Saint-Michel-de-Maurienne est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.
En 1972, la commune fusionne avec les communes de Beaune et du Thyl.
Géographie Situation La commune de Saint-Michel-de-Maurienne est située au cœur de la vallée de la Maurienne, dans le département de la Savoie et la région Auvergne-Rhône-Alpes. vignette|centré|Vue aérienne du chef-lieu de la commune.
D'une superficie de , Saint-Michel-de-Maurienne s'étend selon un axe nord-sud et est traversée par l’Arc d'est en ouest. Elle est délimitée sur le versant nord de la vallée par la pointe de la Masse au nord ouest et du mont Bréquin au nord-est, lequel marquant par ailleurs l'altitude maximale de la commune (). Sur le versant sud, la commune marque le départ de la route du col du Galibier conduisant vers le Dauphiné et les Hautes-Alpes. Elle ne s'étend toutefois pas autant que sur le versant nord, limitée par Saint-Martin-d'Arc dès la rive sud de l’Arc sur sa partie ouest, et Valmeinier quelques centaines de mètres plus en altitude à l'est. L'axe est-ouest de Saint-Michel-de-Maurienne s'étend pour sa part sur moins de .
Saint-Michel-de-Maurienne possède quelques hameaux et son chef-lieu est pour sa part situé sur les bords de l’Arc (en rive droite), au sud du territoire communal. Un pont principal enjambant la voie ferrée et l'Arc, permet l’accès routier sur le versant sud de la vallée, en direction de Saint-Martin-d'Arc, Valloire, Valmeinier et du col du Galibier.
Communes limitrophes
Villages, hameaux Secteur de Saint-Michel-de-Maurienne : Chef-lieu (vieux Bourg), L’Etraz, La Buffaz, Le Châne, les Teppes, Le Vigny (Viniaciim, le vignoble), Les Gorges, Le Mollard, Le Noiray, Champ Long, Villard Bernon
Secteur de l'ancienne commune de Beaune : Beaune grand village (Villard Putier), Le Mollard, Plan Villard, Beaune l'Église, Villard Zembrun
Secteur de l'ancienne commune du Thyl : Le Thyl dessus, Le Thyl dessous, La Traversaz (le Bois dessus, le Bois dessous, détruits en 1944)
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Voies de communication et transports Voies routières Saint-Michel-de-Maurienne voit passer sur son territoire deux axes routiers majeurs. Le premier est la départementale 1006 (ex-nationale 6) provenant de Paris et Lyon et traversant le centre du chef-lieu à la hauteur de l'Arc, qu'elle longe d'ouest en est en direction du col du Mont-Cenis et de l’Italie. À la sortie du village, la route traverse la rivière et poursuit sa route le long de sa rive sud.
Le second est l'autoroute A43, provenant elle aussi de Lyon et menant également en Italie, mais via le tunnel du Fréjus. L'autoroute pour sa part ne traverse pas le chef-lieu mais longe l'Arc sa rive sud, en quittant le territoire de Saint-Martin-d'Arc. Cette dernière se retrouve donc un peu plus loin côte à côte avec la D 1006 avant de pénétrer dans la commune d'Orelle à l'est.
Transport ferroviaire Saint-Michel possède une gare ferroviaire située sur la ligne ferroviaire de Culoz à Modane, appelée aussi « ligne de la Maurienne ». Tout comme la D 1006, celle-ci longe l’Arc sur sa rive nord et rejoint l’Italie, via le tunnel du Fréjus. Cette gare de Saint-Michel - Valloire est située au point kilométrique 220 (kilométrage débutant à la sortie de Lyon), au niveau du village et sur les berges de l’Arc. Elle est desservie par les TER Auvergne-Rhône-Alpes reliant Lyon et Chambéry à Modane, ainsi que par certains TGV saisonniers hivernaux assurant la liaison de Paris à Modane. Les TGV qui relient quotidiennement Paris à Turin et Milan (Italie) ne desservent pas la gare de Saint-Michel - Valloire mais uniquement Saint-Jean-de-Maurienne et Modane.
De 1868 à 1871, la gare se trouve au départ d'une autre ligne, le chemin de fer du Mont-Cenis. Cette ligne a relié Suse par le col du Mont-Cenis. C'est à l'époque la ligne ferroviaire la plus haute du monde..
