La sonate 49 (7/301) en ut majeur est une œuvre pour clavier du compositeur italien Domenico Scarlatti.
Présentation
La sonate 49, en ut majeur, est notée Presto. Scarlatti ménage plusieurs interruptions du discours au moyen de points d'orgue que précèdent des formules cadentielles, soit mineures, soit majeures. Ce procédé ne sera utilisé que postérieurement dans les sonates. Dans la seconde section, la force dramatique est renforcée par une longue gamme rapide qui dégringole sur près de quatre octaves ().
Isolée dans le manuscrit de Venise, la sonate est associée avec la K. 139, dans le relatif d’ut mineur, qui la suit dans le manuscrit de Parme. La 49 termine sa première section à la dominante et commence la seconde moitié dans la même tonalité, reliant fortement les deux parties (comme cela se produit dans quatre autres sonates du volume III à Parme : (K. 55), (K. 43), (K. 47) et (K. 100), suggérant une élision possible de la toute fin de la première section pour assurer une transition en douceur vers la seconde. Cela pourrait également être valable pour les , et (K. 57) du recueil parmesan.
Pestelli considère cette sonate 49, très développée, très proche de Haydn et Mozart dans le style de nombreuses autres sonates que Kirkpatrick considère comme des œuvres ultérieures. D'autre part, il suggère que la deuxième sonate ( 139), avec ses crescendos et accents chromatiques, s'approche de l'esprit Beethoven.
Manuscrits et édition Le manuscrit principal est le numéro 7 du volume XIV (Ms. 9770) de Venise (1742), copié pour Maria Barbara et une autre copie figure dans le volume II 12 (Ms. 9773), copié dix ans plus tard ; l'autre est Parme III 5 (Ms. A. G. 31408). Une copie de 1752 est à Londres, manuscrit Worgan, Add. Ms. 31553 () ; deux copies figurent à Saragosse source 2 (B-2 Ms. 31) , 9v-11r et source 3 (B-2 Ms. 32) , 87v-89r. La première édition est réalisée à Paris en 1751, par Boivin, du troisième recueil (précédée et suivi par deux sonates apocryphes).
Interprètes La sonate 49 est défendue au piano, notamment par Hae Won Chang (Naxos, vol. 1) Carlo Grante (2009, Music & Arts, vol. 2) ; au clavecin par Zuzana Růžičková (1965 et 1976, Supraphon), Rafael Puyana (1984, Harmonia Mundi), Scott Ross (1985, Erato)., Francesco Cera (2000, Tactus, vol. 1), Ottavio Dantone (2000, Stradivarius, vol. 4), Pieter-Jan Belder (2001, Brilliant Classics, vol. 2), Richard Lester (2001 et 2005, Nimbus, vol. 1 et 6) et Stefano Innocenti (2013, Brilliant Classics). Aline Zylberajch (2003, Ambronay) l'interprète au piano-forte. L'ensemble de cuivres Empire Brass (1990, Telarc).
Notes et références
Sources
Liens externes
49 Catégorie:Œuvre en do majeur Catégorie:Œuvre musicale composée en 1739