On va s’gêner ! est une émission de radio diffusée quotidiennement sur Europe 1, en fin d'après-midi, du au et dirigée par Laurent Ruquier, accompagné d’une équipe tournante de chroniqueurs.
Auparavant d'une durée d'une heure trente, l'émission s'est allongée pour durer deux heures (de à la saison 2008-2009). À partir de la saison 2009-2010, l'émission s'est allongée encore d'une demi-heure. Elle était pré-enregistrée du lundi au vendredi de à hormis quelques diffusions en direct.
L'émission était diffusée aussi en Belgique, sur la radio Twizz, avant d'être déprogrammée en 2012.
L'émission s'est arrêtée quand Laurent Ruquier a rejoint RTL pour remplacer Philippe Bouvard à la présentation des Grosses Têtes. Elle a été remplacée par Les Pieds dans le Plat de Cyril Hanouna, qui était diffusée auparavant le matin.
Historique
Première formule
L'émission arrive sur les ondes d'Europe 1 le lundi . Laurent Ruquier se donne pour mission de commenter l'actualité entouré de différents chroniqueurs. Pour la première, Valérie Mairesse, Gérard Miller, Philippe Geluck, Jean-Claude Carrière et Jean-Marie Bigard entourent l'animateur . L'émission devait à l'origine s’appeler Ça l'fait. Mais le nom ayant déjà été déposé par Arthur, Laurent Ruquier a dû trouver un autre nom : On va s'gêner . Le mercredi est à l'origine consacré à l'actualité culturelle. Laurent Ruquier retrouve certains de ses camarades côtoyés dans Rien à cirer qu'il animait de 1991 à 1996 sur France Inter, tels Christophe Alévêque ou Jacques Ramade. Il leur adjoint les services d'intellectuels qui se révèleront d'efficaces humoristes : Philippe Tesson, Isabelle Alonso, Pierre Bénichou, ou encore Claude Sarraute rejoignent l'équipe au début des années 2000. En parallèle, certains chroniqueurs de l'émission sont embauchés pour participer à l'émission télévisée phare que Laurent Ruquier animera de 2000 à 2007 sur France 2, On a tout essayé. En 2002, Jérôme Bellay, président d'Europe 1, accuse On a tout essayé de cannibaliser l'audience de On va s’gêner . Le rendez-vous quotidien rue François reste néanmoins incontournable pour les membres de la bande qui, autour des commentaires sur l'actualité, n'hésitent pas à raconter leurs déboires, leur quotidien et à donner leur avis sur les différents livres, films ou disques à la mode.
L'âge d'or du show, selon Laurent Ruquier lui-même, est atteint en 2001 lorsque pendant plusieurs mois se sont croisés Jean Yanne et Jacques Martin, anciens pensionnaires des Grosses Têtes RTL , l'émission concurrente qui reste la plus forte audience de la radio en France. Au fil des années, les audiences d'On va s'gêner augmentent, mais restent inférieures à celle des Grosses Têtes . En 2000, et alors qu'il avait été remplacé par Christophe Dechavanne, l'icône historique des Grosses Têtes Philippe Bouvard participe lui-même quelques semaines en tant que chroniqueur à l'émission de Ruquier avant de retrouver son fauteuil rue Bayard .
Dès le , et durant quelque temps, les best-of du vendredi sont remplacés par des émissions inédites présentées pour l'occasion par certains chroniqueurshttp://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/bonaldi-s-installe-a-europe-1-16-02-2002-2002823100.php.
En , l'émission a failli s'arrêter, Laurent Ruquier refusant de se «fonctionnariser» et souhaitant se concentrer sur ses activités d'écriture pour le théâtre et pour un nouveau one-man-show qui ne verra finalement jamais le jour . L'animateur se rétractera et l'émission est ainsi reconduite sur la grille d'Europe 1 à la rentrée suivante.
Ruquier attache, depuis les premières heures de l'émission, une importance primordiale aux jeunes humoristes qu'il tente de lancer en les invitant autour de la table : Franck Dubosc, Jean-Luc Lemoine, Mustapha El Atrassi ou Mamane croisent, à leurs débuts, dans le même studio des humoristes confirmés comme Jean-François Dérec, Isabelle Mergault, Jacques Ramade ou Jean-Marie Bigard.
