Saint-Bon-Tarentaise, parfois écrite sous la forme Saint-Bon-Courchevel, est une ancienne commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le , elle fusionne avec La Perrière pour former la commune nouvelle de Courchevel.
Village de montagne du massif de la Vanoise, en Tarentaise, il comptait en .
Le territoire communal accueille la station de sports d'hiver de Courchevel, au sein du domaine skiable des Trois Vallées, composée de cinq villages principaux de la commune : Saint-Bon-Tarentaise (chef-lieu), Courchevel Le Praz (appelé avant 2011 ), Courchevel Village (anciennement ), Courchevel Moriond (anciennement ) et enfin Courchevel (anciennement ).
La commune bénéficie en 2013 d'un classement au label « station classée tourisme » avec quatre autres communes savoyardes ..
Géographie Localisation vignette|left|Vue du village de Saint-Bon-Tarentaise, depuis Bozel. La commune de Saint-Bon-Tarentaise est située dans la partie orientale et montagneuse du département de la Savoie, dans les Alpes du Nord.
Elle comporte un chef-lieu (Saint Bon), quatre stations-villages (Courchevel Le Praz appelée avant 2011 Courchevel 1300, Courchevel Village anciennement Courchevel 1500, Courchevel Moriond ex-Courchevel 1650 et enfin Courchevel ou Courchevel 1850) ainsi qu'une douzaine de hameaux (appelés localement « villages ») : le Petit et le Grand Carrey, la Cuerdy, le Grenier, le Fontanil, le Buisson, le Fay, la Jairaz, le Freney, Montcharvet. Compte-rendu du conseil municipal du 8 septembre 2011, « Délibération 266-2011 - Modification des noms des agglomérations de la station de Courchevel », . (qui permet d’accéder à la NouvazLa Nouvaz bien que dépendant administrativement de la commune de La Perrière, l'unique accès de ce hameau se fait par la commune de Saint Bon-Tarentaise.).
Le territoire de la commune a été agrandi par le décret du , où une partie de la commune de Bozel (le hameau de Moriond) a été rattachée à Saint-Bon-Tarentaise.
Communes limitrophes vignette|upright=0.8|Saint-Bon-Tarentaise et les communes voisines.|alt=Saint-Bon-Tarentaise et les communes voisines. Saint-Bon-Tarentaise est limitrophe de six communes, toutes situées dans le département de la Savoie et en zone de montagne. À ce titre, les deux plus longues limites sont partagées avec Les Allues à l'ouest et Pralognan-la-Vanoise à l’est.
Hydrographie, géologie et relief thumb|L'aiguille du Fruit, culminant à , constitue le point culminant de la commune. La commune de Saint-Bon-Tarentaise se situe dans le massif de la Vanoise dans les Alpes. Elle est à ce titre une commune de montagne dont l'altitude minimale s'établit à et dont le point culminant est le sommet de l'aiguille du Fruit à ..
Le territoire de la commune est un ensemble de vallons dont les ruisseaux confluent dans le torrent de la Rosière, qui se jette en contrebas dans le doron de BozelPour une approche géologique : .. Ce torrent est alimenté notamment par plusieurs sources d'altitude, dont les lacs Merlet et le lac du Rateau..
Ce territoire présente une exposition principalement vers le nord. Il se développe sur les pentes plutôt douces des Tovés, Plantré, Chenus et Verdons, les Creux, Ariondaz, les Avals, Moriond. jusqu'aux reliefs plus escarpés des hauts sommets. En outre, de par la forte amplitude altitudinale, la commune comporte quatre étages de végétation : l'étage collinéen, l'étage subalpin, l'étage alpin et l'étage nival au-delà de ..
