La pandémie de COVID-19 en Italie, vient d'une maladie infectieuse émergente qui se serait propagée depuis le , lorsque deux touristes chinois sont testés positifs au COVID-19 à Rome.. Un groupe de cas de Covid-19 est ensuite détecté, à commencer par confirmés en Lombardie le ., 60 autres cas le et les premiers décès en Italie sont signalés le même jour. Au , il y avait et confirmés dans le pays...
Plusieurs municipalités d'Italie du Nord sont placées en quarantaine dès fin février, la région est plus durement touchée que partout ailleurs dans l'Union européenne (UE) par la Covid-19.. Pourtant c'était l'un des deux seuls pays d'Europe à suspendre tout vol direct à destination et en provenance de la république populaire de Chine et le premier à l'avoir fait, mais l'Union européenne a fait pression pour que les avions en provenance de Chine faisant escale à Francfort ou Roissy puissent pénétrer en Italie dès le , rendant inopérante la décision italienne..
Au , le nombre de personnes testées positives à la maladie s'élève à , avec , dont en Lombardie, et ; 10 % des contaminés en Lombardie font partie du corps médical..
Le , tout le pays est placé en confinement : les déplacements sont limités dans le pays pour le travail, les soins de santé, acheter de la nourriture, et tout rassemblement est interdit sous peine d'amende ou de trois mois de prison.. La barre des est dépassée avec infectées, dont . La Lombardie compte et .
Le , la quarantaine nationale s'installe progressivement, sont confirmés ainsi que . Les autorités italiennes informent que le nombre réel de personnes infectées est beaucoup plus élevé, et ne peut être connu précisément. Le , le nombre de morts en Italie () dépasse celui enregistré en Chine ()..
Au , l’Italie recense confirmés de Covid-19 et , la Lombardie payant toujours le plus lourd tribut.,
En , l'Italie passe la barre des , selon les derniers chiffres des autorités italienne, la Covid-19 a fait dans le pays depuis le début de l'épidémie. .
Face à l'augmentation du nombre de cas en , après la réouverture partielle des restaurants durant l'hiver 2021, le pays se résout à refermer une partie de ces lieux.. Le , l'Italie devient le premier pays de l'Union Européenne à franchir le seuil des .. Et ce même mois, le général Francesco Paolo Figliuolo prend en main la campagne de vaccination et déclare faire une vaccination de masse à la fin ..
Chronologie COVID-19-Italy-log 2019 : premiers cas et groupes à risque Le , des traces du virus de la maladie à coronavirus sont présentes dans les eaux usées de Turin et de Milan, mais par méconnaissance de ce nouveau virus et de cette nouvelle maladie ne seront détectées qu'en .. Remise en cause de la chronologie Sur la base de l'identification du premier cas, on a émis l'hypothèse que le virus circulait en Italie depuis . Cependant, la propagation rapide, le grand nombre de patients nécessitant une hospitalisation et un traitement en unité de soins intensifs, ainsi que la durée de la pandémie suggère que l'arrivée du virus et sa circulation en Italie sous une forme moins symptomatique pourraient être anticipées de plusieurs mois Giovanni Apolone et al., Unexpected detection of SARS-CoV-2 antibodies in the prepandemic period in Italy, Tumori Journal, 11 novembre 2020..
Une étude publiée en portant sur la présence d'anticorps spécifiques au domaine de liaison au récepteur du SRAS-CoV-2 (RBD) dans des échantillons sanguins de asymptomatiques inscrites dans un essai de dépistage prospectif du cancer du poumon entre et indique que des anticorps anti-SARS-CoV-2 RBD spécifiques ont été détectés chez sur 959 (11,6 %), à partir de (14 %), avec un groupe de cas positifs (> 30 %) au cours de la deuxième semaine de et le nombre le plus élevé (53,2 %) en Lombardie. Cette étude montre une circulation très précoce inattendue du SRAS-CoV-2 chez des individus asymptomatiques en Italie plusieurs mois avant l'identification du premier patient, et clarifie l'apparition et la propagation de la pandémie de coronavirus 2019 (COVID-19). 2020 Le les premiers cas sont signalés en Italie à Rome, il s'agit d'un couple de touristes chinois arrivés dans le pays à l'aéroport de Milan cinq jours plus tôt.
