La édition du Tour Colombia 2020 a lieu du 11 au article Vélopro.
Cette édition a la particularité de se dérouler à plus de d'altitude tout au long de la semaine. Le parcours atteint même les d'altitude lors de la dernière étape.
Présentation Équipes participantes
Les étapes
Déroulement de la course
La formation EF Pro Cycling justifie sa position de favori en écrasant la concurrence.
La du Tour Colombia commence par un contre-la-montre par équipes. Devant une multitude de spectateurs, l'étape se déroule sur un parcours plat de 16 km autour de Tunja (chef-lieu du département de Boyacá) par un temps ensoleillé, légèrement venté et une température de 16°. Profitant des prédispositions pour ce genre d'exercice de rouleurs tels que Tejay van Garderen, Lawson Craddock ou Daniel Martínez, la formation EF Pro Cycling place l'Équatorien Jonathan Caicedo à la tête du classement général.
À 12 h 00 locales, l'équipe italienne Vini Zabù-KTM inaugure le parcours. Elle l'accomplit dans le temps anecdotique de . Douze minutes plus tard, la formation américaine Rally Cycling s'élance pour réaliser le premier temps de référence. En effectuant l'étape en , l'équipe prend la tête du classement général jusqu'au passage des UCI WorldTeam. En effet, il faut attendre plus de quarante minutes et l'arrivée des Deceuninck-Quick Step pour que leur temps soit battu. Malgré un manque de cohésion du sextet assez surprenant pour les observateurs, à la faveur d'un dernier kilomètre spectaculaire de Bob Jungels, l'équipe de Julian Alaphilippe franchit la ligne d'arrivée après d'effort. Moins de douze minutes plus tard, arrive la formation EF Pro Cycling. En , l'équipe américaine remporte l'étape mais surtout repousse à quarante-cinq secondes sa dauphine et l'équipe Ineos, finalement troisième, d'une seconde de plus. L'équipe Rally Cycling termine quatrième menant un quatuor de formation se tenant en moins de cinq secondes avec les équipes UAE Team Emirates, EPM-Scott et Movistar.
L'écart si important réalisé par les EF Pro Cycling sur leurs rivaux les oblige à attaquer sans répit pour tenter de combler leur retard .
Sebastián Molano remporte l'étape en contrecarrant les desseins d'Álvaro Hodeg et du train de la Deceuninck-Quick Step.
La deuxième étape, longue de reliant Paipa et Duitama (département de Boyacá), se déroule dans des conditions météorologiques agréables et sans contretemps majeurs si ce n'est quelques inévitables chutes à l'intérieur du peloton.
L'échappée du jour se forme très rapidement et comprend des coureurs d'équipes continentales. Au km 50, les dix coureurs échappés comptent leur avantage maximal, avec plus de trois minutes d'avance. Durant l'étape, ils s'accaparent les bonifications intermédiaires (grâce à cela, Brayan Sánchez prend la tête du classement des sprints). Cependant la progression de la fugue est sous contrôle des EF Pro Cycling qui travaillent pour Jonathan Caicedo (il conservera la première place au classement général à l'issue de l'étape) puis dans les vingt derniers kilomètres, des formations UAE Team Emirates et Deceuninck-Quick Step, conscientes de détenir en leur sein les meilleurs sprinteurs du peloton. Ainsi l'écart ne cesse de décroître. La vie du peloton est alors rythmée par des chutes. Comme aux alentours du km 120, où Daniel Muñoz et Santiago Buitrago sont impliqués. Ou bien à vingt-cinq kilomètre du terme, une courbe, dans l'agglomération de Sogamoso, jette à terre des hommes importants, laissant un maigre peloton et obligeant des équipes à mener une chasse vigoureuse pour le réintégrer (Camilo Ardila étant le plus touché). À six kilomètres de l'arrivée, la jonction se fait avec les derniers fugueurs. Aux abords de Duitama, Bob Jungels prend en charge la conduite du peloton et lance le train des Deceuninck-Quick Step à deux kilomètres du but, pour mettre dans les meilleures conditions leur sprinteur Álvaro Hodeg. Néanmoins Sebastián Molano est bien trop fort et s'impose nettement .