La diversité des activités et des opinions politiques des différents chroniqueurs offre un savoureux mélange des cultures : ainsi, on y retrouve des humoristes (Franck Dubosc, Philippe Geluck…), des comédiens ou réalisateurs (Patrice Leconte, Isabelle Mergault, Michèle Bernier…), des sportifs (Vikash Dhorasoo…), des candidats de télé-réalité (Steevy Boulay, Ève Angeli…), des journalistes (Christine Ockrent, Philippe Tesson, Claude Sarraute…), voire des hommes politiques (Stéphane Pocrain, Roger Karoutchi…).
Le , Laurent Ruquier déclare dans TV Magazine « courir » derrière Patrick Timsit afin que ce dernier rejoigne l'équipe, sans jamais avoir réussi à le convaincre. L'animateur évoque lors du même entretien sa sympathie pour le comédien Ary Abittan .
Deuxième formule
Initialement programmée de 16h30 à 18h, l'émission On va s'gêner est prolongée d'un demi-heure en commençant dorénavant à 16h. Le concept change également puisque les chroniqueurs ne commentent plus simplement l'actualité mais répondent à des questions que leur pose Laurent Ruquier, tirées des différents journaux du jour (Quiz Actu)..
En , il est question d'un nouvel arrêt de l'émission, Laurent Ruquier souhaitant se consacrer à ses activités à la télévision et dans l'écriture pour le théâtre. Proche de rejoindre RTL, il rempile finalement sur Europe 1 après de nombreuses discussions avec le patron de la station, Jean-Pierre Elkabbach, contentant un million d'auditeurs fidèles..
À partir de 2008, Laurent Ruquier fait le choix de recentrer son équipe autour de chroniqueurs quasi quotidiens alors que, jusque-là, la bande tournait régulièrement. Quelques chroniqueurs historiques, Jean-Bernard Hebey, Philippe Vandel, Maureen Dor, Jean-François Dérec ou encore Paul Wermus (qui n'interviendra plus qu'au téléphone), disparaissent ainsi du studio à la rentrée 2008, laissant place à une équipe rajeunie avec Jérémy Michalak, Fabrice Éboué et Titoff. qui sont présents tous les jours. Plus ou moins régulièrement, les chroniqueurs historiques Pierre Bénichou, Christine Bravo, Steevy Boulay, Philippe Geluck, Claude Sarraute et Gérard Miller continuent de participer à l'émission. Les autres (Isabelle Mergault, Isabelle Alonso, Franck Dubosc, Christophe Alévêque, Jean Benguigui, Annie Lemoine…) ne participent plus qu'exceptionnellement. Sur la période 2008/2010, et hormis ceux cités plus haut, Caroline Diament, Jérôme Bonaldi, Philippe Alfonsi, Isabelle Motrot, Michèle Bernier, Arnaud Lemort, Ève Angeli, Danièle Évenou, Philippe Tesson, Vikash Dhorasoo et Charlotte de Turckheim sont les chroniqueurs les plus réguliers.
Le trio quotidien formé par Fabrice Éboué, Titoff et Jérémy Michalak s'impose comme l'une des associations les plus efficaces de l'émission, toutes périodes confondues. Celle-ci contribue ainsi grandement à la réussite de cette nouvelle formule, marquée par une forte hausse de l'audience : au printemps 2009, l'émission enregistre ..
Les nouveaux chroniqueurs comme Fabrice Eboué ont apporté un souffle nouveau au programme et un ton autrement libre et irrévérencieux que celui des Grosses Têtes, toujours programmée sur la même tranche horaire. Hormis les différentes chroniques (voir ci-dessous) et le ton particulier employé, le succès de l'émission se fonde également sur des récurrences qui offrent à l'auditeur un point de repère quotidien comme si celui-ci retrouvait une bande d'amis : le surnom de "Joujou" dont est affublé Jérémy MichalakLe surnom vient d'une question posé par Ruquier en 2008 sur un nain célèbre à la Cour polonaise du , Józef Boruwłaski, surnommé Joujou. En octobre 2010, Laurent Ruquier décide de moderniser le surnom en l'anglicisant : Joujou devient ainsi Toytoy., les références quotidiennes de Fabrice Éboué au criminel Guy Georges, le manque de ponctualité de Titoff jusque début 2010, les assoupissements (et réveils) de Pierre Bénichou, les "Virez Miller!", les critiques littéraires acerbes de Yann Moix, les chansons populaires et génériques de séries télévisées et dessins animés entonnés par Christophe Beaugrand, mais aussi les anecdotes que Claude Sarraute répète à chaque émission, ou la présence dans le public de l'émission de la fidèle auditrice Danièle.