Mais, il est probable que le virus a initialement circulé sans être détecté pendant plusieurs semaines par une autre chaîne d'infection Julia Merlot, Warum gibt es in Italien so viele Infektionen?, spiegel.de, 11 mars 2020..
À la mi-février, un homme malade de cadre au sein de la société Unilever est détecté. Le , il avait dîné avec un collègue de travail de retour de Shanghai. Il est allé plusieurs fois voir son médecin de famille et son hôpital local, mais personne ne l'a examiné pour le virus parce qu'il n'était jamais allé en Chine auparavant. Il a infecté plusieurs personnes à son contact (sa compagne enceinte, des coéquipiers lors de parties de foot, des clients d'un bar) avant d'être isolé plus tard, puis hospitalisé dans un état grave à Codogno. La presse italienne lui a donné le nom de « patient un »...
Le , le club de football de l'Atalanta Bergame joue le match de de finale aller de la Ligue des champions contre le club espagnol du FC Valence au stade San Siro à Milan, devant et . Avant la rencontre beaucoup d'entre eux se sont déplacés dans Milan buvant des verres ensemble autour de la piazza del Duomo, avant de rejoindre San Siro en métro. Dans une interview donnée au Corriere dello Sport, Francesco Le Foche, médecin et immunologue à la Polyclinique Umberto I à Rome, considère que la tenue de ce match coïncide quelques jours plus tard avec le début de l'épidémie en Italie du Nord. Selon lui : « Il y a eu une expulsion rapide et importante de particules virales depuis les premières sorties d'air, comme la bouche et le nez. Des milliers de personnes, à deux centimètres l'une de l'autre, encore plus proches grâce à des manifestations compréhensibles de joie à travers les cris, les embrassades… Tout cela a favorisé la réplication virale ». La presse transalpine a donné à cette rencontre sportive le nom de « match zéro »..
Ce match fut « une occasion de forte diffusion du virus », selon le maire de Bergame Giorgio Gori et un « accélérateur de la propagation » selon Walter Ricciardi, représentant de l'Italie à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS)Déclaration sur Rai News 24, reprise par l'Agence France-Presse . Une semaine après le match, le club de Valence annonçait 35 % de cas positifs, celui Bergame se plaçait en quarantaineDépêche AFP du- 25 mars 2020 et l'alerte était lancée par Massimo Galli, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Sacco de Milan, tout en rappelant que l’épidémie avait commencé avant, dans les campagnes. Ses confrères Fabiano Di Marcoresponsable du département pneumologie de l'hôpital Jean XXIII de Bergame et Francesco Le FocheImmunologue à l’hôpital Umberto . dénoncent respectivement, une « bombe biologique »Interview dans le Corriere della Sera reprise par l'AFP et un « match-zéro » de l'épidémie en ItalieEntretien au Corriere dello Sport, reprise par l'AFP . Milan et Bergame deviennent ensuite les deux villes les plus impactées. Une semaine plus tard, le match de Ligue des champions qui voit l'Olympique lyonnais accueillir le la Juventus de Turin sera contesté par les maires de Décines et de Meyzieu, voisins du stadeArticle dans Le Point du 2020 . Le docteur Marcel Garrigou-Grandchamp, juriste de la Fédération des médecins de France, demande son report car la Juventus draine en réalité des supporters dans toute l’Italie, y compris en Lombardie. Selon lui, une « explosion » des cas de Covid-19 a touché le Rhône, deux semaines après la rencontre OL JuventusArticle dans Le Dauphiné libéré . « La France n'a pas su tirer les leçons de l'exemple italien », dénonce-t-il"Le foot accélérateur de l’épidémie de Covid-19" article publié le 31 mars 2020, par Marcel GARRIGOU-GRANDCHAMP sur le site de la Fédération des médecins de France .
