L'affaire des faux passeports, également connue sous le nom italien de Passaportopoli, est un scandale qui a secoué le monde du football italien en 2001. Le consul italien en Argentine, Giancarlo Cursio, aurait constaté des anomalies dans l'attribution de la nationalité italienne et dans l'utilisation de plus de 1 000 passeports illicites, concernant une quinzaine de footballeurs, principalement d'origine africaine et sud-américaine. Ces joueurs appartenaient à des équipes prestigieuses telles que l'AS Roma, la Lazio, Parme, le Milan AC et l'Udinese. Il s'agissait du premier cas de falsification de documents d'identité dans le football européen. Les équipes étaient susceptibles d'être exclues du championnat, mais elles n'ont finalement pas été lourdement pénalisées, contrairement au cas français de Saint-Étienne la même année, où l'équipe a été rétrogradée en seconde division. Il n'y a ici pas eu de pénalité au classement.

Équipes impliquées Six équipes en Serie A étaient impliquées, notamment le FC Internazionale Milano, Lazio Rome, AC Milan, Roma, Udinese Calcio et le Vicenza ainsi qu'une équipe en Serie B, la Sampdoria.

Les 14 joueurs concernés par cette affaire étaient : Alberto — Udinese Calcio Gustavo Bartelt — Roma Alejandro Da Silva — Udinese Calcio Dedé — Vicenza Dida — AC Milan Fábio Júnior — Roma Jeda — Vicenza Thomas Job — Sampdoria Jorginho — Udinese Calcio Jean Ondoa — Sampdoria Álvaro Recoba — FC Internazionale Milano Juan Sebastián Verón — Lazio Rome Warley — Udinese Calcio Francis Zé — Sampdoria

Jugement de la Chambre disciplinaire de première instance

Le jugement rendu par la Chambre disciplinaire de première instance de la Lega Calcio le était le suivant:

Équipes Udinese Calcio: amende de 3 milliards de lires FC Internazionale Milano: amende de 2 milliards de lires Lazio Rome: amende de 2 milliards de lires Roma: amende de 1,5 milliard de lires Sampdoria: amende de 1,5 milliard de lires AC Milan: amende de 1 milliard de lires Vicenza: amende de 1 milliard de lires

Dirigeants Gino Pozzo (Udinese): deux ans d'inhibition. Rinaldo Sagramola (Vicenza): un an d'inhibition et amende de 10 millions de lires. Gabriele Oriali (Inter): un an d'inhibition. Felice Pulici (Lazio): un an d'inhibition. Franco Baldini (Roma): neuf mois d'inhibition. Massimo Briaschi (Vicenza): six mois d'inhibition. Sigfrido Marcatti (Udinese): six mois d'inhibition. Domenico Arnuzzo (Sampdoria): acquitté. Sergio Cragnotti (presidente Lazio): acquitté. Rinaldo Ghelfi (Inter): acquitté. Nello Governato (Lazio): acquitté. Pierpaolo Marino (Udinese): acquitté. Enrico Mantovani (presidente Sampdoria): acquitté. Pierluigi Ronca (Sampdoria): acquitté. Emiliano Salvarezza (Sampdoria): pas de lieu pour délibérer.

Footballeurs Alberto (Udinese): un an de disqualification. Gustavo Bartelt (Roma): un an de disqualification. Da Silva (Udinese): un an de disqualification. Dedé (Vicenza): un an de disqualification. Dida (Milan): un an de disqualification. Fábio Júnior (Roma): un an de disqualification. Jeda (Vicenza): un an de disqualification. Jorginho (Udinese): un an de disqualification. Álvaro Recoba (Inter): un an de disqualification. Warley (Udinese): un an de disqualification. Thomas Job (Sampdoria): six mois de disqualification. Jean Ondoa (Sampdoria): six mois de disqualification. Francis Zé (Sampdoria): six mois de disqualification Juan Sebastián Verón (Lazio): acquitté.

Jugement de la Commission d'Appel Fédérale

Après les réunions ayant lieu les 17 et , la Commission d'Appel Fédérale a confirmé les décisions prises en première instance concernant Inter, Milan, Sampdoria, ainsi que celles au sujet de Lazio, Roma, Udinese et Vicenza avec toutefois les exceptions suivantes: Franco Baldini (Roma): acquitté. Gustavo Bartelt (Roma): envoi des documents à la commission disciplinaire pour un nouveau jugement. (Udinese): de deux ans à un an et six mois d'inhibition. Massimo Briaschi (Vicenza): de six mois à un an d'interdiction. (Lazio): de six mois à un an d'inhibition.

Développements ultérieurs Dans le domaine de la justice ordinaire, le magistrat du tribunal d'Udine a accepté, en , la demande de négociation de peine de l'attaquant uruguayen de l'Inter, Álvaro Recoba, et de Gabriele Oriali, responsable du service technique du club. Chacun a alors été condamné à une peine de six mois de prison (remplacée par une amende de 21 420 euros) pour les crimes de contrefaçon de passeport et recel (permis de conduire contrefait).

Notes et références

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