vignette|Podium de départ du contre-la-montre par équipes du Tour de France 2009.|299x299px

Le passage du Tour de France cycliste à , commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie, est régulièrement cité dans diverses sources d'envergure.

vignette|En 2013, arrivée au sprint à Montpellier, André Greipel en position remporte l'étape.|299x299px

thumb|upright=1.4|Le , le peloton quitte Montpellier avant le départ réel.|299x299px

Passages du Tour de France à Montpellier

Années 1930

1930 Pour la première étape de l'histoire allant à Montpellier, le peloton adopte une allure certaine où les touristes-routiers se sont montrés à leur aise, le perpignanais Pierre Bodo conduisant longuement le peloton, Adrien Plautin remportant la prime à Béziers. En fin d’étape, Jules Merviel de l’équipe de France tente de s’échapper mais c’est Charles Pélissier qui parvient à faire le break, peu après Sète, et à remporter, dans un Montpellier en délire, la victoire..

Le départ de l'étape suivante se fait avec la traversée de la Crau s’effectue paisiblement, un vent discret accompagnant les coureurs peu décidés à fournir des efforts exagérés. Quelques kilomètres plus loin, 3 allemands tentent de se faire la belle. Le maillot jaune Leducq ne l’entend pas ainsi. Il ramène le peloton sur les fuyards avant de mener grand train dans la côte du Pailladou. 30 coureurs parviennent ensemble au vélodrome où Antonin Magne s’adjuge l’étape..

1931 L’étape s’anime à la sortie de Sète lorsque Charles Pélissier se souvient de son escapade de l’année dernière. Il démarre brusquement, espérant profiter de l’apathie du peloton. Cette fois cependant, Raffaele Di Paco veille au grain et les deux hommes prennent quelques centaines de mètres d’avance. Un passage à niveau leur permet d’augmenter leur pécule. Plus que 20 km à effectuer avant le sprint de Montpellier. On estime le français légèrement supérieur à l’italien. Mais finalement, Di Paco remporte le duel..

Le lendemain, Max Bulla s’est échappé entre Arles et Salon avec les italiens Pancera et Catalini. Au sprint sur la piste du vélodrome Jean Bouin de Marseille, le rapide autrichien Bulla n’a pas rencontré de difficultés à battre Catalini..

1932 Il ne se passe rien jusqu'à 5 km de la ligne où l’équipe de France se déploie à l’avant du peloton de manière à préparer le plus efficacement possible le sprint du maillot jaune Leducq. C’est alors qu’une chute met à terre Archambaud, Barthélémy et Speicher. Frans Bonduel en profite pour remporter l'étape..

L’étape de la traversée de la Crau n’a pas l’habitude d’être mouvementée. Trop accablés par la chaleur, les coureurs n’éprouvent en général aucune humeur belliqueuse. Cette année cependant, le soleil ne brille pas particulièrement dans le Midi. Conséquence immédiate, la journée se révèle très animée, notamment par les belges mais Leducq veille au grain. En fin d’étape, le touriste-routier niçois Adrien Buttafocchi et l’italien Michele Orecchia se détachent. Orecchia se contente de suivre son compagnon avant de le battre au sprint sur le vélodrome de la cité Phocéenne, noir de monde..

1933 Le départ, donné de Marseille à 10 heures 30, oblige les coureurs à traverser le désert de la Crau entre midi et 14 heures, autrement dit lorsque le soleil est à son zénith. D’un commun accord, le peloton décide de faire la trêve et les 41 rescapés participent au sprint de Montpellier. L’occasion pour André Leducq de battre Léon Louyet..

L’étape Montpellier - Perpignan ressemble à s’y méprendre à la précédente : même chaleur, même torpeur, même moyenne (27 km/h), même nombre de coureurs à l’arrivée (41), même vainqueur : André Leducq..

1934 Lors de l'étape reliant les villes de Marseille et de Montpellier, on suppose que Le Grevès va faire, une fois de plus, parler sa pointe de vitesse lorsqu’il crève du côté de Lunel. Georges Speicher, ne l’oublions pas, est lui aussi un redoutable finisseur. Le champion du monde ne laisse pas passer l’occasion de s’imposer sur l’avenue de l’Esplanade à Montpellier devant Antonin Magne qui en profite pour s’octroyer 45 s de bonification..