Généralisation de l'épidémie Vénétie Le vendredi , le premier décès confirmé d'Europe a lieu à Vo'Euganeo, près de Padoue, où un homme de meurt. Il n'y a alors que six cas confirmés au niveau national, qui passent à près de 150 le surlendemain. Les autorités ont soumis à des tests huit ressortissants chinois qui fréquentaient le même bar mais se sont révélés négatifs. Le président de la région Luca Zaia se dit par conséquent « préoccupé » que le patient zéro n'ait pas été trouvé et décide le l'interruption du célèbre Carnaval de Venise, deux jours avant sa fin puis le lendemain un cordon sanitaire total établi par l'armée autour de Vo'Euganeo, .
Lombardie Le « patient 1 » est un cadre d'Unilever de , testé le et travaillant à Casalpusterlengo, où sur 160 sont testés. L'un de ses amis est revenu de Chine en janvier, mais « sur la base des tests effectués, n'a pas développé les anticorps », selon le ministère de la Santé. Une femme de décède le à Codogno, , où beaucoup travaillent à Milan, à . Le lendemain, alors que positifs ont été dépistés dans d’Italie, dont plus en Lombardie, cette région ordonne la fermeture des bars, musées, écoles, suivie par régions du nord du paysCoronavirus en Italie : Des musées aux écoles, le nord ferme tout par Lepetitjournal Milan |le 23/02/2020 à 14 heures 19 .. Les trains de la société privée Trenord ne s'arrêtent plus à Codogno ni dans deux villes voisines. Tout près, à Casalpusterlengo, des files d'attente apparaissent le dimanche devant le supermarché Lidl. La police arrête tous les véhicules circulant entre les villages. « Nous allons rapidement installer un blocus total », déclare à l’AFP un policier, avec des sanctions allant jusqu’à trois mois de réclusion.
Le , il est décidé d'étendre la quarantaine à , dont Vo'Euganeo et dix dans le périmètre de Codogno, pour deux semaines, après pour , dont Lombardie et Vénétie (région de Venise-Padoue)., pour un total de . Le décret-loi est très strict : « Ni l'entrée ni la sortie ne seront autorisées sauf dérogation particulière », annonce le Premier ministre Giuseppe Conte. Le , alors que sont contaminées, pour une centaine de victimes, bond de 20 % en une journée, et que sont arrivés d'Afrique du Sud, le gouvernement ferme tous les établissements scolaires du pays jusqu'à mi-mars. Les plus de de Lombardie sont confinés chez eux et les plus de dans l'ensemble du paysArticle de Olivier Tosseri dans Les Echos le 4 mars 2020 à 11h4..
Le , c'est italiennes et quinze millions d’habitants, dont ceux de Milan, capitale économique du pays, qui sont placés en quarantaine alors que ont été répertoriés en et , portant le total des décès contre France. Le gouvernement italien a décidé l'envoi de en renfort dans ses hôpitaux, pour porter le nombre de lits en soins intensifsDépêche AFP le 08/03/2020 à 01h00.. Lors du confinement dans le Nord, de nombreux Italiens se mettent en protection dans le Sud, y diffusant la maladieOuest-France - Le préoccupant exode du Nord vers le Sud de l’Italie..
Le deux personnes décèdent à Padoue et dans les environs de Crémone, le coronavirus est décelé par la suite et une dizaine de villes sont placées en quarantaine....
Le , sont reconnus positifs, dont en Lombardie..
Le , alors que l'Italie vient de confiner dix villes du nord, la revue Science estime que « le coronavirus semble impossible à arrêter »"« The coronavirus seems unstoppable. What should the world do now ? », Jon Cohen, Kai Kupferschmidt, Science, 25 février 2020 "Savoir et prévoir Première chronologie de l’émergence du Covid-19", par Pascal Marichalar , dans la revue La Vie des idées le 25 mars .
Le , plusieurs matchs de rugby du championnat italien sont annulés ou reprogrammésDépêche AFP et article dans Le Figaro le 25 février 2020 .
Sur les reconnus en Italie au , huit sont mineurs (sept en Lombardie et un en Vénétie) Il Messaggero, article du 26 février 2020.