Pugny-Chatenod est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Située sur les contreforts du mont Revard et établie sur les hauteurs du bassin aixois et du lac du Bourget, la commune est traversée par plusieurs cours d'eau provenant de sources du massif des Bauges ; la commune étant par ailleurs adhérente au parc naturel régional du massif des Bauges.

Historiquement, Pugny-Chatenod est un ancien petit village savoyard qui a accueilli des personnalités célèbres à la fin du grâce à la présence du climatérium des Corbières. Par ailleurs, la proximité de la station du Revard a permis à la commune de se développer, notamment avec la construction d'un chemin de fer reliant la vallée aux stations dès la toute fin de l'époque contemporaine.

Par ailleurs, économiquement, la commune possède le revenu fiscal médian par ménage le plus élevé du département.

Géographie Situation vignette|gauche|Vue de Pugny-Chatenod depuis le mont Revard. Située sur la route du Revard, Pugny-Chatenod domine Aix-les-Bains et le lac du Bourget.

La ville d'Aix-les-Bains est située à à vol d'oiseau depuis la commune et la préfecture, Chambéry, à km..

Communes limitrophes

Géologie et relief La commune est dominée par le mont Revard et qui, grâce à son belvédère, offre un point de vue à 360° au-dessus du lac du BourgetArticle du dauphiné, point de vue du Revard..

La commune de Pugny s'étend sur . Son altitude varie de 380 à Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière.. Le bourg se situe à une altitude d'environ . La commune surplombe le lac du Bourget, plus grand lac naturel de France, et la vallée d'Aix-les-Bains. La densité de population diminue lorsque l'on se rapproche des forêts du mont Revard. En effet, le lieu, en plein dénivelé et sans accès, est inconstructible.

Le sol de la commune est majoritairement constitué de molasse marine miocène sur la partie ouest et nord. En gravissant les pentes du massif des Bauges, on retrouve plusieurs types de roches et de calcaire (marno-calcaire) mais surtout, on retrouve l'urgonien en grande majorité près du Revard et dans presque la totalité du massif..

Hydrographie De nombreux cours d'eau traversent la commune en direction du lac du Bourget. On retrouve notamment les ruisseaux du Foran nord et sud, qui prennent leur source dans le massif des Bauges, ainsi que le nant de l'abbaye qui sépare la commune au nord avec celle de Trévignin.. Par ailleurs, la commune est soumise au risque d'inondations. C'est pour cela qu'un plan de prévention des risques d'inondations a été créé..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Voglans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité vignette|Les falaises du mont Revard. La commune possède deux zones naturelles d'intérêt écologique faunistique et floristique (ZNIEFF). : La zone de type 2 : d'une superficie de . La zone présente un grand intérêt botanique, avec de nombreuses espèces montagnardes telles que le sabot de Vénus ou bien le Lycopode en massue. On retrouve aussi près des zones humides des laîches, des rossolis, voire des scheuchzérie des marais. L'avifaune présente par ailleurs des espèces rares comme la chevêchette d'Europe ou le tétras-lyre.. La zone de type 1 : d'une superficie de . Des milieux variés composent cet espace. Ainsi, des bois de bouleaux à sphaignes et des pelouses sèches à orchidées sont implantés. Cette partie occidentale du massif héberge des plantes rares à l'échelle départementale comme le laser de France ou la campanule carillon. Dans les bois, au bas des barres rocheuses, un important regroupement de l'érythrone est présent..

Urbanisme vignette|Le bourg de Pugny. Typologie Au , Pugny-Chatenod est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ChambéryUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Chambéry comprend deux villes-centres (Aix-les-Bains et Chambéry) et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chambéry, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (47,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (48,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (31,4 %), zones agricoles hétérogènes (28,7 %), prairies (18,5 %), zones urbanisées (18,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Lieux-dits, hameaux et écarts De nombreux lieux-dits sont présents sur l'ensemble du territoire communal comme Sous les Côtes, les Exertiers, les Bartelins, les Plantées, etc.Cartes sur Google-Maps (consulté le 23 décembre 2014)..

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 546, alors qu'il était de 512 en 2013 et de 487 en 2008.

Parmi ces logements, 71,4 % étaient des résidences principales, 26,6 % des résidences secondaires et 2,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 11,1 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Pugny-Chatenod en 2018 en comparaison avec celle de la Savoie et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (26,6 %) inférieure à celle du département (37,2 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 84,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (83,8 % en 2013), contre 60,2 % pour la Savoie et 57,5 % pour la France entière..

+ Le logement à Pugny-Chatenod en 2018. Typologie Pugny-Chatenod Savoie. France entière. Résidences principales (en %)71,456,782,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)26,637,29,7 Logements vacants (en %)2,168,2

Voies de communications et transports La principale route qui traverse la commune est la route départementale du Revard.. La départementale traverse le centre de la commune.

Aucune réseau de bus ne dessert la commune.. Cependant, il existe quelques lignes qui relient la plaine à la montagne l'hiver et même parfois l'été..

Toponymie La commune a porté différents noms au cours du temps. Les archives montrent que l'on nommait le village Pugnus en 1090, Pugneium en 1215 et même Pugné en 1222.. On l'appela par la suite, en 1340, de Pognye ; en 1357, Pugniacum, puis Puygné en 1379 et ecclesia Pugneti en 1414.. Plus tard, le village prendra son nom définitif en 1602, Pugny, mais Puigné quelques années plus tard en 1606 avant de revenir Pugny en 1782. La suite du nom, Chatenod, proviendrait d'un patronyme lui-même dérivé du latin castanea, signifiant châtaigne.. En effet, le nom officiel de la commune devient Pugny-Chantenod à la suite d'un rapprochement avec la commune de Chantenod..

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Pounyi, selon la graphie de Conflans..

Histoire

Comme l'ensemble des communes alentour, l'évolution de la commune est marquée par l'histoire d'Aix-les-Bains. On peut aussi dire, d'une manière plus générale, que l'histoire de Pugny est fortement liée à celle de la Savoie.

Préhistoire Le site est habité depuis le Néolithique.. En effet, des communautés sédentaires d'agriculteurs s'installent dans les plaines et les vallées d'altitude moyenne, notamment vers les lacs comme celui du Bourget.

Époque contemporaine Le vignette|Le chemin de fer à crémaillère du mont Revard. À la suite du traité de Turin du qui voit l'annexion de la Savoie par la France, Pugny devient, comme tout le territoire du duché, une terre désormais française..

Pugny-Chatenod accueille des personnalités célèbres en 1896 dont les têtes couronnées de Hollande qui firent une cure d'air au climatérium des Corbières. Ce monument, édifié en 1893 par le docteur Jean Monard, est actuellement situé à quelques centaines de mètres du bourg par voie routière..

Le vignette|Un train du Chemin de fer du Revard en gare de Pugny, au tout début du . En 1892, la ville bénéficie d'une halte sur le Chemin de fer du Mont-Revard, qui relie cette montagne à Aix-les-Bains.. La gare de Pugny aurait largement influencé cette présence au climatérium. En effet, le site du Revard devenait de plus en plus une station de sports d'hiver réputée. Le tracé de cette ligne est encore bien visible, tel le viaduc des Fontanettes, encore érigé. Plus tard, de 1935 à 1969, un téléphérique, remplace ce chemin de fer.