Géologiquement, la commune se situe dans l'unité géologique appelée « zone briançonnaise » et la sous-unité de la zone houillère.. Une première formation des roches présentes remonte à 300 millions d'années durant le Paléozoïque, lesquelles se situent aujourd'hui à l'ouest de la commune, au niveau de la montagne de Pralong ou du col du Fruit.. Plus tard, il y a 230 millions d'années durant le Mésozoïque, la présence d'une mer peu profonde favorise la création de quartzite dont le rocher de la Loze demeure constitué, de la même manière que l'accumulation de crustacés est à l'origine des roches calcaires comme celles existant dans la dent de la Portetta, laquelle renferme également des fossiles marins.. Enfin, le retrait de la mer par évaporation a conduit à la formation de gypse, très présent sur le territoire de la commune. Après une nouvelle submersion, le sol émerge définitivement il y a environ 40 millions d'années durant l'ère tertiaire lors du soulèvement et du plissement des Alpes. Enfin, le relief actuel est le résultat du rabotage causé par l’érosion glaciaire du glacier de l'Isère au cours de la glaciation de Würm.
Voies de communication et transports
La commune de Saint-Bon-Tarentaise ne compte que deux axes routiers principaux que sont la route départementale route départementale 915 (ancienne route nationale 515) reliant Moûtiers à Pralognan-la-Vanoise et la route départementale 91a desservant exclusivement le chef-lieu de la commune ainsi que les quatre villages de Courchevel.
vignette|Vue de la piste unique de l'altiport de Courchevel.|alt=Vue de la piste unique de l'altiport de Courchevel.
En arrivant de Chambéry, l'accès à la commune s'effectue par l'autoroute A430 en provenance de la combe de Savoie, puis par une extension de cette autoroute au-delà d'Albertville. C'est à Moûtiers que débute l’ascension jusqu'à la commune et la station de Courchevel à partir de la (Val Thorens, Les Menuires, Bozel, Courchevel, Méribel) par la route départementale 915 qui traverse Salins-les-Thermes, Brides-les-Bains et La Perrière. Enfin, c'est avant Bozel que la route départementale 91a conduit au chef-lieu et aux villages de Courchevel.
Par le rail, la gare ferroviaire la plus proche de la commune est celle de Moûtiers - Salins - Brides-les-Bains, située à une quinzaine de kilomètres du chef-lieu. Lors de la saison hivernale, elle est desservie chaque week-end par des TGV en provenance de Paris ( en ), Nantes et Rennes ainsi que par des TGV Thalys en provenance d'Amsterdam et Bruxelles et des Eurostar en provenance de Londres. Une desserte par des TER Rhône-Alpes est également assurée toute l'année sur la relation entre Chambéry et Bourg-Saint-Maurice et parfois entre Lyon et Bourg-Saint-Maurice. Le temps de transport depuis la gare vers la station est de 30 minutes environ (taxi, navettes du transporteur Altibus).
Enfin, par les airs, la commune possède sur son territoire un altiport, l'altiport de CourchevelArticle de Georges Benko, « Tourisme et marketing territorial : le cas des stations de sports d'hiver de l'Espace Killy et des Trois Vallées » .. Établi à d'altitude, celui-ci a enregistré en 2011, dont 60 % concernant des hélicoptères.. Les aéroports internationaux les plus proches de la commune sont autrement les aéroports de Lyon-Saint-Exupéry ( - 2 h) et Genève ( - 2 h 15), ainsi que celui de Chambéry - Savoie ( - 1 h 20). La station possède aussi son propre altiport (code AITA : CVF).
Au niveau de la commune, il existe un service de navettes gratuites reliant les différents hameaux et stations-villages de la commune (1850, 1650, 1550, Le Praz, Saint-Bon) ainsi que Bozel, La Tania et les quartiers excentrés (Chenus, Jardin Alpin, Altiport pour 1850 ; Belvédère pour 1650 ; Brigues pour 1550).
Toponymie La commune est désignée sous le vocable de Saint-Bon jusqu'au , où un décret accole le nom de la vallée de la Tarentaise, donnant Saint-Bon-Tarentaise.. Toutefois, le site Internet de la commune ou encore la littérature utilise le toponyme Saint-Bon-Courchevel afin de faire référence à la station de sports d'hiver.
Le nom dérive du saint patron de la paroisse, Bonnet de Clermont, évêque de Clermont au ..
En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Sè Bon selon la graphie de Conflans.