Urbanisme Typologie Au , Saint-Michel-de-Maurienne est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Michel-de-MaurienneUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Michel-de-Maurienne comprend une ville-centre et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Jean-de-Maurienne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Morphologie urbaine L'agglomération est contenue dans les étroites limites imposées par le relief, suggéré ici par les hachures : le bassin de Saint-Michel est limité au nord-ouest par la montagne du Pas du Roc et à l'est par le défilé houiller.
Le noyau de peuplement le plus ancien est accroché sur les premières pentes du socle de schistes cristallins (où sont toujours situées église, vieilles demeures, une tour carrée, le cimetière) avec un prolongement en descente jusqu'au bord de l'Arc, vers la Croix blanche. C'était l'itinéraire routier traditionnel car il fallait se protéger contre les crues redoutables de la rivière. L'intense trafic sur la voie transalpine du col du Mont-Cenis justifiait encore en 1858 la présence de 18 hôtels et auberges et d'autant de débits de boissons.. alt=La rue centrale (ex RN 6)|vignette|la rue centrale (ex RN 6). La modernisation du réseau routier qui a permis pour la première fois le passage du col du Mont-Cenis sans rupture de charge date du Premier Empire. C'est alors qu'a été ouvert l'axe des actuelles Grand'rue et rue de la République devenu la ligne de force du développement de la ville. Mais celui-ci est resté très modéré tout en satisfaisant aux besoins du passage et des foires locales même après l'ouverture du tunnel du Fréjus et la construction d'une gare ferroviaire (1871). Ainsi est née une ville à deux étages : une longue rue longeant l'Arc dominée par le bourg traditionnel. La population restait profondément rurale avec de nombreux hameaux étagés sur le long adret tendu du mont Bréquin () au col des Encombres..
La révolution de la houille blanche s'est traduite par la création de deux établissements industriels : l'usine d'aluminium de La Saussaz dans le défilé houiller, à l'amont de la ville, hors du plan, en 1904 et l'usine fondée par Louis Renault à la fin de la guerre de 1914-18, connue depuis 1925 sous le nom des Aciéries du Temple : c'est sur son emplacement que l'ordre des Templiers avait ouvert une maison fermière au . Ainsi a débuté la colonisation des cônes de déjection coalescents de la Grollaz et du Vigny assez aplatis vers le bas pour faciliter la construction de l'usine. Selon les habitudes de l'époque, la main-d'œuvre était logée à proximité immédiate (cités ouvrières antérieures à 1950)..
L'augmentation de la population pendant les Trente Glorieuses s'est traduite par la plus grande phase d'urbanisation. Le choix a été fait de réserver pour les grands équipements publics les espaces encore disponibles dans le centre urbanisé : établissements scolaires (école primaire, CET) et sportifs (piscine, gymnase). Vers 1970, seuls en HLM sont venus s'ajouter au bâti ancien. En revanche, le CES fait transition en direction du pôle industriel et c'est sur l'ensemble des cônes de déjection que se sont logées les nouvelles populations. : pavillons de la Savoisienne ou de la SAT, foyer pour célibataires de la Sonacotra, barres de l'Office départemental d'HLM (Le Galibier : ; la Résidence de Vigny : ...) Le cadre de verdure a permis d'oublier la proximité des Aciéries d'ailleurs plus attentives à respecter l'environnement.. alt=Vide laissé par la destruction des Aciéries|vignette|Vide laissé par la destruction des Aciéries. La fermeture des deux usines a entraîné le déclin démographique et enterré les projets de développement comme celui de Sainte-Anne la Tour en contiguïté avec le centre. Les autorités peinent trouver de nouvelles entreprises et des vides apparaissent avec la destruction des anciens halls. Si le peuplement se maintient dans les hameaux étagés sur les pentes comme celui du Noiray, c'est à titre purement résidentiel car il y a longtemps que le secteur primaire a perdu toute importance : il ne comptait plus que pour 0,8 % dans la population active au recensement de 1968.
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (90,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (92,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (27,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (19 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %), zones urbanisées (3,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Toponymie