L'Institut des Sacrés-Cœurs est une école à Waterloo en Belgique, fondée en 1865 par trois sœurs : Sœur Philomène, Mère Marie-Joséphine et Sœur Rosalie.

Histoire Les débuts de l'Institut À la demande de l'abbé Ulens, en 1863, arrivent à Waterloo trois religieuses d'Alsemberg : Sœur Philomène (Eloïse Desmet), Mère Marie-Joséphine (Catherine Van Hees) et Sœur Rosalie (Jeannette Van Caneghem) qui furent les 3 piliers de l'éducation et de l'enseignement à Waterloo.

En 1865, les Sœurs de Saint Cœurs de Marie rachètent le bâtiment Mouchet. Elles y installent leur couvent, un internat et une école primaire gratuite pour les filles. Une école communale pour les garçons existait déjà depuis 1841 (dans les bâtiments de l'ancienne académie de musique, chaussée de Bruxelles).

Dans le dernier quart du , l'école s'agrandit et certains documents affirment que des subventions américaines furent allouées dès 1915, selon le souhait du Président Hoover, destinées à apporter un soutien à la Belgique, en guerre. Le pensionnat est alors des plus prisés. Les religieuses avaient inscrit sur la façade de l’école "Boarding for young ladies". Ce qui est certain, c'est qu'en 1921, le bâtiment le long de l'église qui avait été érigé en 1875, fut démoli et reconstruit en un rez-de-chaussée et un premier étage attribué à l'école primaire et à une section couture/ménage faiblement subventionnées par le Ministère de l'Industrie. En effet, grâce à la loi sur l'instruction obligatoire votée en 1914 mais qui, évidemment, ne produira ses effets qu'au terme de la grande guerre, les inscriptions affluent.

Le bâtiment nouvellement construit abrite dix classes.

Sœur Julie dont parle Yves Vander Cruysen « cette religieuse pas très grande de taille, dotée d'une imagination débordante, d'une main habile, d'une popularité rare... Qui ne se souvient parmi les anciens de son petit bocage de classe, de sa passion pour les fleurs, du petit belge que tous les jeudis elle distribuait, de son engouement pour la gestion de l'église et pour la fancy-fair dont la première édition portera son nom ? »

En 1926, un nouveau dortoir est construit au-dessus de l'ancien réfectoire.

Pendant la guerre 40-45 En sous-main, les communautés religieuses ont été encouragées par l'épiscopat à fournir un abri aux Juifs. Les enfants sont placés comme élèves dans les établissements catholiques. Les adultes se transforment en domestiques, jardiniers, cuisinières ou même pseudo-religieux. De nombreuses institutions du Brabant Wallon ont pratiqué le sauvetage des Juifs de façon presque permanente. À l'instar de l'Institut du Saint-Cœur de Marie à La Hulpe (il s'agit des Sœurs d'Alsemberg qui ont émigré à La Hulpe en 1863), les religieuses de l'Institut du Saint Cœur de Marie à Waterloo ont, elles aussi, abrité des enfants juifs pendant cette sombre période.

Après la guerre En 1948, deux ans après la fusion des congrégations des Sœurs du Saint Cœur de Marie de Waterloo et celles du Sacré-Cœur de Jésus de Virginal, Sœur Anne Lemoine fait aménager la grange de la ferme pour y abriter une salle de gymnastique.

Un an plus tard, Sœur Jeanne, venue de Virginal, prend la tête des sections primaire et maternelle. Yves Vander Cruysen écrit dans son livre : « Avec un dévouement inlassable, un amour des enfants inédit, elle conduira l'école pendant plus de 35 ans, portant les quelque 103 élèves et 5 enseignants de ses débuts à près de 600 enfants et 30 institutrices lors de sa mise à la retraite. »

Elle était remarquablement aidée par sœur Marie Léonie, qui fut aussi, une grande figure : son dévouement sans limite contribua non seulement à la qualité de l'accueil des petits mais elle fut de tous les instants la cheville ouvrière de la section maternelleRevue d'histoire religieuse du Brabant wallon 1991, tome 5, fascicule 1, ..

En 1963, la population de Waterloo s'étoffe et le besoin de créer un second pôle maternel et primaire se fait sentir pour répondre à la demande de jeunes parents récemment installés dans la commune. Le bâtiment érigé en 1921 est prolongé et surélevé le long de l'église. Mais l'abbé Mercier, qui fut le premier Président du Pouvoir Organisateur de l'école dès 1958, se lance le défi dès 1961, dans l'implantation d'une école maternelle et primaire au nord de Waterloo : le Clos qui sera opérationnel dès 1963. D'abord, à l'avenue des Petits Champs puis quelques mois plus tard, dans une ancienne ferme, au 104, Chaussée de Bruxelles.

En 1982, Sœur Renée Vanderhaegen cède la fonction de direction secondaire à Roger Libert, premier directeur laïc.

En 1993, l'établissement reprend l'école paroissiale St-Joseph qui prend le nom de « l'Envol » et se spécialise dans l'accueil des enfants de langue étrangère et met tout en œuvre pour leur faciliter l’apprentissage du français.

Des options en Techniques de Qualification sont ouvertes : Bureautique/Langues modernes ; Comptabilité et Gestion.

Il est créé assez vite une nouvelle option : au degré "Technique sociale et d'animation" débouchant au degré sur une section de technique de qualification "Agent en éducation".

À la suite d'un référendum organisé au sein de l'école, le directeur décide de réinstaurer l'uniforme aux premières années du secondaire.

