Les transports en commun par lignes régulières en France concernent les services de lignes interurbaines, interdépartementales, régionales et nationales sur des trajets entre villes et villages, en utilisant principalement des autoroutes, routes nationales et départementales. Celles-ci sont faites par des autocars, contrairement aux transports en commun urbains, qui eux, utilisent des autobus.
Les lignes interurbaines sont des lignes faisant partie d'un réseau de transport en commun de tel ou tel département et/ou région. Les lignes régionales et nationales sont également des lignes faisant partie d'un réseau mais traversant une ou plusieurs régions. Les lignes interdépartementales sont, elles, des lignes faisant partie d'un réseau interurbain ou régional de transports en commun, mais traversent généralement deux départements de la même région. Certaines de ces lignes peuvent être à usage estival ou scolaire selon les périodes.
Chaque ligne régulière fait partie d'un réseau de transport en commun (interurbain ou régional), géré et financé par une autorité organisatrice de transports (AOT). Le réseau ou la ligne est, généralement, exploité par une entreprise spécialisée dans le transport de personnes. Ces entreprises disposent de leurs propres flottes de véhicules et de salariés (conducteurs, contrôleurs, service d'exploitations). Pour choisir un ou plusieurs exploitants pour leurs lignes et/ou réseaux, l'AOT effectue un appel d'offres qui est renouvelable un certain nombre d'années choisi par celle-ci.
Le transport en autocar permet de relier plusieurs communes entre elles, que le réseau ferroviaire ne puisse généralement pas effectuer, hormis pour les grandes villes. Les prix d'appels sont généralement bas.
Histoire Avant 1945 En 1913, le journal Le Petit Parisien indique l'extension des services de la Compagnie des chemins de fer du Midi. Le journal affirme que le succès du services d'autocars (alors appelés « auto-car ») de la route des Pyrénées a conduit la société à ouvrir des services d'excursions en autocars au départ de la ville de Biarritz à partir du . Les deux services d'autocars ciblent le Pays basque et les Pyrénées ; ce sont alors des circuits d'environ sur deux jours (aller-retour)Le Petit Parisien du 3 septembre 1913, , colonne « compagnie des chemins de fer du midi » ..
À cette époque, les services étaient subventionnées par les départements ou par l'État : subventionnées fonctionnent en 1914 en Francerhcf.revues.org/1327?lang=en.
Le réseau des lignes régulières compte subventionnées en 1921, sur ; 177 en 1929 sur . dites « libres » (non subventionnées) existent aussi sur une distance de l'ordre supposé de .
En 1923, le journal Le Journal Amusant indique que la compagnie Paris-Lyon-Méditerranée vend des tickets directs (avec enregistrement des bagages) notamment en Gare de Paris-PLM, Marseille-Saint-Charles, Lyon-Perrache, Nîmes, Saint-Étienne et VichyLe journal amusant , du 2 juin 1923/06/02 (A76) ..
vignette|Un autocar Citroën de 1930.
En 1934, le journal Le Sport universel illustré fait état de l'existence d'une ligne régulière d'auto-car reliant la commune de Mulhouse à la station de Markstein. Les billets sont alors délivrées dans les gares des chemins de fer d'Alsace et de Lorraine. Elles vendent à la fois la partie du trajet s'effectuant en train et la partie du trajet s'effectuant en autocar. de bagages par personne sont alors autorisésLe Sport universel illustré du 6 janvier 1934, ..
En 1935, des services d'autocars existent également dans le département de Constantine. Ils desservent notamment certains villages qui les subventionnent. Toutefois des voix se font entendre pour critiquer certains décrets, comme le décret du qui a préparé la coordination du rail et de la route. Selon ces contradicteurs anti-monopoles, les petites entrepreneurs auraient été « brimés » par ces nécessites d'enregistrement, et par l’interdiction d'un tarif inférieur à celui du chemin de fer; la concurrence sur la ligne Alger-Tunis aurait été préférableProvince [puis Département] de Constantine. Conseil général. Procès-verbaux [ou Rapports], séance du 31 octobre 1935 .
La Société nationale des chemins de fer français a été créée par convention du Centre de documentation du ministère de l’équipement (Textes de base sur la SNCF) : convention du 31 août 1937 transférant, au janvier 1938, l’exploitation des lignes des anciens réseaux à la SNCF (cf. article de la convention). Voir présentation succincte de la convention par Antoine Albitreccia in Annales de Géographie, année 1938, volume 47, numéro 266, . entre l’État et les différentes compagnies privées de l'époque : Nord, PO, Midi, PLM, auxquelles s'ajoutent les Syndicats du Chemin de fer de Grande Ceinture et de Petite Ceinture et les deux administrations nationales, les chemins de fer d'Alsace-Lorraine et le Réseau de l’État. Le Art. al. 4 de la convention du 31 août 1937., l’exploitation des lignes de ces anciennes compagnies, syndicats et administrations est transférée à la nouvelle SNCF, les anciennes compagnies de chemin de fer restant propriétaire de leur domaine privé propreLe domaine privé est constitué de l'ensemble des biens et droits acquis par les compagnies de chemin de fer en dehors des concessions qui leur avaient été accordées - cf. art. , al. 6 de la convention du 31 août 1937.. Cette convention a été validée par décret-loi du ..
La même année, dans le même journal, un rapport destiné au président de la République préconise la gestion des transports de voyageurs par les conseils généraux qui doivent se coordonner avec le transport de voyageurs par chemin de ferCoordination des transports et création d'un conseil supérieur des transports (31 aout 1937), Journal officiel de la République française. Lois et décrets ( septembre 1937) .
