Villaroger est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Commune du massif de la Vanoise dans la vallée de la Tarentaise, le village est relié au domaine skiable des Arcs, faisant lui-même partie du domaine skiable Paradiski (regroupant Les Arcs et La Plagne), par la télécabine de Villaroger qui remplace les anciens télésièges du Replat et du Plan des Violettes. Géographie vignette|left|Le chef-lieu en été. Le village se situe à d'altitude, sur la rive gauche de l'Isère. Sa partie basse débute au hameau de la Bonneville à d'altitude puis monte vers le hameau du Planchamp à d'altitude et le hameau du Loissel à d'altitude. L'accès au domaine skiable des Arcs se situe entre les hameaux du Pré Derrière (appellation officielle, la dénomination exclusivement utilisée par les habitants étant « Le Pré Dernier ») et du Pré à d'altitude, celui à la réserve naturelle nationale des Hauts de Villaroger (10,62 km²) se fait au hameau du Planay qui se situe à d'altitude tandis que les deux points d'entrée directe dans le parc national de la Vanoise (528,39 km²) se situent à la sortie de village de la Gurraz, implanté à d'altitude à proximité du hameau de la Savinaz qui est à d'altitude. La commune comporte de fortes pentes de plus de 50 % sur la moitié de son territoire et six sommets : celui du mont Pourri à d'altitude, celui de l'aiguille Rouge à d'altitude, celui de l'aiguille du Saint-Esprit à d'altitude, celui du Dôme de la Sache à d'altitude, celui du Grand Parei à d'altitude et celui du mont Turia à d'altitude.

La commune de Villaroger s'étend sur 28,15 km ². Elle est longée par la rivière Isère ; elle est traversée par le torrent de Pissevieille ainsi que par les ruisseaux de la Savinaz, du Planay, du Lavancher, des Gourettes (appelé officiellement « nant des Gourettes »), des Fresses, du mont Pourri et des Rossets. Elle a cinq glaciers : Savinaz, Gurraz, Inverneau, Turia et Grand Col ainsi que des lacs comme celui des moraines de Riondaz. Une grande partie de son territoire est recouvert de forêts entre 845 et 2 200 mètres d'altitude sur 5,5 km² soit 1/6 du territoire.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , irrégulièrement répartie en été.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves...

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourg-Saint-Maurice à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Villaroger est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourg-Saint-Maurice, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (94,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (39,2 %), forêts (29,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (25,9 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Voies de communication et transports

On accède à la station par la route, via une voie express extension de l'A430, en provenance de la combe de Savoie et d'Albertville, qui reprend la RN 90 (route nationale 90). La voie express se termine au niveau de la commune de Moûtiers et la route se poursuit à deux voies avec quelques passages à 3 ou 4 voies jusqu'à Centron (commune d'Aime). Au sortir de la ville de Bourg-Saint-Maurice, il faut suivre la direction de la commune en suivant la D 902 jusqu'à La Bonneville ou jusqu'à Sainte-Foy-Tarentaise.

Par ailleurs, le TGV et des TER arrivent jusqu'en gare de Bourg-Saint-Maurice toute l'année et des liaisons via l'Eurostar et le Thalys depuis Londres et Bruxelles sont mises en place lors de la saison touristique hivernale. La station se situe à et est accessible par des liaisons régulières en autocar ou en taxi.

On peut aussi atterrir dans les aéroports internationaux de Lyon-Saint-Exupéry ( - ) et Genève ( - ), ainsi que celui de Chambéry - Savoie ( - ).

Toponymie La première mention de la commune remonte à 1258 où la paroisse apparait sous la forme de Villa Rogier (édition 2021). Selon cette première mention, il s'agirait de la villa de Roger. Toutefois, les formes successives suggèrent soit le villard de Ogier ou Oger. Ainsi, selon Adolphe Gros, la première mention serait la conséquence d'une erreur de copiste qui aurait décomposé Villarogier en Villa Rogier plutôt que Villar Ogier.

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Vlaodjé, selon la graphie de Conflans. (Vlarodjé ?).

Histoire

Période médiévale Villaroger relevait probablement de Sainte-Foy, ou peut-être de Séez.. Son érection en paroisse n'est pas précisément connue, même si des indices préfigurent une création vers le . Elle est mentionnée pour la première fois en 1258, dans un partage entre le Chapitre régulier et le Chapitre séculier.