Il fait chaud tout au long de la plaine languedocienne. Le peloton au complet se présente sur le vélodrome de Perpignan avec 2 heures de retard sur l’horaire. Le directeur décide alors que les 41 rescapés effectueront un tour de piste contre-la-montre départ lancé. Roger Lapébie s’impose en 17 s 2/5 devant... 8 coureurs ex aequo en 17 s 4/5. Comment les départager pour offrir au second les 45 s de bonification ? En leur faisant courir une nouvelle épreuve mais cette fois en ligne. René Le Grevès l’emporte facilement..

1935

Desgrange décide de faire disputer ce chrono par équipes. Les Belges emmenés par le maillot jaune Romain Maes s’élancent en premiers puis, de 5 minutes en 5 minutes, 2 groupes de touristes-routiers, les Italiens, les Allemands, les Espagnols accompagnés par les individuels suisses, enfin les français. A mi-course, les Belges possèdent 10 s d’avance sur les tricolores mais ces derniers, s’imposent à 44,171 km/h de moyenne, 27 s devant les Belges, 1 min 30 s devant les Italiens. C'est Georges Speicher qui franchit en tête la ligne d’arrivée à Montpellier..

Il n'y a rien à dire sur la demi-étape suivante pendant laquelle le peloton se contente de se rendre à Narbonne. René Le Grevès, le sprinter de l’équipe de France remporte l’emballage sur le boulevard Frédéric-Mistral..

1936 alt=|vignette|250x250px|Sylvère Maes a porté le maillot jaune en 1936 et 1937. Alors que les coureurs récupèrent et se restaurent, le public nîmois s’agite tant et si fort que les barrières de bois craquent sous la pression. Une foule en transe oblige les officiels à se réfugier sous les arches d’un aqueduc sous les regards d’un service d’ordre dépassé. Le chrono par équipes est lancé peu après. Tandis que la formation hispano-luxembourgeoise termine à 2 min 47 s, ce sont les belges du maillot jaune Sylvère Maes qui l’emportent..

Le peloton traverse tranquillement les vignobles languedociens, Sète, Agde, Béziers avant d’arriver aux alentours de Narbonne où les démarrages se multiplient. Les belges se lancent chacun à leur tour à l’attaque, suivis par les espagnols et quelques touristes-routiers. Le Grevès, aidé par Maye, répond à toutes les tentatives et remporte le sprint..

1937 51 km entre Nîmes et Montpellier, c’est peu. Suffisant pour que les Belges placent Danneels à l’avant, en compagnie de l’Allemand Bautz. Plus d’1 min d’avance à 15 km de l’arrivée, c’est alors que le maillot jaune Sylvère Maes crève et doit changer de roue avec son équipier Meulenberg. Immédiatement, Lapébie soutenus par Vicini, mettent en route. Danneels et Bautz sont rapidement rejoints, mais il faut surtout que ses hommes se lancent dans une course-poursuite effrénée de manière à perdre le minimum de temps. Finalement, les Belges déboursent 35 s sur la ligne où le Suisse René Pedroli l’emporte..

Francesco Camusso avait sacrifié toutes ses chances en soutenant jusqu’au bout son leader Bartali. Ce dernier reparti en Toscane, il fallait que le vainqueur du Giro 1931 songe à son destin personnel. C’est pourquoi celui-ci s’est échappé peu avant Sète avant de longer la côte à une allure record et de devancer à Narbonne le peloton de plus de 8 min..

1938 Les 73 km entre Béziers et Montpellier à travers le vignoble languedocien sont mouvementés. Mersch et Magne se dépensent sans compter tandis qu’Antoon Van Schendel ne veut pas perdre le bénéfice des 9 s qu’il a engrangées lors du premier tiers d’étape. Un petit groupe se joue la victoire au sprint que remporte Antonin Magne..

Lors de l’étape suivante, la course ne s’anime qu’après Salon lorsque Berrendero et Gianello d’abord puis Neuens tentent de se détacher. Magne se lance à la poursuite du Luxembourgeois. Une vingtaine d’hommes se regroupent en tête. Parmi ces 20 coureurs échappés, Cosson souffre d’une fringale après la montée de Gardanne, à 25 km de l’arrivée. Sans doute vexé de sa médiocre prestation lors du chrono de la veille, Gino Bartali impressionne en s’adjugeant le sprint de Marseille devant 18 concurrents..