Deuxième victoire en deux jours pour le Sebastián Molano.
Sur une distance de , l'étape, entièrement disputée dans le département de Boyacá, mène les coureurs de Paipa vers Ventaquemada, puis de là, ils retournent à Paipa et poursuivent jusqu'au lieu d'arrivée, jugée à Sogamoso. Les concurrents auront à franchir deux fois l, col de quatrième catégorie, situé à mètres d'altitude .
La journée commence à allure modérée pour un peloton conscient du programme qui l'attend (près de mètres de dénivelé positif). Cependant au , une échappée de cinq coureurs secoue la tranquillité du groupe. Avec en son sein des hommes dangereux (pour le classement général) comme Egan Bernal et Óscar Sevilla, la fugue inquiète lorsqu'elle obtient vingt secondes d'avance. Mais les EF Pro Cycling réagissent rapidement et annihilent la tentative avant le premier sprint bonification placé au km 36,2. Brayan Sánchez s'y impose devant Simon Pellaud. Le Suisse lui franchit en tête le premier passage au col (km 47,2). Un peu auparavant, Leonardo Basso avait mis pied à terre pour des problèmes de santé. Au , Sevilla ressort en échappée avec Félix Barón, Sebastián Henao et l'intenable Simon Pellaud. Ce dernier passe également en tête lors du second passage à l (km 95,6). Le quartet anime la course durant plus de deux heures en obtenant jusqu'à trois minutes trente d'avance sur le peloton. Il se dispute les deux derniers sprints intermédiaires que Sevilla s'approprie. La poursuite des échappés est totalement laissée sous la responsabilité de l'équipe du leader Jonathan Caicedo. À moins de quarante kilomètres de l'arrivée, l'écart chute à et les fugueurs sont repris à onze mille mètres du but. Avec le peloton compact, commence le travail des équipes intéressées par la victoire d'étape. Les Movistar prennent la direction du peloton avec dans leurs roues Cristian Muñoz pour le UAE Team Emirates. Celui-ci prépare le sprint de Sebastián Molano tandis que, comme la veille, les Deceuninck-Quick Step mettent en place leur train pour leur sprinteur Álvaro Hodeg. Mais comme sur le Tour de San Juan ou lors de la , sans succès pour le natif de Montería, au contraire de Sebastián Molano qui réitère sa victoire de Duitama. Hodeg, coupant son effort bien avant la ligne, se fait même déborder par Edwin Ávila .
Au classement général, aucun changement à signaler si ce n'est l'arrivée au cinquième rang provisoire de Molano grâce au jeu des bonifications. Alors que Simon Pellaud se vêt du maillot de meilleur grimpeur.
étape Sergio Higuita s'impose après la première grande explication entre favoris du Tour.
La quatrième étape, longue de 169 km se déroule, également, intégralement dans le département de Boyacá. les 160 premiers kilomètres sont exactement les mêmes que la veille. Les coureurs partent de Paipa pour Ventaquemada, y font demi-tour, grimpent l' à l'aller et au retour, passent également deux fois à Tunja et rejoignent Duitama, où le parcours change enfin avec le franchissement du col de troisième catégorie de l''', long de 5,1 km à 3,4 %. Ce dernier est situé à trois kilomètres de la ligne d'arrivée, jugée à Santa Rosa de Viterbo .
