Marta Cartabia, née le à San Giorgio su Legnano, est une juge et femme politique italienne.
Elle est juge à la Cour constitutionnelle de la République italienne de 2011 à 2020, vice-présidente de 2014 à 2019 et présidente de 2019 à 2020. Elle est la première femme à occuper cette fonction.
De 2021 à 2022, elle est ministre de la Justice dans le gouvernement de Mario Draghi.
Biographie Famille et études Marta Cartabia est née à San Giorgio su Legnano, près de Milan, en 1963..
En 1987, elle obtient son diplôme avec mention à l'université de Milan, avec une thèse intitulée : « Existe-t-il un droit constitutionnel européen ? ». Son superviseur est le professeur Valerio Onida. Elle obtient son doctorat en droit de l'Institut universitaire européen de Florence en 1993..
Parcours professionnel Juriste Marta Cartabia travaille à la Cour constitutionnelle italienne comme greffière entre 1993 et 1996. En 2005, elle est employée par l'université de Milan-Bicocca comme professeur du Cours Jean Monnet de droit constitutionnel européen. Entre 2006 et 2010, elle exerce comme experte indépendante pour l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne. Pour l'année universitaire 2009-2010, elle est « boursière Straus » au à New York.
Juge constitutionnelle Marta Cartabia est nommée membre de la Cour constitutionnelle par le président de la République italienne, Giorgio Napolitano, le et prête serment le . Au moment de sa nomination, elle est l'une des plus jeunes personnes nommées et la troisième femme de l'histoire. Elle est nommée vice-présidente de la Cour le ..
En , elle est nommée membre suppléante de l'Italie à la Commission de Venise. .
Le , elle est élue à l'unanimité présidente de la Cour constitutionnelle (14 voix pour et son bulletin de vote étant blanc), faisant d'elle la première femme élue à la tête de cette institution depuis sa création.. Mais la durée de sa fonction est courte puisque son mandat de juge constitutionnel de neuf ans expire en ..
Ministre de la Justice
Au mois de , tandis que son nom circule parmi ceux des possibles prétendants à la présidence de la République pour la succession de Sergio Mattarella prévue en , elle se voit proposer le ministère de la Justice dans le gouvernement du nouveau président du Conseil, Mario Draghi. Elle est la troisième femme nommée à cette fonction après Paola Severino et Annamaria Cancellieri, elles-mêmes indépendantes de tout parti politique.
Le , le pape François la nomme membre de l'Académie pontificale des sciences sociales.
Positions politiques Elle est proche des sphères catholiques et du mouvement Communion et Libération. Elle prône notamment une « laïcité positive » de l'État. À ce titre, elle défend le maintien de l'affichage de la croix dans les lieux publics en Italie (tels que les salles de classe des écoles publiques et les salles des tribunaux), résultant des accords fascistes du Latran.
Publications . . .
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Décorations left|50px Chevalier grand-croix de l'ordre du Mérite de la République italienne, sur proposition du président de la République, le .. Prix Minerva alle Istituzioni, .. Prix de Culture politique Giovanni Spadolini, .. dans la catégorie Institutions, ..
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Liste des ministres italiennes Liste de dirigeantes politiques
Liens externes
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