La légion germanique également appelée légion de RosenthalLa Légion Germanique ou Légion de Rosenthal est une unité militaire, théoriquement constituée de volontaires allemands combattant sous commandement français. Créée le Alain-Jacques Czouz-Tornare, « Les Suisses dans la guerre de Vendée », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, Tome 101, numéro 4, 1994. , elle est dissoute le pour former la .
Formation L'idée de former un corps d'armée avec des volontaires patriotes (ce terme désignant les sympathisants de la Révolution française) allemands est née durant l’été 1792. C'est sans doute l'exemple de la légion des Belges et des Liégeois unis qui inspira le Prussien Anachasis Cloots et le Saxon Saiffert, tous deux résidant à Paris, l'idée d'une légion appelée d'abord légion prussienne, puis légion vandale. Un problème se présenta rapidement : celui du recrutement de cette unité, la France comptant peu d'Allemands patriotes émigrés. Cloots eut alors l'idée de recruter les déserteurs des troupes autrichiennes et prussiennes. Un décret de la Législative d'août 1792 accorda à ces derniers une pension viagère de . Dans l'esprit de Cloots et des adjoints militaires les colonels Dambach et van Hayden, la légion germanique ne devait pas être seulement un refuge de déserteurs, mais le « noyau de la future liberté germanique ». Saiffert composa un hymne dont le refrain était : « Lève-toi peuple opprimé ; debout, vous qui parlez la même langue, soyez libres comme les Français ».
Une « capitulation » (c'est-à-dire un traité) fut conclue entre les chefs de la future légion et le ministère de la guerre stipulant que la légion ne serait pas engagée contre des troupes autrichiennes ou germaniques et qu'aucun Français n'y serait accepté. L'existence de la légion fut officialisée par une loi du . Très vite la capitulation fut violée et l'on admit dans la légion des Allemands, des Prussiens, des Hollandais mais également des Français, originaires en majorité d'Alsace et de Lorraine germanophone. Marceau et Augereau firent ainsi partie de la légion.
Cependant, un des recrutements les plus prolifiques fut fait auprès des anciens Gardes suisses : près de 300 de ceux qui avaient survécu à la prise des Tuileries, une fois libérés, ont opté pour l’engagement dans l’armée française, en l’occurrence cette légion où ils pouvaient trouver des germanophones.
Historique D'abord employée à rétablir l'ordre dans la région de Chartres, celle-ci fut envoyée sur le front des Ardennes, ce qui allait à l'encontre de la capitulation. Après le déclenchement de l’insurrection vendéenne, la légion fut envoyée dans l'Ouest. . Les Suisses, anciens gardes du roi Louis XVI, sont nombreux à déserter pour rejoindre l’armée catholique et royale, et sont suivis par d’autres germanophonesCzouz-Tornare, , . Par exemple, après la bataille de Saumur (), de nombreux soldats de la Légion germanique, et notamment des Suisses libérés, se rallient aux Vendéens.
En , la légion ne compte plus qu'un millier d'hommes, contre lors de son départ de Belgique. À la suite de ces évènements la légion est dissoute le ou le et ses membres sont réorganisés sous le nom de , commandée par le colonel Louis Paul de Beffroy et le lieutenant-colonel Burac. D'après Jérôme Croyet, l'infanterie forme le de chasseurs et les hussards le Jérôme Croyet, « Les hussards des Alpes et le département de l'Ain », Annales historiques de la Révolution française, 329 | juillet-septembre 2002, mis en ligne le 27 mars 2008, consulté le 17 août 2010.. Pour Charles-Louis Chassin, l'infanterie forme le bataillon de chasseurs, incorporé le dans la brigade lègère, et la cavalerie forme le 19e régiment de chasseurs à cheval.. À noter que le certificat de mort d'un certain Schelegue, établi par le régiment d'infanterie à Saumur an l'an 2, porte que celui-ci a fait partie de la légion germanique à l'instant de sa création, que dans le régiment extrait de ladite légion, il a professé les principes du plus pur républicanisme.
Des soldats de la Légion germanique ont participé en tant qu'auteurs aux fusillades et noyades de Nantes alors que ceux qui avaient rallié la cause des Vendéens et qui avaient été faits prisonniers ont été victimes de ces exécutions.
Personnalités Claude François Thomas Sandoz alors lieutenant-colonel en chef des arquebusiers François Séverin Marceau alors lieutenant des cuirassiers légers Pierre Ismert alors lieutenant des cuirassiers légers,
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
. Eugène Fieffé : Histoire des troupes étrangères au service de la France.
Articles connexes Unités de volontaires étrangers au service de la France Volontaires nationaux pendant la Révolution
Liens externes La légion germanique
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