Joseph Claris (le nom de famille original est Clary) est né à Barriac-les-Bosquets, le et mort à Pleaux le est un médecin de l'armée d’Égypte.
Biographie Après un passage au collège de Mauriac, il part étudier à la faculté de médecine de Montpellier ; il présente et défend un essai sur l'inoculation de la variole le 6 ventôse an 2 () et il est promu au grade de bachelier en médecine. Le 15 thermidor an 2 () il est promu au grade de Docteur Médecin-Chirurgien . Après avoir exercé à Montpellier, Joseph Claris écrit le 10 nivôse an 6 () au citoyen Paul Barras pour solliciter une place de médecin des armées. Joseph Claris est nommé quelques mois plus tard médecin de classe à l’Armée d’Orient sous les ordres du médecin-chef René Nicolas Desgenettes.
L’Armée d’Orient constitue le corps expéditionnaire de la campagne d’Égypte, envoyé par le Directoire dans le but de barrer la route des Indes aux britanniques et dans le but inavoué d’éloigner Bonaparte, nommé à la tête de l’expédition en floréal an 6.
Joseph Claris est un des premiers médecins du service de Santé des arméesDocument signé R. Desgenettes; Ressources documentaires du Musée du Service de Santé des Armées à quitter Toulon. Le 30 floréal an 6 () il embarque sur le vaisseau amiral, l'Orient sous le commandement du général Bonaparte.Son rôle dans la campagne d’Égypte est attesté par de nombreux écrits et en particulier ceux de Desgenettes dans son Histoire Médicale de l’armée d’Orient. Après le désastre d'Aboukir, il est responsable des hôpitaux d'Alexandrie.
Le , parallèlement à la constitution de l’hôpital du Caire, destiné aux soldats, sous l'autorité des médecins Bruant, Garros, Barbès et Claris, Bonaparte charge les citoyens Monge, Berthollet, Desgenettes et Larrey d'étudier l’organisation d’un hôpital de trois à quatre cents malades pour les pauvres du Caire.
Le 25 prairial an 8 (), le général Kléber, commandant en chef de l’armée d’Égypte, après le retour de Bonaparte en France, est assassiné au Caire, « au nombre de ceux qui furent appelés à fermer les yeux de ce grand homme qui emportait avec lui les destinées de la colonie, se trouvait un compatriote, médecin de première classe, attaché à l’armée d’Orient, au Caire, le docteur Joseph Claris, père de M. le docteur Clary, maire de la ville de Maurs (Cantal) ».
. Les médecins et les chirurgiens eurent à lutter contre de nombreuses pathologies : les traumatismes de guerre, l'ophtalmie, les déshydratations, la fièvre jaune, la peste bubonique, les dysenteries et le scorbut. vignette|alt=|Lettre manuscrite de Desgenettes à Joseph Claris pendant la campagne d'Égypte Le , Desgenettes ordonne à Joseph Claris de rentrer en France et d'accompagner des malades. Le , il embarque à Aboukir, le il quitte le lazaret de Marseille et est réformé le .
À son retour d’Égypte, Joseph Claris se marie à Aurillac le avec Marie Anne Gabrielle Lespinats de Boussac (1784-1870). Dix enfants naîtront de cette union. Le deuxième enfant qui naît à Aurillac est Maurice Clary (1805-1875) qui sera médecin à Maurs. Joseph Claris exercera la médecine à Pleaux de 1808 jusqu'à son décès le .
Notes et références
Catégorie:Naissance en décembre 1769 Catégorie:Décès en avril 1823 Catégorie:Médecin militaire français Catégorie:Naissance dans le Cantal Catégorie:Décès dans le Cantal Catégorie:Personnalité française de la campagne d'Égypte Catégorie:Décès à 53 ans Catégorie:Étudiant de la faculté de médecine de Montpellier