À la rentrée 2009, l'émission est prolongée d'une demi-heure, étant alors diffusée de 16h à 18h30. Lors de la dernière demi-heure, les chroniqueurs doivent découvrir l'invité mystère en lui posant des questions (la loge d'honneur est inaugurée par l'écrivain et réalisateur Samuel Benchetrit). Cette prolongation permet à l'émission de gagner de nouveaux auditeurs .
À la rentrée 2010, l'émission change d'horaire, étant dorénavant proposée de 15 h 30 à 18h. Ce changement s'explique par le fait que Laurent Ruquier présente dorénavant une émission sur France 2 de 18 h à 19 h (On n'demande qu'à en rire). En , l'émission retrouve son créneau précédent (16 h à 18 h 30) à la suite de la déprogrammation d'On n'demande qu'à en rire.
Le , Europe 1 confirme les rumeurs selon lesquelles Laurent Ruquier quitterait la station à la fin de la saison en cours. Dès le lendemain, au micro de la matinale de RTL, le président de cette dernière Christopher Baldelli annonce que l'animateur d'On va s'gêner remplacera Philippe Bouvard à la présentation des Grosses Têtes dès . Lors du même entretien, Christopher Baldelli indique que la nouvelle mouture du programme phare de sa station devrait réunir d'anciens sociétaires de Philippe Bouvard et quelques chroniqueurs attachés à Laurent Ruquier. Le transfert de l'animateur est une surprise pour les auditeurs des deux émissions : celui-ci intervient alors que les audiences d'On va s'gêner sont au beau fixe, et dans un contexte où la concurrence frontale entre les deux programmes était particulièrement segmentante. Ainsi, de nombreux auditeurs de RTL font rapidement part de leur hostilité à ce changement inattendu, tandis que les fidèles d'Europe 1 restent en partie perplexes face à ce choix.. Selon Le Figaro, Laurent Ruquier aurait notamment mal vécu le fait que rien ne soit organisé au sein d'Europe 1 pour célébrer les 15 ans de son émission emblématique..
Saisons 2009/2014 : déroulement et chroniqueurs
Organisation de l'émission
Les chroniqueurs réguliers ont une place attribuée autour de la table triangulaire. Pour la saison 2008 / 2009, Laurent Ruquier se situe à la base avec, à sa gauche, Fabrice Éboué et à sa droite, Titoff. À la pointe se trouvent généralement Jérémy Michalak sur la gauche et Pierre Bénichou sur la droite. Enfin, Christine Bravo prend place au centre entre Jérémy Michalak et Fabrice Éboué. En face d'elle se trouve le dernier chroniqueur présent, par exemple Claude Sarraute, Michèle Bernier ou Gérard Miller qui remplissent également les sièges des intervenants précédemment cités s'ils sont absents.
Par la suite, et alors que l'équipe tourne à nouveau régulièrement, certains chroniqueurs gardent leurs habitudes. Ainsi, Olivier de Kersauson se voit attribuer prioritairement le siège précédemment destiné à Jérémy Michalak. Lorsqu'ils sont présents, Fabrice Éboué, Titoff, Pierre Bénichou, Christine Bravo et Claude Sarraute conservent leur fauteuil attitré, les autres s'installant ensuite selon les places laissées libres. Chacun conserve toutefois des préférences lorsque ceux cités précédemment sont absents, Yann Moix privilégiant ainsi en priorité le fauteuil d'Olivier de Kersauson, Isabelle Motrot celui de Claude Sarraute ou encore Guy Carlier celui de Fabrice Éboué.