, ornant le parc égyptien et rachetés par Victorien Sardou pour le château de Verduron. Hécate et Cerbère Montpellier Œuvre commandée pour l'exposition ; installée ensuite dans le jardin des Tuileries, puis attribuée en 1889 à Montpellier. Installée dans le domaine de Grammont depuis 1986. Orgue de la basilique Saint-Epvre Nancy Orgue présenté lors de l'exposition 150px Orgue de la basilique Notre Dame de Délivrance Quintin Orgue présenté lors de l'exposition Orgue de l'église Saint-François Roubaix Orgue présenté lors de l'exposition Vase de Neptune Sèvres Œuvre de Joseph Nicolle, conservée dans le salon d'honneur de la cité de la Céramique 150px Ambiorix Tongres, Belgique Œuvre de Jules Bertin, présentée à l'exposition dans le parc belge, puis installée sur la grand-place de Tongres. 150px

Exposition universelle de 1878

vignette|redresse|gauche|Pavillon de la Suède et de la Norvège aujourd'hui dans le parc de Bécon à Courbevoie. Des pavillons ont parfois été remontés, en intégralité ou partiellement : Le pavillon des Indes et le pavillon de la Suède et de la Norvège ont été reconstruits dans le parc de Bécon à CourbevoieNotice du pavillon de la Suède et de la Norvège et des Indes britanniques dans la base Mérimée. Le pavillon de la Suède et de la Norvège héberge aujourd'hui le musée Roybet Fould ; Une tour du pavillon de la Russie se trouve aujourd'hui à Nogent-sur-Marne et fait partie d'une propriété privéeNotice dans la base Mérimée ; La façade de la Maison Doulton a été déplacée dans le parc de Maisons-Laffitte. La Cité fleurie provient du pavillon de l’Alimentation. Le chalet norvégien est réinstallé, avenue Belleforière, à Maisons-Laffite..« Le pavillon de la Norvège au Trocadero », expositions-universelles.fr, consulté le 10 novembre 2024.. Le pavillon chinois est devenu le pavillon Dauphine, place du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny à Paris ; Le pavillon Schneider a été démonté et stocké dans un hangar proche du Creusothttps://afbourdon.com/wp-content/uploads/2014/11/Bulletin_11_2010.pdf.

Plusieurs éléments de la halle des machines ont été démontés et remontés en différents endroits pour remplir différentes fonctions : Un hangar à dirigeable à Meudon, sous le nom de Hangar Y ; Une usine des filatures DMC à Belfort. Le bâtiment est aujourd'hui intégré au Techn'hom, parc urbain d'activités de Belfort ; Un cinéma sur le quai de la Loire, à l'extrémité sud du bassin de la Villette ; Le gymnase Jean-Jaurès, à Paris, remonté en 1888 ; Une brasserie sur le site industriel Le petit Fagnières, à Châlons-en-Champagne.

La gare du Champ-de-Mars, construite pour l'occasion par la compagnie des chemins de fer de l'Ouest, a été maintenue sur place jusqu'à son transfert à Asnières-sur-Seine en 1897, où elle existe encore sous le nom de gare des Carbonnets.

La statue Charlemagne et ses Leudes, parvis Notre-Dame - place Jean-Paul-II, était exposée dans le grand vestibule du palais du Champ-de-Mars.

Exposition universelle de 1889

Hormis la tour Eiffel, il reste peu de vestiges de l'exposition, la plupart des matériaux utilisés ayant été réemployés ensuite à d'autres fins. Toutefois, des ornements du palais des Beaux-Arts ont été installés square Paul-Langevin (), une partie du pavillon d'Hawaï sur une parcelle privée à La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), tandis que le pavillon du Chili a été reconstruit dans la capitale, Santiago, pour devenir le museo Artequin..

Autres vestiges :

église protestante norvégienne, à Ville-d'Avray•; « L’Auberge espagnole », aujourd’hui « Salons de l’Ermitage, au Plessis-Robinson ; plusieurs ateliers d’artistes des Fusains ont été bâtis avec des éléments de structure de différents pavillons ; ancien guichet de billetterie, à Dampierre-en-Yvelines ; maison scandinave, à Champigny-sur-Marne ; chalet suédois, à Bagnoles-de-l'Orne ; salon mauresque, dans la Villa Chaptal, à Levallois-Perret ; structure métallique du Pavillon de France, utilisée pour la construction du théâtre Élysée-Montmartre.. Pavillon de Madagascar remonté à Villers-sur-Mer., abusivement attribué à l'exposition de 1878..

