Hélène Caboche, dite Sée, née Wolf le à Mulhouse. et morte le à Paris ., est une journaliste française.

Elle est considérée comme la première femme journaliste politique française.Ses actes de mariage et de décès la mentionnent néanmoins comme « sans profession »..

Biographie Fille d’un marchand de vin mulhousien, elle est, sous le nom de jeune fille de sa mère, Henriette Sée, rédactrice parlementaire pour le quotidien entièrement conçu et dirigé par des femmes., La Fronde., sous la direction de Marguerite Durand et Séverine.. Soucieuse s’assurer à son quotidien la parité avec ses homologues dans l’accès aux sources d’information, Durand, pour qui la politique est aussi l’affaire des femmes, a fait cesser l’usage interdisant aux femmes de pénétrer dans l’enceinte du palais Bourbon. Cette avancée lui a permis de rencontrer les députés dans le « salon de la Paix » de la Chambre et d’être la première femme à intégrer les rangs de la presse parlementaire..

Première femme à pouvoir assister aux débats parlementaires., elle rend compte régulièrement des travaux des députés, pour la Fronde, ce qui lui a parfois valu d’être dénigrée par ses confrères. Elle recevra néanmoins les palmes académiques en 1899., puis la rosette d’officier de l’Instruction publique, par approbation unanime, en 1904.. Pendant l’affaire Dreyfus, elle est, comme sa rédaction, dreyfusarde., et lutte en faveur la révision du procès.. Elle sera également du « banquet de la liberté de la presse », donné à l’hôtel Continental pour fêter l’acquittement d’Urbain Gohier, poursuivi pour son pamphlet antimilitariste l’Armée contre la Nation..

La Fonde disparue, en 1905, elle continue ses activités au quotidien de gauche anticlérical L'Action. et au Rappel, média radical-républicain d’Henry Bérenger et Victor Charbonnel, où officie son frère Lucien Wolf.. À ce titre, elle fait partie de la délégation des journalistes français accompagnant le président Loubet en visite d’État à Rome en 1904..

À la mort, en , de son frère, directeur de la Tribune parlementaire., à laquelle collaboraient, entre autres, Lazare Weiller, Henri Michel, Gustave Rouanet, Georges Reynald, Lucien Cornet, Paul Degouy, Charles Bomard., elle en reprend la direction..

Ayant épousé le , le à Paris , elle s’est éteinte au domicile conjugal. Elle avait été, avec Marguerite Durand, au nombre des deux premières femmes à être admises, le , dans l’Association des journalistes républicains..

Publications partielles . . .

Distinctions Officière d’académie, 1899. Officière de l’Instruction publique, 1904.

Notes et références Notes

Références

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