À peine cinq kilomètres sont parcourus que l'échappée du jour se forme. Sept coureurs prennent les devants et obtiennent jusqu'à d'avance. Membres de la fugue, Kristian Yustre en profite pour s'adjuger les deux premiers sprints intermédiaires de la journée et comme la veille, Simon Pellaud franchit l en tête à l'aller comme au retour. À l'avant du peloton, les EF Pro Cycling travaillent pour réduire l'écart avec la fugue. Celle-ci est rejointe à moins de quinze kilomètres de l'arrivée. Dans l'ascension du col de troisième catégorie, l'équipe Ineos mène le peloton à une vitesse si élevée que personne ne peut s'échapper. Le nombre de concurrents dans celui-ci se réduisant fortement. À quatre kilomètres du terme, Richard Carapaz lance une violente attaque, seuls Julian Alaphilippe, Daniel Martínez et Sergio Higuita peuvent prendre sa roue alors que le leader Jonathan Caicedo ne peut suivre. Cependant, comme avant lui, Egan Bernal et Esteban Chaves, il réussit à faire la jonction. Le groupe coupe son effort. C'est alors que Daniel Martínez chute sans gravité. Au sommet avec le retour de Miguel Flórez, des deux Colombia Tierra de Atletas Hernán Aguirre et Diego Camargo, de Torstein Træen et de deux EPM-ScottFreddy Montaña est accompagné d'un autre coureur de sa formation soit Aldemar Reyes soit Alexander Gil soit Diego Ochoa, les images de la retransmission télévisée ne permettent pas de déterminer l'identité du second coureur., ils sont treize lorsque Martínez les rejoint. Diego Camargo fausse compagnie au groupe juste avant l'arche indiquant l'arrivée à deux kilomètres. À peine a-t-il pris dix secondes d'avance que Richard Carapaz le poursuit, le rejoint et continue son action. Caicedo tente de le suivre mais sans succès. À la flamme rouge, Carapaz semble avoir course gagnée avec six hommes à sa poursuite, Alaphilippe, Bernal, Caicedo, Camargo, Higuita et Martínez. Le Français prend la chasse à son compte avec Higuita et Bernal dans sa roue. Alaphilippe présume de ses forces, aussitôt après avoir rattrapé Carapaz, Sergio Higuita le double et s'envole vers la victoire. Par là même, il revêt le maillot de leader. Ne pouvant poursuivre son effort, Julian Alaphilippe termine troisième, dépassé par Egan Bernal. Daniel Martínez finit à deux secondes devant un trio composé de Torstein Træen, Richard Carapaz et Miguel Florez Et après visionnage des huit derniers kilomètres de l'étape..
À l'arrivée, Sergio Higuita révèle la tactique mise en place par son équipe. Bénéficiant d'une avance importante face à leurs adversaires depuis le contre-la-montre, les EF Pro Cycling décident de se répartir leurs rivaux. Ainsi Higuita devait contrôler Alaphilippe, Caicedo devait marquer Carapaz et Martínez devait suivre Bernal. Ainsi quel que soit le scénario de l'étape, l'un des leurs gardait l'avantage. Au classement général, les trois coureurs EF Pro Cycling sont toujours sur le podium provisoire mais grâce à sa victoire et les dix secondes de bonifications allouées, Sergio Higuita est le leader de la course devant Daniel Martínez et Jonathan Caicedo. Tejay van Garderen et Sebastián Molano disparaissent du . Ils sont remplacés numériquement par Egan Bernal et Richard Carapaz.
étape Sebastián Molano s'offre sa troisième victoire de la compétition.
L'étape, longue de , mène les coureurs du département de Boyacá à celui de Cundinamarca. Comme les trois jours précédents, le départ s'effectue de Paipa. Comme la veille et l'avant-veille, les coureurs passent à Tunja, franchissent le col de quatrième catégorie de l' et se dirigent vers Ventaquemada. Mais pas de demi-tour cette fois-ci, ils escaladent un col de troisième catégorie et descendent vers Chocontá et le Cundinamarca. Après un dernier col de quatrième catégorie, l', placé à 65 km de l'arrivée, les concurrents roulent sur terrain plat jusqu'à l'arrivée, jugée à Zipaquirá , ville natale d'Egan Bernal.