La paroisse de Villaroger a appartenu à la seigneurie de La Val d'Isère avec les paroisses de Tignes, Montvalezan, Sainte-Foy, ainsi que Séez, qui est le centre de celle-ciChanoine ... Cette seigneurie dépendait initialement de la famille de Briançon., puis à la fin du , sous le règne du comte Philippe de Savoie, elles passent sous le contrôle direct des SavoieVolume 1 de Archives de l'ancien duché de Savoie. Série S A. Inventaire, Archives départementales de la Savoie, 1966, ..

En 1310, la seigneurie de la Val d'Isère passe aux BeaufortMarcel Charvin, Histoires... de Val d'Isère, Éditions du C.N.R.S., Centre régional de publications Lyon, 1979, 323 pages, ., puis, au , aux Mareschal de Duin et enfin par mariage à la famille d'Allinges-Coudrée..

Période contemporaine En 1714, le village de la Gurraz est érigée en paroisse indépendante.

En 1780, le territoire est décrit comme essentiellement agricole, on y compte 435 vaches, 245 moutons et brebis ainsi que 358 boucs et chèvres et on y cultive de l'orge, de l'avoine, des fèves et des pommes de terre. Dès le , le village connait des migrations l'hiver vers les grandes villes comme Paris pour y effectuer des activités de colporteurs, de ramoneurs et de déménageurs. Le village comprend aussi des maçons, des charpentiers, des menuisiers, des tisserands, des tailleurs et des cordonniers.

Le , les communiers obtiennent du marquis Joseph Joachim d'Allinges, vicomte de Tarentaise et de la Val d'Isère, l'affranchissement de leur paroisse contre ..

Le village de la Gurraz avait une fonderie et une mine de fer oxydée jusqu'à une avalanche au ainsi qu'une carrière de grès anthracifère pour les pierres à meule et de lauze et une mine de cuivre pyriteux. Il a connu une épidémie de peste en 1630, un grand incendie le et une épidémie de variole entre le et le qui fit dont sur une population de .

Au chef-lieu, une école de garçons est construite en 1775 puis une école de filles en 1829 qui fonctionnaient de décembre à mars pour permettre aux enfants de garder le bétail le reste de l'année. Les effectifs étaient d'une centaine d'enfants. Elle est fermée depuis le début des années 2000. Une école a fonctionné dans le hameau du Planay entre 1865 et 1944.

Une école primaire fut fondée le à la Gurraz par une donation du curé Jean-Joseph Chavoutier. Une annexe était parfois ouverte dans le hameau de la Savinaz. En 1865, le conseil municipal ouvre une école primaire temporaire dans le village de la Gurraz puis y construit un bâtiment à titre définitif en 1895, elle est toujours en activité. Le village de la Gurraz a sa propre paroisse à compter de l'automne 1714 lors la construction de l'église Saint Roch en remplacement d'une chapelle du même nom, son premier curé fut Jean-Gaspard Arnaud (1714-1740) suivi d'Uldéric Bal (1740-1750), de Jean-Joseph Chanu (1752-1759), de Joseph Bal (1759-1765) et de François Bal (1765-1793). La Gurraz eut le statut de commune autonome de 1857 à 1860 accordée par l'administration sarde..

Pendant la Première Guerre mondiale, la commune de Villaroger perd 33 de ses appelés « Morts pour France ».

La première remontée mécanique au hameau du Pré Derrière vers les Arc 2000 est mise en service lors des vacances de Noël 1982.

Politique et administration vignette|La mairie.. La commune fait partie de la communauté de communes de Haute-Tarentaise dont le siège se trouve dans la commune voisine de Séez.

Tendances politiques

Élection présidentielle ( tour) : 2022 : Emmanuel Macron 51,70 % - Marine Le Pen 48,30 % 2017 : Emmanuel Macron 64,46 % - Marine Le Pen 35,54 %

Élections Législatives ( tour) : 2022 : Vincent Roland (LR) 64,08 % - Cédric Morand (NUPES-LFI) 35,92 % 2017 : Vincent Roland (LR) 65,33 % - Philippe Troutot (Parti Radical) 34,67 %

Élections Régionales ( tour) : 2021 : Laurent Wauquiez (LR) 73,38 % - Fabienne Grebert (EELV) 17,99 % - Andréa Kotarac (RN) 8,63 % 2015 : Laurent Wauquiez (LR) 43,53 % - Jean-Jack Queyranne (PS) 30,59 % - Chrsitophe Boudot (FN) 25,88 %

Élections référendaires : Référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l'Europe : 41,07 % pour le Oui, 58,93 % pour le Non, 72,15 % de participation.

Administration municipale Le conseil municipal de Villaroger est composé d'un maire et de dix conseillers municipaux. Les villages de la Gurraz et de la Savinaz formaient de jusqu'en une section communale qui élisait quatre conseillers municipaux dont un adjoint spécial.