Histoire vignette|Saint-Bon en 1911. La localité et la paroisse de Saint-Bon apparaissent dans la première moitié du à l'issue d'une séparation avec la paroisse voisine de Bozel. En effet, alors qu'une ordonnance de l'archevêque de Tarentaise de 1170 et la bulle pontificale du ne citent pas Saint-Bon dans l'énumération des églises de Tarentaise., moins d'un siècle plus tard, sa mention est faite dans la bulle du (« ») puis l’année suivante par l'archevêque de Tarentaise (« »).
vignette|Saint-Bon-le-Bas après l'annexion de 1860.
La vie communale repose sur l'élevage et la fabrication fromagère jusqu'au début du . En 1842, le village connaît un grand incendie qui touche pas moins de 90 maisons.. Au début du , seuls quelques hameaux avaient une population permanente (Saint Bon, le Praz, le Petit et le Grand Carrey, la Cuerdy, le Grenier, le Fontanil, le Buisson, le Fay, la Jairaz, le Freney, Montcharvet). Entre 1400 et d’altitude, des « montagnettes » n'étaient habitées par les familles qu'au printemps et en automne, pour permettre le pâturage des troupeaux. Enfin, utilisés en été, des alpages permettaient de conduire les troupeaux à une herbe de meilleures qualités. Des chalets d’alpages, des caves et des granges étaient construites par les familles. L'industrialisation se développe, à cette période, dans le fond de la vallée de la Tarentaise et permet aux hommes de cumuler deux activités (paysans et ouvriers).
vignette|Monument aux morts. Le tout premier hôtel du village, le Lac Bleu, s'installe en 1908 et accueille des touristes lors de la période estivale.. Le tourisme se développe, certains touristes originaires de Paris ou de Lyon, de plus en plus nombreux, font construire des villas, aménagent des maisons pour la location. Le tourisme hivernal se développe aussi à cette période avec des préparations sur les sommets environnants par les alpinistes. L'hydrologue lyonnais Aimé Coutagne, directeur de l'usine de Pomblière à Saint-Marcel (plus bas dans la vallée), décrit sur les pages de La Revue Alpine du Club alpin français, entre 1902 et 1912, les « grands itinéraires à ski des pentes de Saint-Bon ».. Avec l'essor du tourisme à partir de 1946 et le développement de la station de Courchevel, les secteurs en alpages des Tovets, de Moriond ou encore de Praméruel voient leurs activités traditionnelles évoluer vers l'accueil des pratiques hivernales.
En 2016, un projet de fusion est envisagé avec la commune de La Perrière, pour mieux coordonner les stations de Courchevel et La Tania.. Lors du conseil municipal du , les élus votent à l’unanimité pour la création de la commune nouvelle de Courchevel.. Celle-ci voit officiellement le jour le .
Le , les deux communes déléguées sont supprimées conformément à une délibération du conseil municipal de Courchevel en date du Arrêté préfectoral n° PREF-DCL-BIE-2020-79 modifiant l’arrêté du 8 août 2016 portant création de la commune nouvelle de Courchevel à compter du 1er janvier 2017.
Politique et administration vignette|Ancienne mairie de Saint-Bon-Tarentaise devenue mairie de Courchevel.
Situation administrative La commune appartient au canton de Moûtiers, qui depuis le redécoupage cantonal de 2014, est composé de ..
La commune relève de la deuxième circonscription législative du département de la Savoie.
Elle est membre de la communauté de communes Val Vanoise Tarentaise, remplaçant en 2014 l'ancien SIVOM du canton de Bozel Val Vanoise, créé en 1976.
Administration municipale et élections
Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre et habitants, le conseil municipal saint-bonnais est composé d'un maire et de 18 conseillers municipaux.. Parmi ces conseillers municipaux, on dénombre et municipaux.
Lors des élections municipales de 2014, Gilbert Blanc-Tailleur, maire depuis 1997 est battu de 43 voix par Philippe Mugnier (42 % contre 45 %)Résultats élections municipales de 2014 sur le site de la commune, consulté le 30 avril 2016.. Président de l'Association Nationale des Maires des Stations de Montagne et de France Montagne, il était conseiller municipal depuis 1983 et adjoint depuis 1989Présentation du maire sur le site de la commune, consulté le 30 avril 2016..