1939 Les coureurs se mettent en selle à Béziers sous un soleil accablant. Un passage à niveau fermé un peu avant Gigean met le feu aux poudres. Une vingtaine de coureurs se retrouvent à l’avant. Mais le gros de la troupe revient à toute allure. Une nouvelle cassure intervient quelques kilomètres après. Constamment aux avant-postes, Maurice Archambaud s’en extirpe à 12 km de Montpellier et remporte la victoire. 15 coureurs (dont les principaux leaders) terminent à 52 s.

Alors qu’on s’attend à un démarrage d’un des régionaux, le lendemain, à 30 km de l’arrivée, c’est le Luxembourgeois Pierre Clemens qui surprend son monde. Fabien Galateau le rattrape. Au Stade Municipal de Marseille, Galateau, l’habitué des lieux n’a qu’à parachever le travail en s’imposant au sprint, pour la plus grande joie d’un public en transe..

Années 1940

1947 L'étape partant de Marseille ne fut que très peu intéressante. Hormis une échappée de 13 hommes lancée avant Salon, où le peloton n'a jamais réagi. Aucune défaillance n'effritera ce groupe d'échappés. A Montpellier, Massal l'enfant du pays l'emporte d'une demi-roue au sprint devant le luxembourgeois Diederich. Cette étape ne change pas le classement général toujours dominé par Vietto..

L'étape suivante ressemble étrangement à la précédente. Dès le départ, Massal tente sa chance, tentative sans suite. Peu après, une échappée de neuf hommes prend forme. La tramontane oblige les coureurs à former des éventails et les fuyards vont prendre une confortable avance sur le peloton des favoris bien que Teisseire et Massal ne relayent pas, leur leader maillot jaune étant à l'arrière. Dans le col d'Alaric, à 30 km de l'arrivée, Teisseire démarre et dans sa roue ne restent que Schotte, qui ne veut pas relayer permettant ainsi le retour de Impanis et Callens. Dès lors, Teisseire répond à tous les démarrages. A 200 mètres, il attaque et monte à la sortie du virage et profitant de la descente vient coiffer Callens sur la ligne et remporte la victoire d'un souffle, Vietto conserve le maillot jaune..

1948 Dès le départ de Toulouse, Raymond Impanis suit les consignes et est l'un des premiers de la journée à attaquer. Il s'isole et creuse rapidement un écart mais faute de renfort, il renonce à courir seul si loin du but. Plusieurs tentatives d'échappée se produisent mais Bobet y met bon ordre. La course étant rapide,plusieurs coureurs sont en difficulté. A l'approche du ravitaillement de Lézignan (km 123.5), Impanis pousse une pointe et s'en va seul à plus de 120 km du but. A Lézignan, il a déjà 1 min d'avance bien que le peloton ne soit pas inactif. A Narbonne, l'écart est de 2 min 10 s, de 3 min 15 s à Béziers, de 4 min 30 s à Sète (km 216.5), de 5 min 35 s peu après Frontignan. Malgré des contre-attaques, Impanis s'en va gagner à Montpellier à plus de 40 km/h de moyenne. Bobet conserve son maillot jaune..

Pour une fois, le peloton part à allure modérée. 18 coureurs prennent le large et traverse Tarascon avec 100 mètres d'avance sur un deuxième groupe et 1 min d'avance sur le peloton. À la sortie d'Avignon (km 102), l'écart est de 1 min 40 s. Dans le col du Carpian, on voit Paul Neri faire le forcing pour lâcher les sprinters du groupe de tête. Il reste 10 km et la descente sur Marseille s'effectue à très vive allure. Bobet y perdra encore un peu plus de temps et quand il arrive au vélodrome, Impanis qui a gagné le sprint effectue son tour d'honneur. Bobet conserve son maillot jaune pour 29 s.

Années 1950

1951 alt=Photographie en noir et blanc d'un cycliste portant un maillot marqué d'une croix suisse et de l'inscription La Perle.|gauche|vignette|187x187px|Hugo Koblet sur le Tour de France 1951.