En 2006, un échange de bâtiments va s'opérer entre les écoles primaire et secondaire. Les bâtiments occupés autrefois par l'école St-Joseph se remplissent petit à petit d'élèves du 1er degré du secondaire.

Projets Projet pédagogique de l'établissement Les actions définies comme prioritaires par et pour la communauté éducative s'inscrivent dans le cadre du "décret Missions" du et en cohérence avec l'inspiration du projet éducatif du réseau, "Missions de l'école chrétienne". Etant bien entendu que la réalisation de ce projet d'établissement est une œuvre collective qui nécessite la collaboration de tous les partenaires de l'établissement.

La spécificité de l'institut est d’être une école à caractère humain, proche de chacun des élèves.

Opérations fédératrices Opération "Thermos" qui permit, grâce au professeur de religion Madame Wellens et la collaboration de Monsieur Oldenhove, à de nombreux élèves d'être confrontés au drame des sans-abri. À cette époque, des litres de soupe et des kilos de pâtes furent distribués dans les couloirs de la gare centrale.

Une autre opération populaire en appelé "sacrée cure d'air pur aux Sacrés-Cœurs", les actuelles sous-Directrices, Mesdames Léger (Dacquin) et Houdé, alors encore toutes deux enseignantes, déambulant dans les couloirs de l'école, déguisées en cigarettes géantes et allant jusque dans les toilettes traquer les fumeurs et leur offrir des friandises en échange de leur paquet de clopes. Pour toucher les 600 élèves de 12 à 18 ans, les professeurs ont mis le paquet : cigarette géante affichant ses composants à l'entrée de l'école, projection du film "Requiem for a dream" sur les dépendances, promenade-cure d'air pur, information médicales avec la "Fondation belge contre le cancer", mais aussi une information judiciaire donnée par les policiers de terrain de Waterloo. Les élèves ont notamment pu voir de près une plante de cannabis et différentes substances illicites, apportées par l'inspecteur principal Alain Bouzkik. Ils ont aussi assisté au travail du maître chien Nathalie Laermans, accompagnée d'Attila, berger malinois, dressée pour patrouiller dans la cité du lion et pour rechercher les stupéfiants. Quant aux inspecteurs Thierry Harzé et Fabrice Vanderest, ils ont expliqué leur travail, le premier dans le secteur de la jeunesse, l'autre dans les stupéfiants. Cette semaine-là, les murs affichaient moult slogans (Si tu prends conscience de l’existence de tes poumons, c'est qu'ils sont déjà malades. Je fume, tu fumes... nous fûmes. Arrêter de fumer est ce qu'il y a de plus facile au monde et je sais de quoi je parle : je l'ai fais des centaines de fois...), tous les professeurs arboraient le T-Shirt bleu au logo de l'opération et chacun veilla à intégrer un sujet lié à la lutte anti-tabac dans ses cours. C'est à cette époque que le gros cendrier orange a été placé à l'entrée de l'école permettant depuis lors sur la place Albert 1er de nombreux échanges informels entre collègues ou entre professeurs et élèves.

D'autres projets à grande échelle virent le jour : les petits déjeuners OXFAM, la semaine du bien-manger, les journées sportives, les semaines de la solidarité. Options L'option "Travaux de bureau" : l'option fait la renommée de l'Institut. Aujourd'hui la section s'appelle "Auxiliaire d'Administration et d'Accueil" ou simplement AAA. L'Institut crée l'option dans les années 1960, elle ne comptait que 4 années (cycle court). Après la année, les élèves prenaient leur envol vers l'univers du travail. Les professeurs et les élèves réinventèrent les voyages scolaires. Mais pour financer les projets, il fallait des "rentrées". Ils se lancèrent vers le commerce intérieur (à l'intérieur de l'Institut). Le plagiat des voyages et activités par les autres options existantes au sein de l'Institut ne se fit pas attendre. Dans les années 70, le cycle court devient long (6 années). La formation fut complétée par la mise en place d'un système d'études en alternance, les élèves partageaient leurs semaines scolaires entre trois jours de cours théoriques et deux jours de stages dans les bureaux. Ces stages permirent aux étudiantes d'augmenter davantage leurs chances de trouver un emploi rapidement. Entre-temps, l'Institut avait introduit la mixité. D'abord timidement, mais ensuite de façon étonnante, la "gent" masculine vint étoffer les rangs. Dans les années 1980, une année vint s'ajouter aux 6 années précédentes. La année permet d'obtenir le CESS (Certificat d'Enseignement Secondaire Supérieure) afin de poursuivre des études supérieuresTexte écrit dans le cadre du Yearbook 97-98..

Techniques de Qualification : Bureautique/Langues modernes ; Comptabilité et Gestion.

En 2006/2007, Monsieur Dekelver crée une nouvelle option : au degré "Technique sociale et d'animation" débouchant au degré sur une section de technique de qualification "Agent en éducation". Au terme de leurs études, les élèves de cette option travailleront dans le domaine de l'aide à la jeunesse, aux personnes handicapées et aux personnes âgées. Tout au long de leurs cursus, les futurs éducateurs rencontrent les acteurs clés avec lesquels ils collaboreront étroitement dans leur métier. Qu'il s'agisse de professionnels de l'éducation qui viennent partager avec eux leurs expériences de terrain ou de personnes ressources qui viennent leur parler de leurs parcours de vie. Un partenariat avec la Résidence "Le Parc de la Cense" situé à Waterloo, rythme l'année scolaire. Références

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