Le , un décret, dans son chapitre premier « Disposition spéciales aux transports publics de voyageurs », vient réglementer le transport de voyageurs en différenciant notamment les voyages sur des lignes régulières des autres voyages..
De 1945 à 1982 vignette|Un Chausson ASH.50 à Lyon.
En 1945, juste après guerre, les services ferroviaires et les services d'autocars ne sont pas suffisants dans certains endroits. C'est par exemple le cas dans les Vosges où les rares autocars sont pris d'assaut et subissent d'importants retards..
De 1982 à 2009
vignette|Un Renault Tracer du réseau Bus Verts du Calvados.
En 1982, laquelle la loi d'orientation pour les transports intérieurs 82-1153 du dite « Loti » a confié à une autorité organisatrice de transports (AOT), une collectivité publique, la mission de définir la politique de desserte et tarifaire des transports de voyageurs. En général, l'AOT confie la mission opérationnelle à une entreprise privée spécialisée dans le transport de personne.
Les départements sont autorités organisatrices des transports non urbains sur leur territoire, contrairement aux régions sont autorités organisatrices des transports ferroviaires régionaux.
Un réseau interurbain de transports en France est une compétence portée par les départements sous le terme d'autorité organisatrice de transports à qui il est attribué la responsabilité de l'organisation des transports de personnes entre les différentes villes du département, avec éventuellement des liaisons avec les principales villes des départements limitrophes, ou des coopérations entre réseaux interurbains. Généralement, il s'agit de réseaux routiers plutôt que ferroviaires ; on parle alors de cars départementaux, également connu comme réseau départemental de transport en commun. En 2015, la modification législative a conduit à l'ouverture du marché des lignes régulières d'autocar en France aux grands commerces multinationaux, mais protège partiellement les trajets de moins de .
L'organisation des transports en Île-de-France constitue une exception puisqu'elle est fixée par le décret du et non par la Loti qui ne s'y applique pas. Le STIF est l'actuelle autorité organisatrice de transport en Île-de-France.
Avant l'ouverture du cabotage, le client d'un autocar reliant Paris à l'Allemagne n'était pas autorisé à descendre en chemin à Strasbourg[www.lesechos.fr/industrie-services/dossiers/0202292781247-la-renaissance-de-l-autocar-366510.php Lesechos.fr]..
+ Autocars, autobus et trolleybus en France de 1999 à 2008 Source UNECE.
2009 : cabotage européen Suivant la directive européenne du , la France accorde le cabotage des transports de voyageurs aux sociétés de transport transnationales. C'est-à-dire qu'elle autorise les autocars à acheminer des passagers sur de courtes distances, pourvu que le total des passagers nationaux cabotant dans leur pays ne dépasse pas 50 % des effectifs. Par exemple, Eurolines (service de cars) qui développait un service uniquement international depuis et vers la France, a pu permettre d'ouvrir des dessertes nationales pour les résidents. Ainsi, là où un autocar partait de Paris pour relier directement Rome, il peut désormais débarquer et embarquer des passagers à Lyon. On dit alors qu'il y a cabotage à Lyon.
vignette|Autocar Eurolines à Strasbourg en 2013.
Cependant, d'autres compagnies ont agi de la même façon. Les compagnies connues à l'époque pour leurs lignes européennes étaient : Eurolines/Isilines (Groupe Transdev - France) ; Flixbus (Société indépendante de services de transports - Allemagne) ; Megabus (Groupe Stagecoach - Royaume-Uni) ; Ouibus (Groupe SNCF - France) ; Starshipper (réseau d'autocaristes français « Réunir », devenue S.A.S. en ). Elles représentaient au total.
En 2013, le transport par autocar ne représentait que 0,0005 % du marché des voyages longue distance, selon l'Autorité de la concurrence. Les départements possédaient encore l'autorité compétente en ce qui concerne l'organisation du réseau des transports non urbains. De ce fait, ils avaient la responsabilité de l'organisation des transports de personnes entre les différentes villes du département. C'est pourquoi de nombreuses entreprises étaient déjà prêtes à l'ouverture de lignes interurbaines et n'attendaient que loi Macron pour concrétiser leurs projets et investissements.
La législation relative à ces lignes a été mise en place pour préparer l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire en France, et les deux secteurs sont concernés par un même régulateur : l'ARAFER.. Le réseau est composé de la liste des réseaux de transports interurbains de France, nouvellement complété par des grandes lignes nationales.
En , 730 sont desserviesAutocars interurbains : six mois après la loi Macron, plus de 730 paires de villes desservies, publié le mercredi 2 mars 2016 ..
2015 : assouplissement de la réglementation pour les autocars Jusqu'en 2015, la réglementation française en vigueur empêche la création et l'exploitation d'une ligne régulière de transport par autocar entre deux régions françaises sauf dans le cadre d’un trajet international (en cabotage) ; à condition que cela représente moins de 50 % du chiffre d’affaires des transporteurs ; et qu'enfin le nombre de passagers qui ne traversent pas la frontière soit inférieur à la moitié du total. Le projet de loi prévoit de supprimer les trois conditions. De plus le système d’autorisation de création des nouvelles lignes d’autocar longue distance serait remplacé par un régime déclaratif.
Le , en France, la Loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques dite loi Macron est promulguée ; elle autorise l'ouverture à la concurrence du transport par autocar..
Par ailleurs, en , en France, la ceinture de sécurité et l'éthylotest anti-démarrage deviennent obligatoires....
Desserte nationale