Exposition universelle de 1900

Catégorie TypeÉtat PhotoTransports La « rue de l'Avenir », un trottoir roulant.Disparu. Technologie subsiste.sans_cadre|171x171pxLes débuts du métropolitain parisien, avec sa première ligne entre la Porte de Vincennes et la Porte Maillot, inaugurée le . Les bouches d'entrée des stations sont conçues par Hector Guimard.Subsiste.sans_cadre|169x169pxDeux nouvelles gares (gare d'Orsay et gare des Invalides), la reconstruction de la gare de Lyon et agrandissement de la gare du Nord (construction de la gare annexe aujourd'hui désaffectée).Subsiste.sans_cadre|171x171pxŒuvres publiquesLa fontaine lumineuse et l'usage nocturne de l'électricité (palais de l'Électricité, sur le Champ-de-Mars).Disparu. Technologie subsiste.Une réduction de la statue de la Liberté d'Auguste Bartholdi de installée au jardin du Luxembourg.Subsiste.sans_cadre|228x228pxLa grande roue de Paris, d'un diamètre annoncé de , installée avenue de Suffren, à côté d'un village suisse, et démolie entre 1920 et 1922.Disparu.sans_cadre|232x232pxAttractions cinématographiquesProjection des films des frères Lumière sur écran géantTechnologie subsiste.Projection de films sonores (par exemple, ceux de Clément Maurice)Technologie subsiste.ŒuvresLa frise au bas de la porte Binet. Ce monument représentait les ouvriers de l'exposition et ornait en 1900 le socle du pilier gauche de la porte monumentale de la Concorde, haute de . Œuvre du sculpteur Anatole Guillot et édifié par le céramiste Émile Muller, le relief fut récupéré à la fin de l'exposition et placé dans la cour de l'usine Muller à Ivry-sur-Seine avant d'être remisé en 1957. En 1963, le bas-relief est réinstallé dans le parc du Moulin du village de Breuillet dans l'Essonne.Subsiste.Bâtiments Le Petit et le Grand Palais, construits sur l'emplacement de l'ancien palais de l'Industrie et des Beaux-arts, lui-même bâti pour l'Exposition de 1855.Subsiste.sans_cadre|169x169pxLe Palais de l'Optique et la Grande lunette, la plus grande lunette astronomique jamais construite.Disparu. Technologie subsiste.sans_cadre|167x167pxLa Ruche au 2, passage de Dantzig, constituée de divers éléments provenant de bâtiments de l'exposition universelle.Subsiste.sans_cadre|249x249pxLa maison à la façade turquoise sculptée, ornée de fresques figurant des éléphants., et située cité Figuier (104 rue Oberkampf, ) est un ancien pavillon de l'exposition« Le lieu bien gardé : la Cité du Figuier », vivreparis.fr, 5 juillet 2019.Subsiste.sans_cadre|213x213px|gaucheLa bibliothèque Bernheim, en Nouvelle-Calédonie, est installée dans le pavillon qui représentait l'île lors de l'exposition.Subsiste.sans_cadre|196x196px

Exposition coloniale de 1907

Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925

Exposition coloniale internationale de 1931

Édifices Vestige Localisation Notes Coordonnées PhotoPavillon du Cameroun-TogoBois de VincennesConservé sur place afin d'en faire un musée des industries du bois. En 1977, le pavillon devient une grande pagode destiné aux exilés de l'ancienne Indochine.sans_cadrePavillon de la chasse du Cameroun-TogoBois de VincennesComme le précédent, conservé sur place afin d'en faire un musée des industries du bois puis affecté à l'Union Bouddhiste de France.sans_cadrePavillon du Congo belge Parc du Château de la Rocq (Seneffe)Une des sections du pavillon a été démontée, déplacée et reconstruite. Aujourd'hui, le bâtiment est un restaurant en Belgique.centré|sans_cadre Pavillon des États-Unis Vaucresson Racheté à la fin de l'exposition et reconstruit à Vaucresson. sans_cadrePavillon des missions catholiquesÉpinay-sur-Seine Pavillon des missions catholiques, réédifié en béton armé. Aujourd'hui Église Notre-Dame-des-Missions-du-cygne-d'Enghien, .centré|sans_cadre|248x248pxPalais de la Porte-DoréePorte DoréeInitialement « Musée des Colonies ». Devient le « Musée de la France d’outre-mer » puis le « Musée des arts africains et océaniens », le « Musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie » et enfin la « Cité nationale de l'histoire de l'immigration ». . sans_cadrePorte de Picpus (porte Dorée)Porte DoréeEntrée de l'exposition. Aujourd'hui décorée d'une statue d'Athéna qui, lors de l'exposition, était placée devant le palais de la Porte-Dorée.sans_cadre

Œuvres (liste non exhaustive)